Éditions David

  • La publication, il y a cinq ans, des « caricatures » de Mahomet aura enflammé les esprits et rendu plus délicat le travail des dessinateurs de presse. La controverse a trouvé un écho au Québec avec l'adoption du code de conduite à Hérouxville et alimenté le débat sur les accommodements raisonnables. Heureusement, d'autres sujets ont également inspiré le caricaturiste du quotidien Le Droit.

    Préface de Plantu

  • Par une éclosion d'images audacieuses, la poète nous entraîne dans sa roseraie secrète où, sous le couvert de trente-trois masques, la rose revêt des visages surprenants, émouvants, contemplatifs.
    Ne sont-elles pas nos miroirs, ces fleurs qui, d'instinct, transfigurent la noirceur et s'élancent vers la lumière ?

    «j'ai des épines d'encre
    dit-elle
    et mon abîme nourricier
    est une roseraie de blessures
    de plantes-ruines
    aux yeux rougis
    aux fleurs sans masque
    ni défense»

    Des oeuvres de l'auteure accompagnent les poèmes.

  • Comment écrire les lieux de confins que sont tout à la fois la campagne, la forêt, la petite ville et le Nord ? Cette question se pose avec d'autant plus d'acuité que l'entrée de la littérature québécoise dans la modernité a été fortement associée à la ville, alors que les régions étaient identifiées à un héritage littéraire et idéologique passéiste. À travers l'étude des oeuvres de Pierre Morency, de Pierre Nepveu et de Louis Hamelin, cet ouvrage montre comment la subjectivité élabore une attitude réflexive propice à l'écriture et qui permet de reconsidérer la place qu'occupent les espaces marginaux dans l'imaginaire contemporain.

  • « La lecture de ce beau recueil de haïkus québécois, où se côtoient l'univers et l'intime, donne au lecteur la mesure de ce temps poétique qui n'a qu'une réalité, celle d'une conjonction entre intensité et immédiateté, car il y a parité absolue entre ce qui est réel et l'instant présent. »
    Préface d'Alain Kervern

    Neuf auteurs de la Côte-Nord empruntent la voie du haïku avec des sujets qui leur tiennent à coeur ou qui rejoignent leurs préoccupations. Alors que certains parlent des beautés de la nature, des secrets de la faune et de la vie paisible au chalet, d'autres évoquent des petits moments qui se passent au fil des jours, dans l'ici et l'ailleurs. Finalement, d'aucuns révèlent ce que perçoivent les sens, partagent la réalisation du rêve d'un voyage au Japon ou abordent l'inéluctable.

    Textes de Gilbert Banville, Hélène Bouchard, Odette Boulanger, Thérèse Bourdages, Claire Du Sablon, Christine Gilliet, Carmen Leblanc, Monique Lévesque et Claude Rodrigue.

  • Humaine vagabonde, la poète se remet en route et parcourt physiquement le territoire, cherchant à s'approprier un nouvel espace. Son but : habiter son corps et marcher pour s'imprégner de vie, franchir les murs, la distance, aller vers l'autre et goûter à quelques rares instants de durée.

    «J'ai une pauvre mémoire. Il me fallait un grand manque pour
    mettre en lumière ce que j'ai. Et du gravier sur les trottoirs glacés
    pour empêcher de tomber. Comment dire le nom de la force.
    Celle qui met en marche et permet d'être
    parmi le monde

    oeil
    aux aguets

    main
    sans cadenas»

    « ... j'envie les poètes comme vous, qui savent regarder le monde à travers leurs cils, transformer le quotidien en images indélébiles... » (Antonine Maillet)

  • La littérature franco-ontarienne est un phénomène qui date des années 1970 et dont nous ne pouvons retracer les origines au-delà de sa naissance. Certes, elle partage le même tronc que les autres littératures francophones du Canada mais, contrairement à la littérature québécoise, elle n'est pas l'héritière de l'institution littéraire canadienne-française.

    Complétant la typologie institutionnelle de François Paré, qui oppose les petites aux grandes littératures, Gaston Tremblay propose ici une troisième catégorie, les littératures du vacuum, lesquelles existent dans un vide social, là où certains champs du pouvoir sont atrophiés, voire inexistants. Tout y est en chantier, tout y est liberté, tout y est à faire. Les limites de l'exiguïté sont en ces lieux remplacées par l'infini de l'espace à conquérir.

  • Entre les souvenirs et l'attente, Lucie Chéné impose sa présence au monde à travers la mer, mais aussi le vent, la forêt, le jardin et la pierre. Sans aucun déguisement, elle parle de l'enfance, de l'amour, du bonheur et de l'éternité, une existence remplie de désirs et d'illusions que freine parfois le destin.

    «L'innocence traque nos visages
    les oiseaux les arbres
    insister sur les ombres
    avant la mort des paysages
    illusions nouvelles
    le bruit de la chair
    s'engouffre en nous
    la mer sur les lèvres
    lumière et solitude
    l'enfance de l'éternité»

    Dans ce recueil qui s'apparente à un carnet de notes, les mots vont et viennent comme le roulement des vagues, faisant découvrir un univers à la fois réel et fantastique qui devient source d'équilibre.

  • Sept-Îles se loge dans ce vaste espace que dessine la Côte-Nord, entre mer et forêt.
    Un lieu où la respiration s'élargit en même temps que le paysage. Un lieu où les expressions «à perte de vue» et «à couper le souffle» sont coutumières. Un lieu d'échanges et de métissage entre cultures. Un lieu où cohabitent nature sauvage et grandes industries.
    Sept femmes du Groupe Haïku Sept-Îles ont choisi de faire connaître ce milieu unique, à travers de petits poèmes d'inspiration japonaise.

    une mer d'huile
    les îles en lévitation
    ce matin

    entrée d'hémérocalles
    et potage de pissenlits
    s'inviter au Jardin

    Textes de Micheline Beaudoin, Hélène Bouchard, Marthe Boudreault, Odette Boulanger, Thérèse Bourdages, Diane Cyr et Ginette Simard.

  • «Les mots qui vont surgir savent de nous
    des choses que nous ignorons d'eux.»

    S'inspirant de ces vers du poète René Char, Christian Milat aborde un thème peu exploité en poésie, soit la connaissance, celle de soi, de ceux qui nous entourent, de notre cadre de vie ainsi que celle de l'humanité. Pour lui, cette connaissance passe nécessairement par les mots et les multiples sens qu'ils évoquent.

    «si je connaissais les mots pour le dire
    médusé et ravi
    je sentirais tout à coup sourdre de mes doigts poreux
    un à un
    encore tout embués de rosée
    des pétales de sages embryons»

    Sous une forme maîtrisée et en apparence classique, les poèmes de ce recueil nous invitent à réfléchir sur le rapport entre le langage et la condition humaine.

  • «vingt et une heures trente
    la mère
    bordée par la fille»

    Un monde en suspens. Ce monde qui s'arrête net un jour de février. Puis le corridor étrange qui suit la perte. Tant de petits signes d'immortalité imprégnés dans le quotidien. Ces objets vivants qu'on soupèse, dont on hume le parfum.

    «J'écris dans ton cahier turquoise. Celui que je t'avais offert pour Noël. Sachant qu'il te restait peu de temps pour t'en servir. Qu'il me restait peu de temps pour être ta fille. J'écris ce qui se voit. Ce qui ne se voit pas. La présence. L'absence. Ce qui se dit entre nous, pour te garder. Ce qui parle de toi, tout bas, lorsqu'on se tait pour t'aimer encore.

    sur la commode
    tes lunettes
    sans ton regard»

    Joanne Morency conjugue ici la prose poétique et le haïku dans cette forme si particulière qu'offre le haïbun.
    « Un texte très personnel, écrit tout en finesse et en retenue ». Prix du récit Radio-Canada 2014.

  • Être mère, c'est revisiter sa propre enfance. Le fils quitte la maison, la mère devient tout à coup orpheline. Les jours sont interrompus et le temps est suspendu. La parole agitée, celle du quotidien, laisse place à une parole apaisante qui permet de percevoir le monde autrement.

    «une mappemonde
    dans tes souliers
    tu pars
    sans presque rien emporter
    de l'enfance
    qui fut la nôtre»

    Ode à la maternité, ce recueil constitue une véritable quête où l'absence magnifie la réalité.

  • Les haïkus témoignent de la rumeur des choses, des beautés qui, mine de rien, sourient au monde et lancent des clins d'oeil à celui qui s'y attarde. Ce recueil est un écho aux vibrations sonores et visuelles du jour et de la nuit, un arrêt sur le présent insaisissable.

    sans paroles
    bruissement d'ailes
    derrière mon épaule

    un billet replié
    à côté de la cafetière
    amour timide

  • Sans pitié offre un vibrant portrait des réalités quotidiennes d'un Autochtone vivant au Canada. Ce recueil traite de métissage, de culture et de souveraineté, des sujets qui sont toujours d'actualité et toujours marqués du sceau des préjugés, de l'oppression et de l'injustice. Dans une langue directe et incisive, le poète les dénonce avec force et sensibilité.

    Quand tu es un Indien au Canada
    tu sais que les policiers ne conduisent pas toujours si lentement
    à Port Arthur ou Tuxedo
    tu sais que tu es une commodité pour touristes
    et une proie facile pour l'Aide à l'enfance
    tes sens sont toujours affilés comme un rasoir
    fébrilement à l'affût
    de la société
    et ceci raccourcit notre vie
    et la rend précieuse

    Poèmes de guerre et de paix, poèmes de protestation et de résistance, poèmes de mémoire et d'espoir, ces mots d'une des voix autochtones les plus fortes de son époque nous tendent la main.

  • Des débuts sereins sur l'esplanade sablonneuse d'une marina à l'égarement présent, beaucoup plus solitaire, dans son édifice de béton qui la supporte mal, la poète d'En cale sèche s'interroge sur sa propre dérive et sur celle du monde qui l'entoure.
    Ce recueil met en mot ce qui l'enrage et ce qui l'émeut, ce qui la touche et ce qui l'excite.

    sur les rives de l'Outaouais
    avec chaque saison nouvelle l'étau
    se resserrait doucereusement

    chacune à dix-neuf ans
    nous sommes parties

    il est routinier ici de déplacer
    d'égarer son futur

    Explorer les origines, observer les « risques d'échouement », apprivoiser l'arrivée à l'âge adulte, voilà ce qu'entreprend avec brio cette nouvelle voix en poésie.

  • Dans Recoudre la lumière, la poète fait vivre la mémoire d'une Lettonie qui respire en elle, le pays de ses origines qu'elle désire retrouver d'abord, puis se réapproprier par l'écriture. Inspirée par la poésie de ses ancêtres, elle fait entendre l'histoire de son peuple en évoquant des lieux, en datant des événements, en décrivant l'horreur de la guerre et des camps, l'envahissement par l'URSS, mais surtout elle prend à témoin l'histoire de son grand-père qui a réussi à émigrer au Canada.

    À la fin du recueil, elle s'écrie « Je rentre à la maison » après cette longue traversée qui a lui a permis de ressouder les traits épars de son existence.

    Un recueil d'une grande beauté, à l'image de la mer Baltique, où s'affirment la nostalgie de l'exil et le désir d'un royaume à reconquérir.

  • À 90 ans, Gabrielle Berlatier se rappelle comment, le 20 février 1888, de sa fenêtre de l'Hôtel Carrel d'Arles, elle a vu un homme habillé à la bohémienne se pointer à la porte. Gabrielle, qui a alors quinze ans, fait le ménage dans cet établissement où Vincent Van Gogh vient de débarquer. Elle se lie vite d'amitié avec le peintre, fascinée qu'elle est par ses toiles, ses couleurs, ses tournesols et ses portraits.
    Bientôt, Vincent connaîtra toutes sortes de déboires financiers et personnels. Objet de moquerie des gens du quartier, il lutte tant que bien que mal contre sa propre déchéance, sous l'oeil inquiet mais affectueux de sa jeune amie. Dans un moment de boisson et de folie, il se tranche l'oreille et la remet à Gabrielle. Aujourd'hui, elle lui rend ce témoignage à travers ses mémoires.
    Après La bonne de Chagall, Karen Olsen réitère sa fascination pour la vie des grands artistes en relatant la dernière année de vie de Vincent Van Gogh à Arles. La jeune fille à qui elle donne la parole pourrait être le sujet de la célèbre peinture, La Mousmé.

  • Dans cette oeuvre de maturité, Michel Thérien s'interroge sur la poésie, ce qui la fait émerger, ce qui la nourrit et ce qui l'habite. Suivant son désir constant d'être et de se renouveler, la poésie traverse le temps et l'espace, prend corps et accoste sur les berges d'une nouvelle destinée.

    Ici
    le poème est au présent
    de ce que nous sommes
    il enfante toujours
    dans la précarité de naître
    où l'acte d'écrire est un cri
    à sa survivance

    Des vallées nous traversent témoigne d'un retour à une parole identitaire où le poète nous conduit à l'essence même de sa poésie.

  • Dans les littératures francophones du Canada, l'espace - que ce soit la ville, la campagne, la banlieue, la forêt, le Nord - a été depuis longtemps étudié et le temps a lui aussi récemment été traité. En revanche, alors que les travaux de Mikhaïl Bakthine montrent combien l'espace et le temps sont interdépendants, les rapports que les dimensions spatiale et temporelle entretiennent entre elles restent négligés. Les études réunies dans ce collectif visent à combler cette lacune en analysant la représentation de l'espace-temps dans les littératures périphériques du Canada, c'est-à-dire au sein d'oeuvres franco-canadiennes qui sont spatialement minoritaires, mais qui répondent aussi, y compris au Québec, à des pratiques d'écriture plus marginales, comme c'est le cas de la science-fiction ainsi que des littératures lesbienne et autochtone.

    Ce volume comporte les contributions suivantes :
    Sophie Beaulé (Université Saint Mary's)
    Ariane Brun Del Re (Université d'Ottawa)
    Tara Collington (Université de Waterloo)
    Julien Defraeye (Université de Waterloo)
    Isabelle Kirouac-Massicotte (Université de Moncton)
    Zishad Lak (Université d'Ottawa)
    Élise Lepage (Université de Waterloo)
    Mariève Maréchale (Université d'Ottawa)
    Martine Noël (Université d'Ottawa)
    François Paré (Université de Waterloo)
    Mathieu Simard (Université d'Ottawa)

  • « Michel Pleau raconte que la mort de son père, survenue alors qu'il n'avait que douze ans, a été l'événement le plus marquant de sa vie. Après ce décès, une ombre immense a recouvert la terre. L'enfant Pleau ne possédait pas les moyens pour lutter contre ce phénomène. Il ne disposait que des lettres de l'alphabet auxquelles, petit à petit, il accorda une sorte de pouvoir magique.» Pierre Chatillon

    par-dessus ton épaule
    la lumière n'avait aucun défaut

    j'aurai tout fait pour m'approcher
    de ta voix
    trouver refuge dans une parole
    qui s'élèverait avec la mienne

    Un recueil intimiste, rempli de nostalgie et d'espoir, qui ponctue vingt-cinq ans d'une vie consacrée à la poésie.

  • Rosanna Deerchild se fait ici l'écho de sa mère, qui a vécu neuf ans d'enfer dans les pensionnats autochtones du Manitoba. Elle y a subi de la maltraitance, des humiliations de toutes sortes, de la honte, des sévices physiques au point où même les Blancs, qui ne connaissaient rien de sa réalité, ne la croyaient pas. Après cinquante ans, l'auteure aide sa mama à briser enfin le silence.

    maintenant
    j'ai presque soixante-dix ans

    et tu veux que je
    partage mon histoire
    ok d'abord
    la voici
    ici dans ce qui n'est pas écrit
    ici dans les lignes brisées
    de mon corps qui ne pourra jamais oublier

    Dans une langue coup de poing, simple, directe, et sans fioritures, Rosanna Deerchild nous rappelle ces pages de l'histoire récente des Autochtones qu'on préférerait certainement oublier.

  • Altérations des frontières, frontières des altérations offre de superbes analyses des écritures francophones du Canada qui établissent un dialogue entre les aspects géographiques, identitaires et psychologiques des frontières. Le volume met en lumière les lignes de démarcation comme des espaces paradoxaux où les hétérologies du devenir bousculent leurs limites. Les auteurs étudient la plurivalence et la malléabilité des formes frontalières qui ouvrent sur des possibilités nouvelles ou qui confinent la mobilité dans les limites, en apparence imperméables, du même. Qu'elles se penchent sur l'oeuvre de migrants transfrontaliers comme Marguerite Andersen ou qu'elles traversent, dans des perspectives comparatistes, les frontières intérieures et extérieures de la francophonie canadienne, ces explorations d'écritures provenant de l'Ontario, du Québec, du Manitoba et de l'Acadie montrent les frontières comme des défis dynamiques et paradoxaux qui attirent l'attention sur les lignes de faille de notre époque.
    Winfried Siemerling
    Professeur au Département d'English Language and Literature à l'Université de Waterloo et auteur de Discoveries of the Other (1994), de Récits nord-américains d'émergence (2010) et de The Black Atlantic Reconsidered (2015).

    Ce volume comporte les contributions suivantes :
    Frédérique Arroyas, University of Guelph
    Emir Delic, Université Sainte-Anne
    Julie Delorme, Université d'Ottawa
    Isabelle Kirouac Massicotte, Université de Moncton
    Claudia Labrosse, Collège militaire royal du Canada
    Dominique Laporte, Université du Manitoba
    Mathieu Simard, Université d'Ottawa
    Patrick St-Amand, Queen's University
    Julie Tennier, Lakehead University
    Jimmy Thibeault, Université Sainte-Anne

  • Ce recueil témoigne d'un renouement avec les sources, d'un mariage entre la terre et la forêt, entre des gorges et du lait, puisant sa poésie au terroir de ses origines.Inspiré de ses premiers lieux de vie et de ses premiers contacts avec la nature, François Baril Pelletier nous invite en ses criques, inventées ou réelles, qui sont celles, intimes, de Sainte-Julienne ou de Saint-Guilhem-le-désert.

    La rivière du poème
    balaie de son rire décanté
    de sa parole-lave
    l'empire du Fossile
    violence du carnivore

    et les versets du coeur
    seront de nouveau portés
    à tes lèvres
    vivant

    Dans son septième livre, l'auteur incarne ce ruisseau, celui de l'enfance, de la vie et de la mort, de la poésie et de la violence, celle qui ronge notre monde contemporain.

  • Une précarité, une perte : ce petit art de vivre pourrait-il arriver dans ses retranchements, fragilisé par le temps et une certaine usure des efforts ? Une crainte, mais empreinte de désir, car il s'y glisse aussi une persévérance, une prédisposition pour quelques échappées de lumière et de beauté.

    J'ai pensé trouver au retour un paquet, une lettre, une fleur. Cela suffisait pour me donner l'envie de rentrer. J'étais déjà préparée à ce qu'il n'y ait rien, mais ce rien avait déjà une aura.

  • Mon fils âgé de deux ans au beau milieu d'un champ de fleurs sauvages. Il est en tête à tête avec un chrysanthème. Il ne le cueille pas, ne le porte pas non plus à son nez. Il le touche du bout des doigts, comme s'il voulait s'assurer de son existence.

    de retour du champ
    des lumières par dizaines
    dans mon pot de verre
    Jimmy Poirier

    échanger quelques mots
    avec une bernache
    début de l'été
    Hélène Leclerc

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