JePublie

  • TABLE DES MATIÈRES
    Introduction
    Pourquoi un livre ?
    Une île
    Une histoire simple
    En rodage
    Les étoiles s'illuminent
    Les « Relais et Châteaux »
    François Mitterrand
    Fallait-il ?
    Petit et grand épilogue

  • Les dés étaient jetés, les deux familles ne reverraient plus Hàri avant la fin de la guerre et elles resteraient dans l'ignorance et l'expectative. Elles ne reverraient plus Mechel vivant. Élisa ne saura rien du sort réservé à son petit frère et son ami. Deux mois après elle partira à son tour, contrainte, pour une destination inconnue en Allemagne. Les autorités allemandes allaient réquisitionner toutes les jeunes filles d'Alsace et de Moselle nées en 1921 et 1922. Elles seraient acheminées dans des wagons de marchandises pour être « livrées », comme des marchandises, dans différentes villes d'Allemagne afin de remplacer la main-d'oeuvre qui s'était muée en combattants du Reich. Les familles concernées n'eurent aucune nouvelle de leurs filles avant la fin de la guerre.

  • On raconte qu’un beau jour, Lilith s’aventura hors de l’Éden. À son retour, elle était très excitée et son sourire intrigua Adam qui la questionna sur la cause de son bonheur. Lilith parla alors avec enthousiasme d’un oiseau qui l’avait invitée à faire un voyage fantastique dans un monde souterrain et exposa sans appréhension les détails de sa rencontre avec un personnage étonnant qui lui avait divulgué des informations hautement pertinentes, dont une façon différente de faire l’amour. Une manière qui l’avantagerait et augmenterait son plaisir.
    Quand Lilith voulut tester ses nouvelles connaissances avec Adam en l’étendant d’abord sur le dos pour qu’elle puisse le chevaucher, ce dernier se débattit vivement :
    — Mais dans quel genre d’expérience perverse veux-tu m’entraîner ? demanda-t-il en la chassant de sur lui tel un insecte répugnant.
    Lilith resta quelques secondes assise sur le sol, les mains plantées dans l’herbe devant elle, supportant sa tête lourde de déception et absorbant l’animosité de son mari pour en tirer son prochain assaut :
    — S’il en est ainsi, je te refuse à présent l’accès à mon corps, car on m’a aussi expliqué que je n’avais pas besoin de partenaire pour me procurer du plaisir. Je vais donc désormais satisfaire mes envies sans toi !
    Il n’en fallut pas plus à Adam pour tourner les talons et se diriger tout droit chez YHWH pour se plaindre de sa compagne.

  • Le maître du castel

    B. Andre-Lar


    Le train venait de faire son entrée en gare Saint-Charles à Marseille. Géraldine, penchée à la fenêtre de son wagon, scrutait l'horizon, guettant la silhouette de sa cousine Zize.
    Les voyageurs couraient dans tous les sens.
    Certains, que le roulis du train avait quelque peu bercés, descendaient la tête encore dans les nuages, mettant un certain temps avant de réaliser qu'ils étaient
    arrivés à destination ; d'autres faisaient un signe de la main, heureux de retrouver la personne qui devait venir les chercher. Le quai ressemblait à une véritable fourmilière humaine.
    Soudain, un épais nuage de fumée blanche, ainsi qu'une odeur âcre obligèrent Géraldine à rentrer la tête dans son compartiment afin d'échapper aux effluves malodorants
    que dégageait la locomotive. Elle toussota, frotta légèrement ses yeux, puis s'empara de ses bagages.
    Au moment où elle allait descendre du wagon, elle entendit une voix qui l'appelait :
    - Géraldine !
    - Zize ! Enfin, te voilà ! J'ai cru un instant que tu m'avais oubliée.
    - Comment ? T'oublier ! Cela fait des jours que nous attendons ton arrivée !

  • La pensée aveugle

    Hakim Fédaoui

    TABLE DES MATIÈRES
    Avant-propos
    La pensée postmoderne ou le « savoir ignorant »
    § 1. Du supplément de compréhension au supplément d'âme
    § 2. Poursuivre l'entreprise de Cheikh Mohammed'Abduh ?
    § 3. Du sens : le déploiement du « repli originel »
    § 4. Pour une expression radicale
    § 5. Ego es-tu là ?
    § 6. Philosophie de l'intentionnalité ou l'illusion perceptive
    § 7. L'historial au XXe siècle ? l'intuitionnisme husserlien et ses limites
    § 8. Husserl n'en démord pas ! Il croit en...lui
    § 9. Pris la main dans le sac...à idées !
    § 10. Tel est pris celui qui croyait prendre !
    § 11. La philosophie contemporaine prise dans « l'horizon du monisme ontologique »
    § 12. Les limites de la phénoménologie henryenne
    § 13. Souviens-toi ! Tout ce que tu sais c'est que tu ne sais rien
    § 14. La métaphysique a-t-elle encore des choses à nous dire ?
    Au confluent des deux mondes ? - Textes choisis
    Notre avenir peut-il être habité par l'Islam ?
    § 1. De la révolte prométhéenne?
    § 2. À la soumission libre et volontaire - ses implications et son fondement
    § 3. De la foi en Islam
    § 4. Le Coran ou la Voie/Voix vivante
    § 5. De la structuration du Coran
    § 6. De la majesté à la louange : voyage à travers le Coran
    § 7. Du modèle prophétique : la Sunna
    § 8. La spiritualité musulmane ou l'horizon invisible






  • « A l’une des bornes, l’enfant naît au creux de langes doux et parfumés. Avec moins de chance, ce sera sur une feuille de bananier qui servira d’ailleurs de sépulture au placenta. Il s’appellera Edwards Kipling s’il est anglais ou Kwala Kwanza Lubu si son père est de la tribu des Bangalas. Ce ne sera pas son choix. A l’autre borne, cette lueur pâle s’éteindra, abîmée par le kwashiorkor à trente six mois et douze jours, ou de mucoviscidose à seize ans. Sinon ce gosse après avoir bu de la bière, aimé les filles et joué à la pétanque finira vieillard esseulé et sans mémoire dans une maison de retraite à Saint-Savinien-sur- Charente. Mourir non plus ne sera vraiment son choix. Sous tous les cieux, on meurt. Vieux ou jeune, c’est un lieu commun que de le dire, mais aussi l’une de nos rares certitudes, en emportant invariablement des “pourquoi” de notre existence des réponses au surplus nébuleuses… »
    Ces lignes un peu défraîchies aux allures de sentences, je les retrouve dans mes notes de lycéen. Elles datent de l’époque où, en classe de philosophie, je me heurtais avec mes amis Alphonse et Carlos (paix à leur âme), à ce que nous appelions alors les grandes questions. Aujourd’hui encore, j’ai peu avancé dans ma laborieuse quête de réponses. Je me suis résigné mais je sais qu’entre ces deux bornes, il y a la vie, incertaine, éthérée, bien des gens diront vaine, mais paradoxalement très précieuse. Je sais que la joie, le bonheur, la tristesse ou la mort se rencontrent invariablement sur tous les chemins que notre vie emprunte, à tous les instants. Ils sont l’un ou l’autre dans un chantier à Cires-lès-Mello, dans un spectacle pour enfants à Essaouira et se dissimulent dans le regard neutre d’une honnête femme à Essos. Je sais aussi qu’un événement banal, parfois s’empare du devenir de l’Homme et lentement, sans en donner l’impression, le cristallise. Je sais qu’une chanson ordinaire ou des pleurs d’enfant, représentent souvent bien plus que ce qu’ils sont, qu’il y a des arbres auxquels l’oiseau Souffrance, pour faire ses petits nids, accorde volontiers sa préférence… Il y a dans la vie, des naufrages sans témoins que nul support ne relaie, qui commencent et s’achèvent hors de l’Histoire. Ce roman rapportant des faits transposés, est dédié aux malheurs sans voix, aux milliers drames qui passeront encore inaperçus.
    Benjamin BISSAI

  • Palavirés

    Roger Valy-Plaisant

    Table des matières
    Avant-propos : Enmé kyouyé, pè mò !
    Eti ? Anman ?
    Que je te raconte...
    Ragots en colportage
    Le cas de Suzy
    Méprises
    Le calvaire de Coralie
    Le toupet de Maryse
    Lydia
    Déjà vieille à trente ans !
    Deux profitants aux mains légères
    Choun
    Coco
    Cité des cadres
    Le problème
    En complocité

  • Le capitaine Hascouët, démobilisé sans solde, abasourdi, est autorisé à rentrer à Paris, tout en restant à la disposition du gouvernement, installé à Vichy. Il découvre, sur les routes, toutes les misères, tous les morts, tous les vivants hagards, tous les squelettes de chevaux, tripes à l'air, toutes les puanteurs, les pleurs, les cris des veuves, des veufs. Les hurlements des orphelins dans des bras inconnus. Face à l'apocalypse, il subit les défilés nazis : alignements, fanfares, drapeaux à croix gammées, sourires, rires, joies, fiertés, arrogances, possessions, du côté des vainqueurs.

  • Froissement de papier. Dans le silence matinal de la rue comme en sursis avant l’éveil de la ville, Maurice feuillette le devis. Julien lève la tête vers un immeuble neuf, en pierre blanche, avec une façade concave et des terrasses irrégulières aux étages supérieurs. Dans cette rue étroite qui descend en sens unique vers le boulevard désert où Julien a garé le camion en attendant l’arrivée de Maurice, sa beauté sobre apporte une touche étrange, quelque chose d’obscène presque, comme si la qualité de la pierre, la pureté des lignes, les grandes baies vitrées, derrière lesquelles on imagine de vastes pièces blanches, claires et vides, imposaient aux passants le spectacle d’un monde d’une autre essence que le leur, un monde édifié sur la béance originelle d’une excavation du sol sur lequel reposaient auparavant quelques-uns de ces vieux immeubles parisiens dont, avant qu’ils ne disparaissent dans un fracas d’engins, furent murées portes et fenêtres au fur et à mesure du bannissement de leurs habitants vers d’autres terres.
    Au début, Julien est resté dans la cabine à regarder le soleil se lever sur Montmartre, là-bas, dans la perspective du boulevard. Ensuite – il était encore tôt – il est allé marcher le long de la tranchée profonde des voies de la gare Saint-Lazare, regardant, en sens contraire de sa marche, les premiers trains de banlieue arriver au ralenti dans la pénombre des voies entrelacées.

  • Nous vous invitons, avant de vous
    lancer dans la lec­ture
    de ces nouvelles, à vous installer bien
    confortable­ment dans votre siège,
    à attacher votre ceinture et à
    éteindre votre téléphone portable.
    Attention ! Dès qu'on
    s'élève, on court
    un risque de chute. Tous les êtres des nouvelles qui suivent
    en témoignent. Les
    êtres ? Eh oui ! Tous ne sont pas
    humains...
    Ce
    livre regroupe les nouvelles des lauréats du concours
    organisé en 2008
    par l'association Les Amis du Livre de
    Carrières-sur-Seine. L'ordre de
    présentation de ces nou­velles est sans rapport avec
    leur classement. Il n'y a
    pas réellement de logique et vous pouvez
    d'ailleurs les lire dans n'importe
    quel ordre. Fatalement, il y en tout de même un !
    Commençons
    par cet
    être sorti d'un autre temps que va
    rencontrer le pilote d'ULM de Sky Movie.
    Après ce petit survol et premier
    atterrissage forcé dans notre
    France pro­fonde, allons faire une nouvelle
    rencontre de l'autre côté du globe, en Australie
    où se trouve Une pierre
    sur mon chemin. La France,
    l'Australie... et pourquoi pas dans
    l'espace ? Sauf
    qu'un
    « atterrissage » sous-entend sur
    Terre. D'ailleurs, il n'est
    pas toujours néces­saire de voyager pour faire
    des rencontres !
    Écoutons donc
    ce récit troublant à
    pro­pos d'êtres venus d'ailleurs.
    Si ces trois premières aventures
    com­por­taient
    une « ren­contre », ce
    n'est pas le cas de celle du Chercheur de
    rêves qui, dans son
    « trip », passe à
    côté de l'essentiel.
    Pourtant rêver est bien un autre
    moyen de s'en­voler, comme pour ce
    drôle de petit oiseau dans Le
    jaseur de
    bohême. Ah ! Voir le
    monde avec des yeux
    d'enfant ! Avec ceux d'un
    petit peintre encore capable de
    voir la magie au­tour de lui
    Les
    personnages d'Air Mafia nous
    ramèneront dans un monde d'adultes
    avec leurs luttes de pouvoir et leurs mesquineries. Et si Le
    crash
    pouvait faire disparaître cer­tains de ces adultes
    détestables ? Le monde
    serait-il meil­leur ? N'exagérons
    rien ! Un atterrissage forcé est
    dans la réalité
    rarement une bonne chose. La
    liberté, la décou­verte de
    nouvelles sensations, d'émotions ont parfois
    un prix trop élevé comme dans Aurora
    Borealis.
    Les
    êtres vivants ont besoin de se prouver qu'ils
    peuvent aller
    où ils veulent pour se sentir libres. Cette
    recherche de liberté qui les anime les pousse
    donc à se déplacer, à bou­ger,
    à voyager. Voler représente alors le
    symbole par excel­­lence de la
    liberté. C'est pourquoi Plus dure sera
    la chute le jour où l'on se trouve
    piégé(e) ou contraint(e) à un
    atter­ris­sage
    forcé.
    Nous remercions tous
    les participants à ce concours, conscients d'avoir
    contraints à un atterrissage
    forcé le ma­nuscrit de celles et ceux qui
    n'ont pas été
    sélectionnés.

  • Chansons sans son

    René Richard

    avant-propos
    Je vous présente, au travers de cet ouvrage, 217 de mes chansons. À part trois ou quatre, toutes celles qui ont été écrites pour des particuliers n'y figurent pas.
    Je le précise bien : ce sont des chansons... le style d'écriture est donc adapté à des musiques...
    Certains textes sont courts, la partie musicale étant plus importante. Les différents styles de ces textes correspondent à des musiques également différentes : ballades, blues, rock, swing, reggae, ska, bossa, etc.
    Une majeure partie de ces textes est basée sur des faits réels. Le groupe principal les interprétant s'appelle d'ailleurs « RÉALITÉ ». Je travaille également en collaboration avec d'autres groupes ou chanteurs : « COIN CUISINE », « BOOMERANG », le chanteur canadien Dugrenier Pascal, Stefan Luan de la Haute-Vienne, Mélinda chanteuse parisienne, Hedi Drelier autre Parisien avec qui j'ai sorti un single... Certaines chansons ont été choisies par des associations : L'indifférence de la différence par deux associations pour personnes handicapées, Pourtant par une association pour la paix et L'apéro par une association « festive » qui s'appelle « LES GAIS LURONS »... Comme on dit : il faut de tout pour faire un monde.
    Écrire est un plaisir. Écrire des chansons à texte, lorsque vous voulez « dire quelque chose », c'est un exercice de style. Il faut qu'en quelques phrases vous ayez TOUT dit avec cohérence. C'est très intéressant.
    Ce bouquin n'est qu'un plaisir perso (un de plus comme diront certains de mes amis qui me connaissent bien) et n'a aucune prétention.
    Je le dédie à ma famille, à mon fils Fabrice et sa femme Nathalie ainsi qu'à leur charmante petite fille Camille, à ma compagne Betty, à Sabrina et Fred et à leur malicieux garçon Romain, à mes amis Lulu, Christophe et à leurs sympathiques parents, à Steph, Jean-Luc, Éric, Claude, André, Patricia, Ange, Francis, Alain, ainsi qu'à tous ceux avec qui j'ai eu l'occasion de faire un bout de chemin « musical ».

  • Joy Stick

    Charly Oliver

    -
    L'hiver -


    Novembre et décembre furent
    moroses... Sassa se réfugiait
    souvent dans sa bulle et ses insupportables silences...


    Et moi j'étouffais dans
    mes
    parenthèses...


    Entretemps nous étions tous deux
    sous antidépres­seurs,
    suivis psychologiquement.


    J'avais l'impression de ne
    plus exister
    et, pour la pre­mière fois de manière consciente je me
    suis senti in­sé­curisé.



    Je repensai alors à la fille
    d'Aurélie.


    Cette petite fille qui m'avait
    appelé spontanément
    « papa » et que j'avais
    abandonnée à mon tour aux bras de sa
    mère
    après quatre ans...


    Je suis allé la voir...


    Un jour de décembre...

  • Mes années Opéra

    Alexandra Gonin

    TABLE DES MATIÈRES
    Première partie : L'apprentissage
    I. Un décor de rêve
    II. Dansez maintenant !
    III. Esprit, es-tu là ?
    IV. « Un jour, un metteur en scène viendra »
    V. « Dreams, are my reality »
    VI. Le poids du rêve
    Deuxième partie : Et bien chantez maintenant !
    I. Rencontre improbable
    II. La leçon
    III. La fin de l'innocence
    IV. Un cauchemar à paillettes
    V. Le tournant
    VI. Un bon petit rat
    VII. La vie est ailleurs
    Épilogue

  • TABLE DES MATIÈRES
    Accro
    Amitié amoureuse
    Au clair de ce monde
    Au revoir poète
    Bonnes vacances
    Desfort
    DOC-ES-R4
    En place étranger
    Falbala
    Femme et mère
    Frontière
    Grand-père
    Je suis un nègre
    La virtuose
    La route
    La côte
    La libellule et la grenouille
    La mauvaise étoile
    L'alcoolique
    L'attente
    Le colibri et l'oiseau-mouche
    Le crabsus
    Le jour se lève
    Le mythomane
    Le pêcheur disparu
    Le tambourier
    Le vent
    Les gladiateurs des temps modernes
    Les manipulatrices
    L'homme et le gorille
    L'hymen
    L'oiseau
    Madinina
    Merci
    Mon ami le boxer
    Nègre
    Noël
    Trinité

  • SOMMAIRE
    A l'hôpital général
    Champagne !
    L'Ecluse de la Charme
    Pédalos et baignade forcée
    La pêche
    La lecture de la collection
    Saint-Victor ou San Francisco ?
    C'est une maison bleue...
    La couverture du commissaire
    Bleue dehors et bleue dedans
    Le mort de la maison bleue
    Les visites de la dame Blanche
    Qu'est devenue Tamara Rico ?
    Petit bois derrière chez moi...
    La fée du bois de charmes
    La fortune d'Arthur
    Tonton, pourquoi tu tousses ?
    Tu chauffes, tu brûles...
    Le magot
    Courriers et révélations
    Le retour à l'Ecluse de la Charme
    La dernière nuit à Saint-Victor
    Le piège

  • Irina

    Maria Castaner Crespi

    Sommaire
    C'est jeudi...
    Vers sept heures du matin...
    Dans le hall de la gare du Nord...
    À Ostende, le train s?est arrêté...
    Quelques semaines se sont écoulées.
    Chaque jour de cet hiver...
    Il est vingt heures quinze...
    L'été n'est plus très loin.
    En août 2025
    Lorsqu?Irina ouvre enfin les yeux...
    Au Noordzee...
    Irina a perdu la notion du temps.
    C'est jeudi...

  • Institutrice puis conseillère pédagogique, Josiane Volck a exercé
    dans les îles du Pacifique, aux Nouvelles-Hébrides notamment,
    dans les îles Loyautés en Nouvelle-Calédonie, à Mayotte, puis
    à Hong Kong.
    Elle découvre La Réunion à l'occasion de séjours touristiques alors
    qu'elle est en poste dans l'océan Indien. Éblouie par la richesse de
    ses paysages, de sa végétation et de ses couleurs, elle nourrit l'envie
    de revenir durablement à La Réunion. Sa dernière affectation professionnelle
    comme inspectrice de l'Éducation nationale lui permet de réaliser ce rêve ; elle est installée à La Montagne depuis 2005.
    Jeune retraitée, elle se consacre désormais à plein temps à ce qui est
    devenue une vraie passion, l'aquarelle. Son « matériel de campagne
    » la suit partout, prête à capter les couleurs plus vives, plus
    lumineuses que partout ailleurs, les maisons créoles, les jardins,
    les ciels changeants, la végétation luxuriante, mais aussi les cascades,
    les vagues, les brouillards qui s'accrochent aux remparts. Comme
    le dit l'artiste, il n'y a rien de plus difficile à peindre que l'eau...

  • Extrait court
    Il était une fois un petit bonhomme qui rêvait d'écrire un livre. Mais voilà, il n'avait pas les facultés intellectuelles de son frère ou de sa soeur. Pourtant, à son âge, rien n'était perdu. Toutes ces difficultés sont liées à une erreur de prénom, à un redoublement programmé à un passage en classe supérieure. Mon frère Christian est né en 1948, moi en 1953, donc à la sortie de la guerre. Notre père était chef de chantier dans une compagnie privée, employé à la restauration des lignes de chemin de fer, fortement détruites après cette maudite guerre. Nous allions donc de chantier en chantier, de ville en ville, même si mon père essayait de garder un chantier suffisamment longtemps pour nous laisser faire une année scolaire normale.
    Mais voilà, en octobre 1958, mon père change de chantier et nous nous retrouvons dans la Sarthe, plus précisément au Mans. En ce tout début d'année scolaire, l'école Jean-Renoir inverse les données : je saute le CP et mon frère redouble CM2 !
    Voilà comment je me retrouve propulsé dans une classe de trente-neuf élèves où tout est difficile pour moi, beaucoup plus le français par l'orthographe et sa conjugaison que le calcul. Malgré ces grosses déficiences, je navigue mes premiers mois autour de la trentième place et parviens à finir mon année scolaire.
    Je dis souvent que j'ai réellement appris à lire en consultant l'Équipe, qui était le journal de la maison. Mais que de complications pour le reste de mon éducation scolaire ! J'aurai toujours d'énormes problèmes de lecture et de français. Malgré tout, j'ai toujours eu une certaine facilité à écrire, à ma façon, simple, sans chercher mes mots, ma plume filant le long de la feuille vierge.
    Depuis mon plus jeune âge, je rêvais d'écrire un livre, un vrai livre à moi, malgré mon manque de savoir et de connaissance en orthographe. Je désirai faire au moins une fois dans ma vie un bouquin, et au diable les puritains de notre langue ! Voilà les raisons qui m'ont poussé à écrire ce livre pendant ce trek. Relater simplement une histoire vécue et me libérer d'une sorte de chape de plomb qui pèse sur moi. Oh rien de bien grave ! Juste un réel manque d'expérience sur ce sujet. Il était plus facile de relater notre vie pendant ce long parcours que de se lancer dans un hypothétique roman, à la recherche d'un scénario digne d'inspirer un réalisateur de film.

  • Le dernier assaut

    Annie Mass

    « Il va falloir partir. » Claudine est consciente qu'ils ne peuvent pas tenir beaucoup plus longtemps. Ils ont épuisé toutes les ressources que pouvait leur offrir ce coin de la combe. La grande soeur a usé de sa jeune science des fruits et des plantes. Ils ont dépouillé des néfliers, des noisetiers, des prunelliers sauvages, ramassé des bogues de châtaignes, goûté l'oseille sauvage et les jeunes pousses de ronce, grignoté des mûres desséchées. Une nourriture qui ne suffit plus à les rassasier. Mais c'est surtout l'angoisse qui les étreint. Les deux petits sont prostrés ; Coline pleure. Ils ne pensent plus qu'à une chose : revoir leurs parents. C'est en fin de matinée qu'ils décident de prendre le chemin du retour. Ils partiront par le même sentier et, arrivés sur la route du château, essaieront d'évaluer le danger avant de rejoindre le village. Alors qu'une brume épaisse a envahi la combe, Sylvain et Coline mettent leurs pas dans les empreintes de leur soeur sur le chemin qui longe la rivière. Affaiblis par le manque de nourriture, ils peinent à remonter la pente.

  • Fragmentation

    Jean-Paul Foussat

    Extrait court
    Résumé
    La fragmentation est notre expérience à tous. Elle est le fruit des séparations, de l’expérience du vide. Le remède vient à travers les rencontres et quelque fois : « La Rencontre ».
    Derrière ce titre intrigant, le lecteur découvrira un singulier roman, mi-amer, mi-drôle sur la condition humaine. L’amour, l’amitié et les liens qu’ils tissent entre les êtres sont le coeur palpitant de ce roman. Le lecteur suivra ce fil conducteur qui de la naissance à la mort nous relie tous.
    C’est une oeuvre à la fois simple, avec un humanisme et une élégance presque nonchalante.

  • Vies parallèles

    Ismael Lr

    Le matin, quelque chose est différent. Ce matin, Pierre vit un raz-de-marée émotionnel. Comment quitter cet horrible quotidien, cette pauvre vie morne ? Sans penser à rien, complètement démoralisé, il ouvre son journal et tombe immédiatement sur la page des petites annonces. Ses yeux parcourent les encarts, et s’arrêtent sur un texte qui n’a rien de plus que les autres. Mais c’est cette fille qu’il doit appeler. Il a besoin d’un corps de femme, immédiatement.
    Un coup de téléphone plus tard, il est décidé qu’ils se rencontreraient à la pause de midi. La matinée s’étire en longueur. Enfin, il saute dans sa voiture, comme aimanté par un fil invisible qu’il ne contrôle pas. Il roule sans réfléchir, l’esprit serein comme à un rendez-vous amoureux. Mais soudain, il se sent las de toutes ces filles, toujours les mêmes, le laissant comme inabouti après l’acte sexuel dont il avait pourtant si envie. Prêt à rebrousser chemin, il se ravise en voyant qu’il est déjà arrivé à l’hôtel. Un petit bâtiment tout simple, construit tout récemment et offrant des chambres coquettes à bas prix. C’est la fille qui lui en a parlé.

  • Du bout de ses branches

    René Son

    Soleil matin
    1.
    Le soleil brille pour celui
    qui regardait ses pieds avant
    et qui d'un seul coup lève la tête.
    2.
    Le soleil brille pour celui ou celle
    qui sort le nez
    du train-train envoûtant,
    regarde autour de soi
    le paysage, le ciel, les oiseaux,
    prend conscience que
    de belles choses existent aussi...
    3.
    Le soleil brille pour la personne qui renaît à la vie
    de quelque manière que ce soit.

  • Moissons d'automne

    Mireille Dreisine

    La Plage Lumière : La Ciotat
    Le poste de secours a fermé son volet
    Et nos anges gardiens ont regagné leur base.
    Sur la mer reposée au cerne violet,
    Le soleil réfléchit et l'or et la topaze.
    La plage est désertée ; aux éclats de l'été
    Résonnent la gaîté, l'amitié, la tendresse.
    La douceur du climat devenue volupté
    Adresse au promeneur son ultime caresse.
    Les soucis oubliés vont reprendre demain,
    Et, pour les occulter durant la longue année,
    Des projets entreront dans un futur dessein :
    Celui de revenir en Méditerranée !

  • Rendez-vous

    Jean Bouvier Cavoret

    Il lit en vrac. En cascade. Le vagabondage de ses pensées, de ses souvenirs, entremêle ses fantasmes et ses réalités. Brouille sa façon de s’y aventurer. À chaque page, il s’étonne qu’il suffisait d’un mot de Desoille pour qu’il se croie libéré de ses pesanteurs. De ses obsessions. Et parvienne à mettre un semblant d’ordre dans ses éparpillements.
    Au fil de ce retour dans son passé, une idée s’impose alors à Maxime. Celle d’inscrire, sur le marbre de la tombe de Desoille qui va s’ouvrir, une épitaphe souriante. Un éloge épanoui.
    — Car je vous ai aimé, cher vieux Centaure.

empty