Les éditions de L'instant même

  • Le jour où la belle Junie emménage avec Britannicus, le royaume d'Agrippine est menacé. Néron n'a plus qu'une idée en tête, posséder Junie, quitte à mettre Octavie dehors. L'ordre établi s'écroule et tous se retrouvent dans une course à qui mettra le feu à la maison familiale.
    Si les personnages sont empruntés à Racine, c'est dans un royaume de vinyle et de mélamine que se déploie cette histoire de trahisons, de sacrifices, de désirs, de flammes et de corps ensevelis sous la neige et les cendres, mais aussi d'amours infinis.

  • Recueil de nouvelles présentant des personnages contemporains aux prises avec les problèmes inhérents à la condition humaine : la détresse d'une femme au retour de l'hôpital, l'infidélité suspectée et redoutée, la difficulté du rompre la solitude, etc. Chaque nouvelle devient une ponction, une plongée, une saisie.

  • Climat de gouaille et de plomb, car le naufrage menace. D'abord ce «glissement de terrain» qui vous arrache un homme, une maison, un quartier sans crier gare. Ici ou là, la terre s'effondre, signe visible de la gangrène qui travaille et pourrit tout un pays. En surface, les vivants vivent la déroute au jour le jour. Ça les mine, ça les anime aussi. Pas d'autre morale, pas d'autre lutte, pas d'autre foi, pas d'autre parole, quand ça vous crie au ventre, que d'échapper à l'étranglement. On veut partir, quitte à prendre le risque de voir mourir en soi la mémoire de ses origines. Les moins chanceux magouillent pour trouver une faille dans le système et pour mettre les bouts. Les vieux restent au pays comme les déchets d'une société en perdition. Une maladie qui n'épargne personne. La peste que cet appel vers tous les possibles. Et pendant ce temps, la terre, la terre jamais rassasiée, la terre haïe, que nul n'habite plus sinon contre son gré, avale ses enfants...

  • Textes de trois pièces de théâtre de Lomer Mercier Gouin accompagnés d'un dossier bibliographique et d'une présentation de André G. Bourassa, éminent spécialiste du théâtre québécois et des écrivains automatistes.

  • Les textes réunis dans cette anthologie réjouiront les amoureux de la littérature latino-américaine. Vingt-six écrivains de toutes générations nous y offrent un portrait de la nouvelle chilienne actuelle. Le Chili possède une très riche tradition littéraire, il suffit pour s'en convaincre d'évoquer les noms des deux prix Nobel Gabriela Mistral et Pablo Neruda. La vivacité d'écriture, le sens de la chute dont font montre les auteurs de ces nouvelles parfois percutantes témoignent de ce dynamisme.

  • Un poète qui se présente sous le nom d'Autrement, relate sa vie placée sous la protection tutélaire de Beaudelaire. À travers ses amours avec Maya, Mme Sabatier et Musie, le jeune homme progresse dans un univers glauque ; muse ou amante, chacune de ces femmes marque une étape décisive dans le cheminement artistique d'Autrement : de poète raté il devient diseur public et finalement danseur.

  • 1608 - sur les traces de Jacques Cartier, Samuel de Champlain fonde « à l'endroit où le fleuve se resserre » la ville de Québec .
    2008 - la ville de Québec célèbre son quatre centième anniversaire, placé sous le signe de « la rencontre ».
    Déclinant ce thème à sa façon, Amérique, Amériques ! regroupe :
    - des extraits d'ouvrages des XVIe et XVIIe siècles relatant la découverte des populations amérindiennes par les Européens : VERRAZANO, CARTIER, MONTAIGNE, CHAMPLAIN, LESCARBOT, SAGARD, LEJEUNE, BRÉBEUF, LAHONTAN
    - des textes inédits de poètes et d'écrivains d'expression française vivant en Amérique du Nord :
    CLAUDE BEAUSOLEIL - JEAN CHARLEBOIS - ISABELLE COURTEAU - JEAN-MARC DALPÉ - CAROLE DAVID - RICHARD DESGAGNÉ - JEAN-MARC DESGENT - HÉLÈNE DORION - ÉRIC DUPONT - RENÉE GAGNON - DAVID HOMEL - D. KIMM - CATHERINE LALONDE - SERGE LAMOTHE - MYLÈNE LAUZON - GENEVIÈVE LETARTE - LARRY TREMBLAY - YOLANDE VILLEMAIRE, auxquels
    s'est joint, lors de sa résidence à Montréal, le poète français PATRICK DUBOST.
    Amérique, Amériques ! : au bonheur de « faire trempette » dans la langue de Montaigne et de Malherbe, ajouter le plaisir de lire des auteurs d'aujourd'hui désireux « d'enrichir le français d'une partition américaine ».
    Des textes de synthèse signés Gilles Pellerin et François Dumont accompagnent les textes de même que des références biobibliographiques.

  • Dans ce recueil de 14 nouvelles la ville de Buenos Aires est le théâtre de mises à mort sanglantes, de conflits commerciaux et raciaux mortels et d'exécutions commanditées.
    Malgré le portrait assez sombre que dresse Gastón Sironi de ses semblables, on ne peut s'empêcher de constater que ses nouvelles font état d'un certain équilibre. En effet, si les tueurs réussissent parfois leur coup, il se peut qu'ils tombent, eux-aussi, sous les balles ennemies, pendant que d'autres luttent pour un monde plus juste.

  • « La marche » rassemble quelques fragments de la vie d'une femme, ses passions, ses désirs et ses désillusions.
    Suzanne Lantagne nous propose des rencontres très intimes - écrites au je - où l'impudeur s'exprime librement. Souvent abrupt, le ton est en prise directe sur la réalité. Les nouvelles de « La marche » possèdent la texture des textes à dire car Suzanne Lantagne entretient des liens profonds avec le théâtre.

  • Quand son mari disparaît, attiré comme beaucoup de ses concitoyens par une ville lointaine et mystérieuse, Odette Désabrais décide de se lancer à sa recherche, dans l'espoir de le ramener, certes, mais surtout de comprendre ce qui faisait défaut à leur vie. En compagnie de ceux que des proches ont pareillement quittés, elle monte sa propre expédition, une entreprise semée d'embûches qui la fera douter de tout, y
    compris d'elle-même.
    De l'Antiquité à la Beat Generation, l'ouest a toujours exercé une formidable attraction. Au fantasme occidental lisible d'Atlantide en El Dorado, Maurice Henrie superpose les marques de l'américanité, forêt, grande plaine, train et voiture, créant un univers où l'horizon semble se défiler et le temps se rebiffer contre le progrès que l'on voudrait voir en lui.

  • Maxime, un jeune auteur et acteur diplômé du Conservatoire de Québec, s'intéresse à la vie et à la carrière d'une octogénaire au passé fascinant.
    Par le biais de rencontres se déroulant dans l'appartement miteux de Madame G., Maxime lève le voile sur une partie méconnue de l'histoire de la ville de Québec. Tenancière de maison close, gérante d'un bar illégal, femme indépendante et tenace, Madame G. se livre avec retenue mais permet néanmoins au jeune homme de découvrir des personnages plus grands que nature, des jeunes femmes qui n'ont d'autre option que de trouver refuge au bar / rencontre La Grande Hermine.
    Au-delà des anecdotes savoureuses et des perles sur la nature humaine, la pièce de théâtre de Maxime Beauregard-Martin est une magnifique réflexion sur l'amitié. Elle aborde également, non sans un certain humour, les difficultés associées à l'écriture d'une oeuvre dramatique.

  • Actes du colloque international « Les transgressions verbi-voco-visuelles »
    Faculté des Lettres, Langues et Sciences humaines, Université d'Orléans
    21 et 22 juin 2007.
    Directeurs de publication : Héliane Ventura (Université d'Orléans) et Philippe Mottet (Collège François-Xavier-Garneau).
    Contributeurs : Liliane Louvel (Université de Poitiers), Emilia Ndiaye (Université d'Orléans), Kamila Benayada (Université d'Orléans), Frank Davey (University of Western Ontario), Philippe Mottet (Collège François-Xavier-Garneau), Héliane Ventura (Université d'Orléans), Yakuko Ôno-Descombes (Université d'Orléans), Marie-Pascale Huglo (Université de Montréal), Marc Décimo (Université d'Orléans), François Happe (Université d'Orléans), Sylvie Vignes (Université de Toulouse-le Mirail), Corinne Bigot (Université de Paris X-Nanterre), Roland Bourneuf (Québec), Rober Racine (Montréal), W. F. Garrett-Petts (Thompson Rivers University in Kamloops) et Donald Lawrence (Thompson Rivers University in Kamloops).

  • Médilhault, XXIe siècle. La Troisième Guerre Mondiale a bel et bien eu lieu, mais pas celle qu'on attendait. Les riches l'ont gagnée, la classe moyenne a été annihilée en raison du ferment de contestation qu'elle porte en elle. Dans cet univers sur écran, l'écriture, comme acte individuel et privé, n'existe plus, personne ou presque n'en connaissant la pratique manuelle. Nous entrons dans un nouveau Moyen Âge. Connue par son oeuvre de dramaturge, Anne Legault imagine les rites de ce monde neuf et ancien.

  • Vivant dans un bordel en bordure de la forêt, les filles de Magloire Prémont sont devenues les parias de leur communauté. L'électrification prochaine (on est sous Duplessis) donne lieu aux magouilles d'usage, à la suspicion et à un marché cruel où elles sont leur propre monnaie d'échange. Elles croient tenir leur vengeance en détournant la parade de la Saint-Jean afin que tous ceux qui les ont humiliées, notables et ecclésiastiques, passent devant chez elles, leur maison faisant office de reposoir.
    Pour ce tableau social où le comique le dispute au dramatique, André Ricard s'en est tenu à une distribution restreinte, ce qui permet à chaque personnage de se découper dans un effet de contre-jour sur fond de désir, de pulsions. On se rappellera longtemps le véritable contrepoint qu'il a créé entre l'opiniâtre volonté qui anime les soeurs Prémont et le drame intime sur lequel tombera le rideau.

  • Les nouvelles de cette anthologie témoignent de la richesse et de la vitalité de la littérature grecque contemporaine. Après maintes crises politiques, sociales et économiques, la modernisation de la Grèce s'est accélérée depuis 1975. Nourris d'influences littéraires européennes et nord-américaines, marqués par le réalisme magique latino-américain, les écrivains grecs dépeignent la réalité au plus près, mais tâchent de préserver leur fascination pour l'enfance, la beauté et le rêve, contrepoids nécessaire à la violence et à la mort. Un courant prédomine, celui de la parodie et de la comédie noire dans lesquelles le héros grec est dépouillé de toute idéalisation sous les coups répétés de l'ironie et du sarcasme. Dans une veine néoréaliste, les auteurs excellent à scruter la classe moyenne et la petite bourgeoisie, appréhendées dans l'intimité du quotidien sous une diversité de styles et de formes caractéristiques du postmoderne. On ira de surprises en découvertes avec cette mosaïque de trente-quatre morceaux choisis inédits en français.

  • Un traducteur, enfermé chez lui, en proie au doute et à la méfiance pour tous ceux qui approchent sa maison (du livreur jusqu'à sa propre femme), voudrait devenir écrivain : ainsi il pourrait inventer sa propre vie. Il ne se rend pas compte, se croyant dépossédé de toute imagination, qu'il est en train justement de s'inventer une vie sur le mode de l'énigme policière.

  • Les personnages de ce roman vivent au pied d'un mur infranchissable, limite du monde connu. Et chacun d'eux, à sa manière, imagine l'autre côté... Olfan l'Arpenteur et Italo l'architecte rêvent d'une civilisation antérieure à sa construction ; Altamaria la lingère imagine de multiples itinéraires érotiques ; Pandora l'ouvrière, la plus méfiante, inscrit le récit de ses songes sur des feuillets qu'elle ne parvient jamais à relire. Jusqu'au jour où tous décideront de passer outre. Mais ils devront auparavant déjouer les pièges du pouvoir en place et ceux de l'apothicaire, qui leur voue une haine sans borne...

  • Caroline, frappée par le cancer, est brutalement jetée à la rue par Louise-Sophie Bernard, la femme avec qui elle vivait et dont elle a élevé les deux filles, laissant celles-ci sans protection. L'aînée s'appelle Sarah : Sarah Bernard. Elle ne s'entend ni avec sa mère (une mère qui manie la parole comme une arme blanche) ni avec son nom. Quant à sa soeur Rosine, elle dessine des mangas. Rien pour améliorer les relations avec la mère, convaincue qu'il s'agit d'un art vulgaire. Pourtant, dans les cases et les phylactères, leur histoire se joue, hachurée, vibrante, comme un silence tonitruant.
    Une histoire à l'emporte-pièce, des dialogues tout en vivacité : le nouveau roman d'Anne Legault va à l'essentiel.

  • Seize récits brefs ancrés dans un quotidien trop lourd, parfois trompeur, qui démontre l'intemporalité de l'oeuvre de Bertrand Bergeron. Que ce soit par la fuite vers un ailleurs anonyme (« Parmi d'autres ») ou lors des premières étreintes d'un jeune couple (« Dans un miroir, avec quelqu'un »), les personnages se dévoilent avec une sensibilité et une pudeur qu'équilibre un style littéraire d'une exigeante précision.

  • Dans « La fête à Jean », Pierre-Luc Lasalle donne la parole à ceux et celles qu'on entend trop peu : les endeuillés. Famille et amis sont réunis pour célébrer l'anniversaire de Jean. Mais ce sera le dernier, car Jean est atteint d'une maladie incurable. On mange, on boit, on rit, mais on pleure aussi, car la mort prochaine de Jean ravive chez certains des deuils, récents ou anciens. Proche du théâtre documentaire, mêlant fiction et réalité, la pièce aborde l'étape douloureuse du deuil dans nos vies.

  • L'auteur fait une synthèse historique de la chanson tenant compte aussi bien de la transmission orale que des oeuvres diffusées par les journaux, les recueils de chansons et les enregistrements sonores. Il aborde aussi les cousinages franco-québécois, perceptibles dès le milieu du XIXe siècle dans les recueils de chanson, et au début du XXe siècle dans l'enregistrement sonore, avant d'être l'objet de l'attention générale dans la génération des Roche-Aznavour, Léveillée, Lévesque et Leclerc. Après la grande époque des chansonniers, il en arrive à la chanson d'aujourd'hui, héritière du vivier étatsunien et figure de proue de notre culture.

  • Entre 1980 et 1995, l'explosion de la production littéraire québécoise traduit la fécondité du genre bref : création de revues, de prix, de maisons d'édition et de collections réservées à la nouvelle, foisonnement critique en réaction à cette ampleur. Étonnamment, cet essor survient dans un contexte de crise politique et économique. Selon Cristina Minelle, les nouvellistes québécois ne peuvent manquer d'exprimer l'incertitude qui règne dans la société et choisissent la nouvelle, qu'ils « fragmentent pour qu'elle devienne le genre de la crise et de la déstabilisation ». Personnages tiraillés, mémoire morcelée, parcours erratiques, syntaxe elliptique, typographie aléatoire, tout se soumet au flash et à l'instantané qui accélèrent et concentrent, zooment et atomisent. En réponse à cette apparente désorganisation, l'écrivain devient le maître d'oeuvre du recueil de nouvelles, la « forme dynamique plurielle et pluridirectionnelle » d'une « cohérence » retrouvée.

  • La vie d'un sculpteur carthaginois et de ses ancêtres dans le contexte de l'histoire méditerranéenne.

  • Pièce sur l'exil, l'exil comme une déchirure, Un est un monologue autobiographique dans lequel le personnage raconte son Iran perdu. Parti enfant de Téhéran, il passe par Paris, Toronto, Ottawa, puis Montréal. Partout il sera l'autre, celui qui ne ressemble pas à la majorité, celui qu'on oblige à se définir. Lui se dit Iranien, mais l'est-il réellement ? L'origine, la langue, les traditions partagées suffisent-elles pour s'identifier à un peuple ? Qu'a-t-il en commun avec les Iraniens de son âge qui se battent pour leur liberté, pour leur pays, pour leur vie ? Aujourd'hui, à Montréal, il tente de retrouver son unicité.
    Mani Soleymanlou nous offre ici un texte vibrant sur l'identité et la mémoire, sur l'oubli et la perte de soi.

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