Stock (réédition numérique FeniXX)

  • L'histoire d'un personnage révélé par les chroniques arabes anciennes. Appelé maître ou maudit, il conduit au IXe siècle une armée d'esclaves africains et coupe en deux l'immense empire musulman de Bagdad. Une rébellion d'actualité.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Le récit croisé d'une passion échevelée entre un poète, romancier et dramaturge italien, Gabriele D'Annunzio, séducteur impénitent, génial et parfaitement décadent, et sa compatriote Eleonora Duse, la plus grande comédienne de son temps.

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  • Lettre après lettre, à travers le cri qu'il lance, qu'il répète sans cesse, qui ne nous quitte plus, Roger Knobelspiess nous raconte l'histoire de sa révolte devenue son histoire. Il s'est battu contre l'injustice, contre le silence, contre l'oubli. L'auteur de Q.H.S., de L'acharnement a refusé de mourir. Et, dans cette lutte interminable, jour après jour, il a aimé une femme. Son refus est devenu lettres d'amour, superbes, quand il s'adresse à Helyett, lui parle, lui raconte chaque moment de sa vie emprisonnée, ses rêves, ses angoisses, ses espoirs, quand il lui dit, lui murmure encore et encore qu'il l'aime, elle, qui se bat à ses côtés pour qu'enfin il soit libre.

  • Le Crispougne est un petit garçon de sept ans, bourdonnant d'idées, d'inventions et d'activités, toutes plus étranges ou saugrenues les unes que les autres. Dans l'arrière-cour où il joue avec ses camarades, rien n'a de secret pour lui. Il sait tout : le langage des fourmis ; ce que fait le pape à Rome ; comment on grille en Enfer ; pourquoi le canard est l'animal le plus fort du monde. Il sait tout et il le dit. En toute simplicité, en toute impertinence, en toute innocence, en toute fraîcheur. Écoutons-le.

  • Cet ouvrage est le fruit d'entretiens à bâtons rompus entre le journaliste et écrivain Maurice Chavardès et l'écrivaine varoise Christiane Rochefort (1917-1998), lauréate du Prix de la Nouvelle Vague en 1958 et du Prix Médicis.

  • Voici, réunis dans ce livre, une quarantaine de textes de Bernard Haller. Certains ont déjà connu le feu de la rampe. D'autres sont encore inédits. Mais tous témoignent d'un exceptionnel talent, qui fait de Bernard Haller un des tout premiers humoristes de l'époque.

  • Les dernières aventures de Madame Tussaut qui, dans son château-musée, gouverne, avec son fils Thibaut, sur les anciens. Mais les ressources s'épuisent et, pour survivre et garder intacte, du moins en apparence, son image de marque, il lui faut tout vendre jusqu'à précisément les images de sa légende. Mais son fils cadet, Tobby, arrive, et avec lui le désordre... À travers l'écran commode et fascinant, que peut être le théâtre sur lequel se projettent à la fois le réel et les fantasmes, cette histoire exemplaire, qui renvoie à d'autres déjà connues, se situe entre un monde qui n'en finit pas de finir, et un monde qui n'en finit pas de commencer. Jusqu'à quand ?

  • ...Il n'importe, tu le suivras. Aussi loin qu'il aille, aussi longtemps qu'il se cache, tu le chercheras. Il faut. S'il part pour l'étranger, tu partiras aussi ; s'il croit trouver refuge dans les forêts, tu en fouilleras chaque taillis, et tu le traqueras comme la bête qu'il sera devenu, dans son sillage, sur sa trace, tu suivras inlassablement sa piste, tu t'attacheras à ses pas comme son ombre... Tôt ou tard, tu finiras donc par le rejoindre... Alors, tu lui diras que tu viens de ma part. Et tu le tueras.

  • La soixantaine franchie, le désir nous prend de regarder dans le rétroviseur, où vivent encore des êtres et des lieux dépassés. Sur ce point, je suis comme les autres. Non que je me sente un vieil homme, dont les dernières maîtresses seraient la lassitude et la nostalgie mais, dans le miroir, je vois ensemble mon visage et la route derrière lui. Je me demande s'il y eut, entre moi-même et ce long chemin, accord ou trahison. Allons ! Présent, passé, futur ne sont que tiroirs où ranger souvenirs et espoirs, et mettre ainsi de l'ordre dans notre fatras. N'oublions pas leur insignifiance. Ce dont nous rêvions dans notre jeunesse demeure, et le temps y trébuche, s'arrête. Comme on voit, dans les ciels tropicaux, les nuages bas rester sur place, et ceux de l'altitude courir avec l'alizé, de même apparaît hors de nous la fuite des jours et, en nous, la permanence de nos choix anciens. Beaucoup se demandent s'ils leur furent fidèles. Je suis de ceux-là. Jamais ne me quitta l'adolescent que je fus. Éclairé par l'exemple simple d'un père qui sut mourir, après les souffrances d'une blessure de guerre sans haine contre l'ennemi, j'épousai les trois soeurs Liberté, Égalité, Fraternité. Pour servante je leur donnai la solitude ; pour fêtes, celles des peuples libérés. Je raconterai donc ce que fut notre union. Elles m'approuvèrent quand je me fixais pour but de connaître l'homme, et choisissais, pour moyen de l'atteindre, la poésie. De cette quête, le lecteur entendra le roman vrai, celui d'une vie de combattant, d'écrivain, d'insatiable voyageur, d'homme de radio et de télévision. La mienne, forêt où, pour ne pas me perdre, j'ai semé, comme Poucet ses cailloux, des livres.

  • Jadis, les histoires juives faisaient l'objet de recueils pour commis-voyageurs. Lionel Rocheman prend une revanche sur ces vilenies où les juifs sont avares, pouilleux, malins... et riches. Les juifs de Grand-Père Schlomo ont, comme tout le monde, leurs grandes qualités et leurs petits travers. Et ils sont pauvres... comme dans le schteytl, le village juif d'il y a cent ans. Mais Grand-Père Schlomo est aussi, au-delà du simple rire, une oeuvre totalement originale, aussi cohérente qu'un roman où l'on sent la présence collective de tout un peuple.

  • J'ai embrayé en douceur la marche arrière, tout en jetant un coup d'oeil dans le rétroviseur pour vérifier si la voie était libre ; comment ne l'eût-elle pas été ? Qui aurait pu me barrer la route dans ce lieu écarté ? Je le fis sans y penser, par la force de l'habitude, et ce que je vis me frappa de stupeur : il y avait quelqu'un dans la voiture. Une femme !... assise sur la banquette arrière, elle me regardait avec la plus grande attention, sans sourire, les cheveux trempés. On aurait dit qu'elle était née de la pluie, là, toute ruisselante, dans mon rétroviseur... Qui est cette femme ? D'où vient-elle ? Que veut-elle ? Autant de questions auxquelles le narrateur s'efforcera de répondre. Ayant prêté l'oreille au secret appel, il sera entraîné dans une étrange aventure.

  • Lili Calamboula, oiseau innocent du tiers monde des banlieues, dans sa tenue de cuir noir, a plus de trente ans. À la suite de circonstances aussi hasardeuses que sa propre existence, et sur lesquelles elle n'a pas de prise hormis sa lucidité, elle se retrouve sur une scène étrange. Très étranges tréteaux, en effet, que ceux de l'hôpital psychiatrique où elle est enfermée. Fille du trottoir depuis toujours, elle se met à parler. De sa vie. De ce qui lui a été confié dans le secret chaud d'un lit froid, du regard qu'elle a sur le monde depuis le temps qu'elle est là, sur le trottoir d'Alger, en 1958, à celui de la Sorbonne, dix ans plus tard, et jusqu'à aujourd'hui... Féroce, drôle, tragique, Lili Calamboula raconte... se raconte... son univers : le rock au son du tango, joué par quatre autres pensionnaires de l'hosto-château et quelques diapositives, qui passaient par là, par hasard.

  • Elles-mêmes : une nouvelle collection où n'écrivent que des femmes, où les femmes peuvent dire moi-je, se décrire telles quelles, être elles-mêmes. Pas d'analyses théoriques sur la condition féminine, pas de fictions non plus, mais des récits autobiographiques, des livres-interviews, des souvenirs, des journaux, des documents, qui seront le reflet multiple et spontané de l'univers des femmes, aujourd'hui. Bref, du vécu, au féminin pluriel.

  • Parce que c'est planté au fond ! Un jeune type de 25 ans resurgit dix ans en arrière. Premier amour avec un garçon de peu son aîné. Voyage vers un village rayé de la circulation. Autriche, beaucoup plus nature que nature, comme une initiation. Le regard de Tipoulin, c'est Le grand Meaulnes dans une communauté hippie avant l'heure h. Un regard adolescent qui s'envoie aux branches du fantastique (corbeau blanc dans la tignasse) et se tord définitivement les yeux à l'atterrissage de l'hélicoptère des flics. Les flics, comme toujours venus saloper la haute mer. Dirk, Laura, Schwarzendorf de ma jeunesse ! Confession au bord du gros sur la patate, coin de feu-ardent, d'une jactance vive et communicante (nullement esclave du jargon à la mode de l'underground).

  • Un homme, une femme et tout le monde autour. Il sort de prison, elle de clinique. Comment éviter de se perdre, quelle résistance, quels désirs, quand apparemment tout devient possible ? Il a besoin d'amour et de sécurité, obtient l'un et l'autre, parfois cela suffit. Elle s'entête à de courtes batailles et rêve des îles, une dérive après l'autre. Isolés. Ils se croisent. Ils s'oublient. Comédies du hasard, une aventure toute simple, il faut en vivre pour ne pas en mourir. Le temps les tient, sans vraie conscience, cherchant un abri, toutes attaches perdues. Combien sont-ils en marge d'une action véritable, se jouant à bon compte d'un trop plein de mots, de rêves, d'émotions, de gestes défensifs ? Comme si, pour se prouver, la vie passait par les nuages, usait de filtres, s'ouvrant, se refermant ? Les oiseaux et les sources sont loin, ce ne peut être que la fin du monde en avançant braille un ivrogne-acteur sur la place publique. On le chasse, c'est qu'il n'empêche personne de rire, de danser, de dormir. Ça ne brise pas le silence. Ça ne fait pas barrage.

  • Quand on entre dans l'univers de Chantal Chawaf, on en prend le risque. Ici, avec Maternité, elle défait les images reçues et acceptées : ce long rythme lyrique, à la fois blessé et conquérant, dénonce les illusions de la jouissance et du narcissisme où l'on enferme les femmes, dénonce ce qui a toujours été occulté dans la maternité, et même dans l'amour, tandis que, partout, le monde inquiète, gronde, s'auto-détruit. La seule chance de survie, ce serait de rassembler toutes nos forces, celles des hommes et des femmes, pour bâtir une société d'amour et de vie. Après Rougeâtre, voici Maternité : la parole sourd ici de la vie, et de la chair, et des gestes du quotidien, mais elle s'élève à une tension, à une intensité explosives, à un texte-secousse qui ébranle et fracture les surfaces du langage et libère le feu interne, la passion, les scintillements sombres, nerveux de nos démesures, de nos infinis où l'intime, le secret flambent, éclairent comme un soleil et transforment, renouvellent...

  • Paysages d'agonie est un roman en forme de tryptique : trois volets, trois paysages, trois agonies. Le premier, Paysage d'automne est vécu par un homme, blessé à mort et gagné par d'anciens souvenirs qu'il tente de retenir, et que viennent souligner, comme un choeur, les êtres qui peuplaient son existence. Le texte est rythmé par un battement, qui est celui de la vie même (pulsations du coeur, bruits de la forêt, mouvement des mécaniques, etc.) qui ne cessera qu'avec la mort. Tout au long du second, Paysage d'hiver, un homme (le même ?) traqué (ou qui croit l'être), à plat ventre sur la neige, armé d'un fusil, fait face, dans la nuit, à une forêt où pourraient s'agiter des loups affamés. Le troisième, Paysage obscur, se présente sous forme de fragments autonomes, comme une lutte contre le silence. La conscience qui s'y éveille, dans une obscurité absolue, va tâtonner à la recherche d'une identité, d'un passé, de circonstances perdues ou oubliées. Toutes les hypothèses sont plausibles et tous les souvenirs permis, mais la mémoire impossible ne découvre que des traces des deux textes précédents, jusqu'à ce que le sentiment de la mort entraîne tout dans le délire de l'angoisse.

  • À neuf ans, un jeune Florentin aperçoit une fillette de son âge : elle s'appelle Béatrice, lui, Dante Alighieri. Jamais il ne l'oubliera, et elle sera à l'origine d'une des grandes oeuvres de la littérature mondiale. Les péripéties ne manquent pas dans la vie de Dante : en cette fin du XIIIe siècle, les villes d'Italie sont en proie à des guerres civiles, et Florence n'échappe pas à la règle. Amoureux de Béatrice, Dante écrit pour elle les sonnets qui les lieront pour l'éternité. Mais il est sans fortune et sa passion ne l'empêche pas de mener la joyeuse vie des étudiants. La famille de la jeune fille décide de lui trouver un meilleur parti. À peine adulte, Dante épouse de son côté la très jeune Gemma Donati. Une autre passion pour Giulia, belle et savante fille d'un médecin juif de Salerne, le rapproche des sciences de la médecine et de la mystique. Poète maintenant célèbre, il se mêle de politique : le voilà bientôt à la tête du Conseil du peuple qui gouverne Florence. Ennemi juré du pape, il se trouve pris au piège à Rome dont il s'échappe de justesse. Dante désormais va vivre en exil, menacé tantôt d'emprisonnement, tantôt du bûcher. Il se réfugie à Venise où le Doge lui proposera d'être nommé ambassadeur à Constantinople. Giulia, qui l'a suivi au cours de ses pérégrinations, sera, cinq ans plus tard, faussement accusée par l'Inquisition. Retiré à Vérone, puis à Ravenne, Dante achève la Divine Comédie qui immortalisera la figure de Béatrice. Un roman plein de bruit et de fureur, où le fantôme d'un amour impossible ne cesse de hanter l'éternel errant que fut Dante Alighieri.

  • Pour un crime dont le coupable est châtié, combien de centaines de meurtres se commettent, dont les auteurs ne seront jamais inquiétés, ni même soupçonnés ? Car si les armes dont dispose un meurtrier sont en nombre limité, en vérité ce ne sont pas elles qui tuent. Elles ne jouent qu'un rôle accessoire au bout d'une longue courbe, d'une minutieuse machination - d'un véritable scenario - où tous les ressorts de l'âme humaine sont utilisés. Et là, le nombre des combinaisons est infini. Le héros de cette histoire est un homme sain, équilibré, normal. Ce qui lui arrive prouve que personne n'est à l'abri, que chacun d'entre nous peut se retrouver, demain, impliqué dans un meurtre à titre de victime... ou de coupable... et, quelquefois, les deux en même temps ! Après Zigzags, La pieuvre, Le piège, Paul Andréota achève d'abattre la barrière artificielle qui sépare traditionnellement le roman policier du roman littéraire. Le suspense, certes, est envoûtant, mais les qualités de l'écriture, la vérité des personnages, la subtilité de l'analyse d'une grande passion ne lui cèdent en rien.

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