Editions De L'atelier

  • « La laïcité est contre les musulmans. » « Les signes religieux n'ont rien à faire dans l'espace public. » « À l'école, on n'a pas le droit de parler des religions. » Régulièrement brandie comme argument massue dans les médias et les débats politiques, la laïcité fait l'objet de fantasmes. Dans un contexte de peurs multiples, nombre de discours visent à imposer un « durcissement » de la laïcité dans le but, parfois inavoué, de réduire les libertés qu'elle garantit et de multiplier les interdits qu'elle prévoit. Au risque de la dénaturer et de briser l'équilibre fragile posé par la loi de 1905.
    Les exemples de polémiques à ce sujet se sont multipliés ces dernières années, se focalisant essentiellement sur l'islam.
    Pour sortir des préjugés et garantir un débat serein, il paraît indispensable de se réapproprier point par point la laïcité telle que définie par le droit et telle qu'elle découle de notre histoire : éclaircir les confusions, déconstruire les idées reçues et les représentations fausses.
    Face aux replis identitaires (de tous ordres), aux contestations et aux pressions contre la République, mais aussi face à l'instrumentalisation dangereuse et de plus en plus courante de la laïcité, ce livre s'attache à définir ce qu'elle rend possible et ce qu'elle interdit, et sous quelles conditions.

  • De tous les moments de la vie de Jésus rapportés par les Évangiles, sa Passion est, croit-on, le plus connu.
    Les tableaux, récits et films les plus divers foisonnent, au point que tout paraît limpide dans cet épisode : accusé, jugé, mort sur la croix, mis au tombeau, Jésus serait apparu à ses disciples qui auraient proclamé sa résurrection. Que disent au juste les récits évangéliques de tout cela ?
    S'interrogeant sur les raisons de l'affirmation de saint Paul en échec dans sa mission à Antioche, "le fils de Dieu m'a aimé et s'est livré pour moi", Albert Rouet effectue une passionnante enquête à partir des récits évangéliques en laissant résonner de multiples questions : Jésus était-il menacé de mort dès le début de sa vie publique ? Quels sont les différents groupes qui voulaient l'assassiner et quels étaient leurs mobiles ? Le péché dont Jésus libèrerait l'humanité est-il de nature morale ou d'un autre ordre ? La foule qui l'acclame lors de son arrivée à Jérusalem est-elle la même que celle qui, quelques jours plus tard réclame sa mort ? Pourquoi est-il crucifié et pas lapidé ? Quel est la nature des événements relatés dans les Evangiles à propos de la résurrection de Jésus ?
    Dans cette fresque extraordinaire de précision et appuyée sur les sources évangéliques, l'événement de la Passion de Jésus prend une ampleur humaine et spirituelle inattendue.

  • Ceux qui veulent diviser la société usent de raccourcis témoignant d'une grande ignorance pour associer islam et barbarie et sous-entendre qu'il existerait une violence intrinsèque à cette religion, une solidarité naturelle entre musulmans et terroristes.  En s'attaquant à plus de quatre-vingt-dix idées fausses, rumeurs, approximations concernant l'islam et les musulmans, Omero Marongiu-Perria propose une parole libre et apaisée, destinée à tous les citoyens, de confession musulmane ou non, qui refusent que cette religion soit stigmatisée.
    « Dans vingt ans une bonne partie des églises seront des mosquées. » « L'islam opprime les femmes. » « L'islam est inadapté au mode de vie moderne. » « L'islam est incompatible avec les valeurs de la République française. » « L'islam est la religion la plus violente de toutes les religions monothéistes. » Les clichés et idées reçues sur l'islam et les musulmans foisonnent, validées par un public malheureusement de plus en plus large. L'un des dangers est de résumer l'Islam, avec un grand « i » - vaste civilisation qui englobe une multitude de populations et de cultures, mais aussi un apport conséquent à l'histoire - à l'islam, avec un petit « i », une religion qui serait en contradiction avec les droits de l'Homme et la modernité.
    Dans un style limpide, rigoureux, pédagogique, articulant le Coran, en tant que source primordiale de l'islam, avec l'histoire des idées dans le champ islamique, mais également une analyse des pratiques religieuses et de la réalité de ce que sont les musulmans aujourd'hui, l'auteur montre combien l'islam contemporain est traversé par des questions, des tensions et de nombreux débats.
    Statut du Coran, relations avec les pays occidentaux, rapports hommes/femmes, rapports avec les autres religions, vie quotidienne, place de la religion dans la laïcité, violence... Autant de thématiques abordées qui montrent qu'il n'y a pas d'uniformité d'opinion et de modes de vie chez les musulmans et que les musulmans français sont, pour la plupart, à la fois sécularisés au plan religieux et assimilés culturellement à la France.
    Un livre stimulant dans le contexte de la campagne électorale, accessible à un grand public. Un outil indispensable, pour défendre un vivre-ensemble à construire dans une société interculturelle apaisée.

  • D'un type nouveau, ce livre très illustré, intergénérationnel, s'adressent aux parents et aux enfants ensemble. Il propose, séquencé au rythme des saisons et des temps forts de la vie familiale, des idées de gestes, de prières, de petits rituels du quotidien mais aussi des Paroles d'Évangile et des focus thématiques simples, comme autant de points d'appui et d'échanges pour accueillir et célébrer ensemble Dieu à la maison.
    Sa démarche s'inscrit dans la dynamique du synode de la famille aussi bien que dans la démarche d'Évangélisation des quartiers populaires ré initiée par l'Église de France. Partant de ces inspirations complémentaires, ainsi ce livre s'adresse autant aux familles de milieux populaires en quête de repères et de cadres qu'aux jeunes parents plus favorisés, élevés dans la tradition chrétienne mais qui, après s'en être éloignés, sont soucieux d'éveiller à la foi leurs jeunes enfants sans trop savoir comment faire.
    L'ensemble de la fratrie, avec parents et grands-parents, peut le partager. Pour les plus petits, dans le cas d'un baptisé bébé ou dans le cheminement vers le baptême des plus jeunes, l'offre du livre permet de garder le lien dans l'attente du catéchisme. Pour les plus grands, elle vise à relier la foi au quotidien et ainsi à travers des rituels en famille, veut aider à prier ensemble et à donner une place à la foi dans la maison dont Dieu devient ainsi, pour tous, un soutien familier.

  • La déclaration de l'évangéliste Jean « Le salut vient des juifs » semble s'opposer à l'idée selon laquelle, pour les chrétiens, c'est de Jésus-Christ que vient le salut.
    Contradiction apparente qui ne peut être dépassée que par une meilleure connaissance du judaïsme.
    C'est ce que l'auteure propose ici : une présentation claire, accessible et très documentée de la plus ancienne religion monothéiste. Ses traditions, sa liturgie, sa référence à la Torah, ses fêtes, ses rites.
    Toutefois, le propos de cet ouvrage n'est pas tant de répondre à la question Qu'estce que le judaïsme ? que de répondre à celle-ci : Que représente un juif pour un chrétien ?
    Car il s'agit, comme l'explique l'auteure d'entrée de jeu, de « «percer l'abcès» qui empoisonne les relations entre juifs et chrétiens depuis deux mille ans », en remontant à la source de cet antagonisme et en relatant l'histoire tragique des relations entre juifs et chrétiens, jusqu'au retournement que représente le concile Vatican II qui engage les chrétiens à redécouvrir « le lien qui relie spirituellement le peuple du Nouveau Testament avec la lignée d'Abraham » : re-connaître « nos frères aînés dans la foi », selon la formule de Jean-Paul II, c'est ce à quoi invitait Vatican II, c'est ce à quoi s'attache cet ouvrage.

  • La question des divorcés a longtemps été taboue dans l'Église. Chaque fois le sujet était abordé, il créait un certain malaise, et pourtant le divorce est de plus en plus omniprésent dans la vie des familles. Ils sont nombreux les témoignages de ces femmes et de ces hommes qui disent s'être fait « jeter » des accueils paroissiaux quand ils venaient demander une « petite bénédiction » à l'occasion de leur nouvelle union. Et d'autres qui, même s'ils étaient accueillis, se sentaient vite rejetés : on leur posait tellement de conditions pour qu'il n'y ait aucune ambiguïté et qu'on ne puisse pas dire que l'Église célèbre un deuxième mariage qu'ils finissaient souvent par abandonner !

    Avec le synode sur la famille (2014 et 2015) et l'exhortation du pape François « la joie de l'amour » (Amoris laetitia), le regard de l'Église n'est plus le même. La loi n'a pas changé, et pourtant quelque chose d'essentiel a bougé. Portant son attention à « la situation concrète et [aux] possibilités effectives des familles réelles » (AL 36) parce que c'est là que le Christ rejoint les femmes et les hommes de notre temps, le pape invite à changer de regard et à transformer assez fondamentalement la manière pour l'Église d'accompagner ces situations « dites irrégulières ».

    Guide pastoral entièrement mis à jour « à la lumière du pape François », ce livre donne les éléments de réflexion indispensables aux équipes chargées d'accompagner les couples désireux de vivre « quelque chose devant Dieu » à l'occasion de leur nouvelle union. Des pistes très concrètes sont proposées pour donner un contenu au temps de prière, en prenant en compte leur histoire passée, parfois douloureuse, et le sens du sacrement du mariage chrétien.

  • Après plusieurs décennies de retrait de la vie politique, certains courants catholiques remobilisés dans les rangs de la « Manif pour tous » ont trouvé une capacité nouvelle à façonner le débat public et les imaginaires collectifs. Face aux évolutions rapides de la société française et aux incertitudes qu'elles génèrent, les chrétiens n'auraient-ils d'autres cartes à jouer que celle d'un conservatisme érigeant le catholicisme comme une contre-culture confinée dans une vision sécurisante et ordonnée de la vie en commun ? Jeunes et chrétiens, les auteurs de ce livre refusent cette vision étriquée.

    Au contraire, ils proposent un christianisme imprégné du souci évangélique de compréhension du monde. Interpellés par la complexité des expériences qui travaillent leurs contemporains et attentifs à la vitalité de leurs interrogations, ils contestent une posture moralisatrice et intransigeante qui condamne sans concession la modernité. Bien loin de bénir l'ordre des choses, les Évangiles interpellent, façonnent, déplacent ceux qui les lisent : s'en réclamer ne peut consister à en geler l'élan dans un corpus de valeurs achevé.
    À l'opposé de cette conception surannée, ce livre propose aux chrétiens d'investir vigoureusement les enjeux fondamentaux qui manquent radicalement de visibilité dans l'espace politique, alors même qu'ils constituent l'origine profonde de nos maux : le délitement des liens sociaux accéléré par la montée des inégalités économiques d'une part, la dégradation continue des écosystèmes d'autre part. Affronter ces défis requiert de défendre une nouvelle hiérarchie des priorités, de sorte que les énergies collectives soient orientées vers la construction d'un projet commun ambitieux et désirable : celui qui permettra le libre développement de chacun sur une Terre habitable pour tous.

  • La réédition d'un ouvrage qui montre comment la question du discernement entre bien et mal se pose dans notre société aujourd'hui.
    Dans notre société où les moeurs ne sont plus gouvernées par des règles strictes et où les modes de vie sont multiples, comment discerner le bien du mal ?  La distinction n'était-elle pas plus évidente quand la morale se confondait avec les règles de vie sociale ? Aujourd'hui, n'a-t-elle pas laissé place à un relativisme où tout s'égale ?  Bien sûr que non. La conscience morale n'est pas près de disparaître. Ce sont sans doute les formes prises par le questionnement moral qui ont changé.  Cet ouvrage interroge ainsi la façon bien particulière dont la question du bien et du mal se pose à notre époque, en proposant un parcours un réflexion qui vise à permettre au lecteur d'exercer son discernement en liberté, selon la foi chrétienne, et en prenant en compte la complexité de notre époque et les dilemmes qui lui sont propres : euthanasie, médecine et génétique, licenciements économiques, travail et déontologie, ingérence humanitaire, armement... sont autant de question où il n'est pas facile de discerner le bien du mal. L'auteur montre comment les questions peuvent être posées, avec le souci que chacun puisse y répondre lui-même.
    Il s'agit aussi de réfléchir plus largement à ce qu'est la morale : est-ce que bien et mal sont nécessairement variables d'une époque à l'autre, ou est-ce qu'il existe des principes qui perdurent, quelle que soit l'époque ? Qu'est-ce que le moralisme ? Comment reconnaît-on le mal ? Quel rapport entretiennent foi et morale ?
    Autant de pistes de réflexion pour interroger, dans l'ici et maintenant, les notions pas si éculées de bien et de mal. 

  • Dans un climat où l'indifférence massive à l'égard de la religion suscite l'exaltation identitaire, Albert Rouet propose une voie singulière : vivre la foi chrétienne comme l'expérience d'un Dieu incarné dans des gestes quotidiens, désirable, c'est- à-dire bon pour vivre.
    Que signifie croire dans un monde qui n'est plus séparé en deux, d'un côté le profane et ses contingences matérielles et de l'autre le sacré et ses préoccupations spirituelles ? De quoi peut témoigner la foi chrétienne dans une société où « la Bourse est devenue un temple et le foot une grande messe » ? C'est à cette question essentielle que se confronte Albert Rouet. Au lieu de gémir sur l'état de la société actuelle en déplorant son indifférence massive à l'égard de la pratique religieuse, l'ancien archevêque de Poitiers propose un christianisme qui se déprend d'un sacré aliénant pour s'engager « dans les domaines où l'humanité joue les conditions de son existence :
    La justice et la paix, la dignité et le respect ».
    En se démarquant de la volonté de constituer des citadelles chrétiennes pour faire face à l'indifférence, cet essai dessine les traits d'une foi chrétienne qui accepte de se laisser questionner par le désir. Aux antipodes de la figure d'un Dieu qui juge « d'en haut » les conduites des femmes et des hommes, Albert Rouet trace, en s'appuyant sur la tradition biblique, notamment les récits évangéliques, une voie autre : faire du dialogue avec Dieu, le lieu où l'existence se creuse, une expérience où l'insatisfaction du désir n'est pas comblée par la possession et la consommation toujours plus grandes d'objets.
    Loin de se limiter un nouveau discours, cet essai très argumenté invite à vivre le christianisme comme une expérience qui libère le désir car « quand des hommes disent ne plus croire à rien, il leur reste encore à mieux devenir humains... Ouvrir sa porte débouche sur l'inconnu de tous les possibles ». En se mettant à l'écoute des récits que font les hommes de leur vie, la foi chrétienne peut se vivre au quotidien : elle devient alors cette « sortie de soi vers le bien de l'autre qui caractérise le lieu où Dieu peut être cité ».

  • De très nombreuses familles se trouvent démunies lors de la préparation des funérailles d'un proche. Ce guide propose à un public sans références religieuses des repères pour donner un contenu et un sens aux obsèques d'un proche.
    S'appuyant sur leur expérience théorique et de terrain dans le domaine, les auteurs ont réuni de nombreux matériaux pour aider le lecteur à comprendre la nécessité d'un rite des funérailles et à donner un contenu à la cérémonie.
    Ils expliquent notamment comment construire une cérémonie d'hommage, en exposent les différents temps et leur déploiement, proposent des textes d'hommage à un défunt, suggèrent des gestes ou des symboliques à accomplir.
    Un livre-guide destiné à un grand public.

  • Et si l'apprivoisement de notre propre mort n'était plus un tabou mais une manière d'apprendre à vivre plus intensément ? Loin des leçons sentencieuses, Nicolle Carré livre, en ayant approché ce moment ultime, une parole rare.
    Accompagner jusqu'au dernier instant, celle ou celui qui va mourir préoccupe de plus en plus de soignants, familles et amis. Mais que sait-on vraiment de ce que ressent ce vivant qui perçoit sa fin proche ? Et nous-mêmes, savons-nous apprivoiser notre propre mort ?
    Comment sortir du silence gêné qui entoure cette question ? Comment apprendre à vivre en tentant de d'apprivoiser la mort.
    Atteinte d'un cancer et victime d'une rechute qui selon les médecins ne lui laissent que quelques mois à vivre, Nicolle Carré réunit ses proches pour un banquet d'adieu. Elle part pour l'hôpital. Sa santé se dégrade au point que la mort s'annonce inéluctable. De façon inattendue, au coeur de ses nuits, au bord de l'asphyxie, elle découvre à nouveau la vie et la reçoit comme un fabuleux cadeau, une grâce. Déjouant les pronostics médicaux, elle échappe à la mort. Débordant d'une joie grave, sortie grandie de l'épreuve, Nicole Carré confie ce qu'elle ressent : "J'apprends à vivre en apprenant à mourir. Je pressens que l'inconnu est l'inconnu du don. Ma peur de la mort s'apaise lorsque j'entre dans ce mystère du don. La vie est assez large pour tout contenir même la mort." Après le succès des deux précédentes parutions (plus de 10 000 exemplaires vendus), Nicolle Carré confie dans cette nouvelle édition comment ce livre a touché et bouleversé la vie de nombreux lecteurs de toutes convictions.

  • La réédition d'un ouvrage essentiel qui pose une question centrale :
    Comment peut-on continuer de croire quand survient la souffrance ?
    Croire quand on souffre... Comment oser affirmer que c'est possible sans insulter ceux qui, plongés dans la nuit, hésitent entre cris et silence ?
    Comment accepter le discours des beaux parleurs dont la foi n'a jamais connu l'épreuve ? Alors, se taire ? Ce serait tout autant insulter la voix des souffrants qui, inlassablement, ont cherché des chemins de vie au creux de leur détresse et dont certains témoignent de l'inouïe et brûlante rencontre de la tendresse du Christ.
    Yvette Chabert et Roger Philibert, même s'ils n'en font pas la confidence, savent de quoi ils parlent.
    Ils ont décidé de traiter ce sujet délicat en s'appuyant sur des témoignages, des écrits et des paroles qui disent les moments de révolte et de foi, de confiance et de désespoir, de colère et d'émerveillement. Le livre est donc nourri de ces expériences personnelles, mais aussi d'un dialogue constant avec des souffrants, croyants ou non. Ils tentent d'en faire une invitation à entendre l'appel de la vie même quand il retentit aux limites de l'insoutenable.

  • Simples, proches de la vie, les textes et les prières de Michel Quoist expriment sans mièvrerie, les préoccupations, les souffrances et les aspirations humaines. Michel Quoist avait à coeur de rappeler l'amour infini de Dieu pour l'humanité, la force de l'Évangile comme Bonne Nouvelle, la nécessaire implication des hommes pour la construction d'un monde plus fraternel.
    Dans une période de forte instabilité sociale et personnelle, de nombreux lecteurs seront heureux de découvrir ou de redécouvrir à travers la thématique de la confiance, une spiritualité vivifiante où l'expérience humaine a toute sa place.
    « Comme la symphonie a besoin de chaque note Comme le livre a besoin de chaque mot Comme la maison a besoin de chaque pierre Comme l'océan a besoin de chaque goutte d'eau Comme la moisson a besoin de chaque grain de blé l'humanité tout entière a besoin de toi là ou tu es, unique et donc irremplaçable. »

  • Une nouvelle édition du parcours catéchuménal (document jeune) Appelés à renaître. Cet ouvrage est complémentaire de Appelés à renaître. Guide de l'accompagnateur. Depuis sa première édition en 1994, Appelés à renaître est devenu une référence pour préparer les jeunes au Baptême.
    De jeunes collégiens et lycéens sont de plus en plus nombreux à demander le Baptême. Quelle route faut-il prendre pour mieux connaître le Christ et vivre en fils de Dieu ? Comment découvrir que le Baptême est une nouvelle naissance ? Leur démarche déroute souvent les adultes responsables en Ecole catholique, dans les Aumôneries de l'Enseignement public ou dans les Mouvements : que proposer aux jeunes ? Quel type de cheminement vers le Baptême ? Avec quelle pédagogie et quel contenu ?
    Ce parcours, intitulé Appelés à renaître, constitué d'un ensemble de trente-quatre fiches, propose une catéchèse en va-et-vient entre la vie du jeune et la foi de l'Eglise. Les fiches fournissent la trame de la rencontre entre le jeune et son accompagnateur. Celui-ci les remettra au jeune au fur et à mesure de son cheminement. Elles lui serviront de base pour réaliser son carnet de route vers le Baptême et l'Eucharistie. Grâce à ce guide, le jeune désireux d'être baptisé prendra le temps d'approfondir sa demande et de mûrir son choix d'entrer dans la communauté des baptisés.

  • Lorsque Gilles Rebêche a été ordonné diacre, il y a plus de trente ans, il a entendu pour la première fois, de la part de son évêque, la recommandation souvent répétée depuis : « Ta vocation est de te configurer au Christ serviteur, et d'aider toute l'Église à suivre les chemins où précisément le Christ Serviteur veut tous nous entraîner ! » Le Christ Serviteur, c'est celui qui, le soir du Jeudi Saint, lave les pieds de ses apôtres et leur dit : « Je suis au milieu de vous comme celui qui sert. » C'est à cette figure que Gilles Rebêche s'attache dans cet ouvrage, en choisissant de relire quatre passages de l'Évangile : quatre chemins qui nous invitent à questionner cette position particulière du Serviteur, quatre chemins susceptibles de dessiner une géographie spirituelle aux quatre coins de notre vie intérieure et de notre posture dans la société.
    Sur le premier chemin, qui nous mène de Jérusalem à Emmaüs (Luc 24, 13-35), les pèlerins d'Emmaüs, marchant aux côtés de Jésus sans le reconnaître, passent d'un visage sombre à un coeur brûlant ; sur le deuxième chemin, qui va de Jérusalem à Gaza (Ac 8, 29-70), Philippe est invité à monter sur le char d'un haut fonctionnaire égyptien et le conduit vers le Christ ; sur le troisième chemin, qui va de Jérusalem à Jéricho (Luc 10, 29-37), un Samaritain prend soin d'un homme laissé à-demi mort sur le bord de la route ; sur le quatrième chemin, qui va de Jérusalem à Damas (Ac 9,1-19), un disciple est appelé par le Seigneur pour guider un homme persécutant les disciples de Jésus sur la voie de la conversion.
    Selon Gilles Rebêche, c'est en cheminant que l'on se fait Serviteur, quitte à prendre des sentiers de traverse, des itinéraires imprévus, et parfois même à avancer à contre-sens des routes trop bien balisées par des certitudes ecclésiastiques. Mais ces chemins du Serviteur sont d'abord des chemins intérieurs, nous invitant jour après jour (à l'école de la Parole de Dieu, de la rencontre des pauvres et des petits, et de la relecture de vie) à apprendre autant un « savoir être » qu'un « savoir-faire ».
    S'attacher à cette figure du Serviteur, c'est méditer sur la vocation de Jésus et sur celle de l'Église.
    Cet ouvrage nous invite à nous laisser accompagner par cet Évangile de la miséricorde, à redécouvrir à travers quatre chemins comment nous laisser rejoindre par le Christ en personne au creuset de nos existences. Car le Service, rappelle Gilles Rebêche, est le lieu sacré où Dieu révèle sa présence et son identité.

  • Toute première enquête sur les musulmans de France face au djihadisme, cet ouvrage veut déconstruire les préjugés sociaux, qui oscillent trop souvent entre la représentation d'un silence communautaire complice ou la vision idyllique d'une mobilisation musulmane massive.

    À l'heure où les polémiques s'enchaînent, où les émotions prennent le pas sur la raison, l'objectif des auteurs de cet ouvrage est précisément de rendre compte de la multiplicité des positions et des actions des musulmans de France face au djihadisme et de rendre compte des phénomènes de conscientisation citoyenne qu'a suscités le « défi terroriste » chez les citoyens français de confession musulmane. Pour se faire, ils ont privilégié une enquête sociologique jouant sur différentes échelles (individuelle, collective, organisationnelle, etc.) et basée sur l'observation participante, des entretiens approfondis (une quarantaine), l'analyse des sites web et des pages personnelles sur les réseaux sociaux, mais aussi les prises de positions publiques en tant que « musulmans » à travers les tribunes de presse, les discours publics, les médias audiovisuels et les écrits autobiographiques.
    Il s'agit de traiter les événements dramatiques comme des révélateurs d'attitudes, de comportements et de représentations plus profonds, qui nous éclairent sur la pluralité des façons de se « vivre musulman » en harmonie ou en conflit avec leur citoyenneté française.
    Cet ouvrage offre ainsi au lecteur un champ d'observation inédit des sociétés musulmanes françaises et francophones qui s'affirment et se déploient dans une pluralité de prises de positions et d'actions qui vient casser le cliché d'une communauté ethno-religieuse à l'unisson, et au-delà, l'image d'un prétendu communautarisme musulman qui attendrait son heure pour éclore.

  • Qui étaient les prêtres qui ont vécu le concile Vatican II ? Une enquête leur donne la parole et restitue leur parcours. Eclairant alors que l'Eglise catholique traverse une grave crise de crédibilité.
    On ne peut comprendre la société française de la seconde moitié du XXe siècle sans connaître ceux qui y ont joué un rôle non négligeable, les prêtres qui ont vécu Vatican II.
    Habités par cette conviction, des membres de la Conférence catholique des baptisés de France (CCBF) ont, durant plusieurs années, recueillis leurs paroles. Ce livre les restitue en les mettant en regard. Il retrace les itinéraires de prêtres qui ont passionnément voulu se rapprocher de tous, spécialement des « périphéries » chères au pape François.
    Souvent discrets sur eux-mêmes, ces hommes ont vécu la convocation en 1960 du Concile - « l'événement le plus important du XXème siècle » selon De Gaulle - comme une libération du carcan clérical dans lequel était enserrée leur existence. Ils livrent au fil des chapitres, ce qui a motivé leur vocation, leur vie au séminaire, leur traversée de Mai 68, leurs doutes et leurs passions pour un Evangile vécu en résonnance avec la vie des femmes et des hommes qu'ils côtoient. Ce tableau jette une lumière crue sur l'état de crise que traverse actuellement l'Eglise catholique. « Il faut ouvrir les fenêtres de l'Eglise » disait Jean XXIII en convoquant le Concile. 60 ans plus tard, ne faut-il pas renouveler ce geste ?

  • Intrigué par l'omniprésence des repas dans la Bible, Gilles Rebêche consacre un ouvrage au thème de la table, lieu où s'incarne le projet d'Alliance de Dieu avec l'humanité.
    Le service des tables « Ainsi, tu vas consacrer ta vie au service des Tables ! », dit un prêtre à Gilles Rebêche lorsque celui-ci lui annonce qu'il va devenir diacre. C'est sa propre vocation que Gilles Rebêche interroge dans cet ouvrage : car le « service des Tables » est une expression traditionnelle de l'Église pour parler du ministère des diacres. Mais, plus encore, de l'activité socio-caritative de la communauté chrétienne et, par extension, de sa relation avec la société civile, et avec tout ce qui l'oblige à s'ouvrir à autre chose qu'elle-même : l'étranger, le pauvre, le petit, l'ennemi...
    Scènes de repas dans la Bible La Bible est parsemée d'histoires de repas. Il y a d'abord celle d'Abraham, le Père des croyants, qui accueille sous le chêne de Mambré trois étrangers inconnus. Il les sert à table et leur lave les pieds en signe d'hospitalité et de respect. À travers eux, c'est le Seigneur lui-même qui lui rend visite. Hospitalité, partage, rencontre, bienveillance : au fil des textes puisés dans l'Ancien et le Nouveau Testaments, et au gré de ses propres expériences, Gilles Rebêche montre comment le repas incarne et révèle le projet d'Alliance. Alliance de Dieu avec l'humanité, alliance de chacun avec ses semblables et avec la création qui nous est confiée.

  • Quelle est l'histoire de cet homme qui a porté avec d'autres la mission d'ATD Quart Monde, pendant quarante ans et à la suite de son fondateur Joseph Wresinski ?
    Né en Suisse, Eugen Brand rencontre le Mouvement à l'âge de 22 ans et devient volontaire permanent. Il vit alors parmi des familles en grande pauvreté et apprend à leurs côtés. Cet engagement le mènera à Créteil, New York, Bâle, au Pérou, en Bolivie...
    À travers ces épisodes de la vie d'Eugen Brand, ses doutes et ses convictions, ou encore ses moments de compagnonnage avec le Père Joseph, c'est l'histoire de la gouvernance d'ATD Quart Monde qui est dressée, dans ses tâtonnements et ses évolutions.
    Dans cette série d'entretiens d'où naîtra une forte amitié, Michel Sauquet et Eugen Brand échangent et partagent leurs expériences et questionnements. À la suite d'Eugen Brand, ce livre nous permet de comprendre et de revendiquer que les « sans-droits » sont la source et le moteur des grandes transformations à réaliser au sein de la société.

  • Comment assumer à la fois son orientation sexuelle et sa croyance en Dieu? Comment l'Église accueille-t-elle et accompagne-t-elle ceux qui, tout jeunes ou à travers leur itinéraire de vie, se découvrent une attirance, un amour pour une personne du même sexe?
    La question pourrait paraître aujourd'hui complètement obsolète, du fait des recherches en sciences humaines, des avancées sociales et sociologiques d'une part, et de l'émancipation du sujet face aux discours ecclésiaux, d'autre part. Pourtant, la réalité cachée de bien des personnes homosexuelles dans l'Église, par peur d'être mal jugées, est réelle. Et bien des préjugés sont encore ancrés dans les représentations mentales, souvent par manque de connaissance et d'information sur le vécu des personnes. Entre la revendication militante, dans laquelle un certain nombre de personnes homosexuelles ne souhaitent pas entrer, et le silence pesant de la culpabilité et de la honte, dont certaines cherchent à sortir, est-il possible de renouer les fils d'un vrai dialogue ?
    À partir d'approches multiples, anthropologique, théologique, biblique, Claude Besson interpelle les communautés chrétiennes, et provoque l'Église à ré-ouvrir cette question pour sortir de l'impasse d'un discours inopérant consistant à inviter les personnes homosexuelles à vivre dans le célibat continent et chaste. Des récits d'une très grande force et des témoignages rares de parents d'enfants homosexuels ou de personnes homosexuelles elles-mêmes viennent illustrer son propos.
    Cet ouvrage souhaite donc aider ceux qui ont des inclinations homosexuelles à les vivre dans la foi chrétienne, « en construisant une existence porteuse de sens et de cohérence qui leur permette de vivre heureux ». Et contribuer aussi à la création d'une pastorale tournée vers les personnes homosexuelles.

  • Le concile vatican ii.
    Quelle a été l'originalité de cet événement dans l'histoire de l'eglise catholique ? quelles en ont été les répercussions ? ce concile est-il toujours d'actualité pour les croyants d'aujourd'hui ? le 11 octobre 1962, dans un monde en pleine transformation, s'ouvrait le concile vatican ii. durant trois années, les évêques du monde entier sous l'impulsion de jean xxiii d'abord, puis de paul vi allaient mettre en place une incroyable dynamique : présenter au monde le visage d'une eglise plus soucieuse des préoccupations humaines et redonner à l'evangile toute son actualité.
    S'appuyant sur une documentation bien choisie, daniel moulinet, historien, permet au lecteur de découvrir ou de redécouvrir l'audace et la richesse de cet événement. il présente et commente les différents textes issus du concile, replace dans leur contexte les déclarations et prises de position des principaux acteurs de cette rencontre. au-delà de " l'esprit de vatican ii " dont il rend compte, ce livre permet de comprendre en quoi ce concile demeure une référence essentielle pour l'eglise et pour son avenir.

  • Une méditation très grand public sur le sens que peuvent prendre des moments et des gestes des Évangiles très connus : le dernier repas de Jésus, le lavement des pieds de ses disciples, sa mort sur la croix, son ensevelissement et le constat du tombeau vide. Un regard décalé sur l'événement de Pâques vécu comme une libération des asservissements, un passage de la mort à la vie.
    Dans une méditation très ancrée dans la vie quotidienne, Gilles Rebêche relit le récit évangélique des trois jours qui précèdent Pâques. Il défait les idées toutes faites : non, Jésus n'a pas recherché la souffrance, elle s'est imposée à lui. Jésus n'a pas choisi la croix. Il l'a vécue comme une épreuve. Jésus se rend compte, le soir du jeudi saint, que son message n'a pas vraiment été entendu ni compris. C'est à travers le geste du lavement des pieds de ses disciples qu'il incarne une vérité toujours vive : dans les moments où la douleur donne envie de baisser les bras, le seul chemin de vie c'est le service du frère, le passage de l'hostilité à l'hospitalité.
    En relatant des événements du quotidien, cette méditation invite à déplacer le regard porté sur la souffrance : sur la croix sur le Golgotha, c'est Dieu lui-même en la personne de Jésus qui souffre avec l'humanité. Dès lors, pourquoi, au lieu de céder à un activisme effréné devant celle ou celui qui vit une épreuve, ne pas d'abord et avant tout lui manifester une attention et une présence intenses ?
    Jésus n'est pas un héros intouchable et inaltérable : la croix est une forme de descente aux enfers, où il rejoint tous ceux qui se croient abandonnés de Dieu.
    Gilles Rebêche poursuit son parcours en interrogeant le sens de la mise au tombeau de Jésus comme un temps de deuil et d'attente. Il achève sa relecture des Évangiles de Pâques en questionnant l'attitude de Pierre. Celui qui arrive le dernier au tombeau, ce « lourdaud » prompt aux déclarations enflammées a-t-il vraiment trahi Jésus le soir de son jugement ? Pierre, celui qui par trois fois dit « Je ne connais pas cet homme », ne le reconnaît plus : ça ne peut pas être Jésus, cet homme en qui il a mis tant d'espoir et qui va être crucifié. Mais alors, il entend le coq chanter

  • « Mais qui es-tu pour m'empêcher de mourir ? ».
    Cette question cinglante fut posée à l'auteur par un homme en détresse. Elle traduit le contenu et l'esprit de ces chroniques écrites du quotidien. Gilles Rebêche y raconte sa vocation de diacre à Toulon et dans l'ensemble du département du Var.
    En plus de quarante histoires pétillantes où affleurent joies, grandeurs et souffrances des personnes qui subissent la pauvreté, il révèle son itinéraire au service des « sans voix » dans la rue, dans les cités, auprès des responsables politiques. Avec humour, modestie et obstination.
    Au fil de ces récits se dessine le portrait d'un diacre. Celui qui, à l'image du Christ, se fait serviteur des plus fragiles. Il rappelle que la capacité de fraternité de la société et de l'Église se mesure à la place donnée aux pauvres. C'est ce que l'on appelle la diaconie.
    Accessible à un très grand public, cet ouvrage dévoile des éclaircies du ciel, aperçues sous la paupière du quotidien.

  • L'amour de Dieu bouleverse les coeurs, il n'y reste pas confiné. Il déborde et cherche à irriguer tout le champ de la vie relationnelle. Comment retravaille-t-il les manières de se situer des chrétiens, notamment dans le domaine de la charité et de l'engagement ?
    La solidarité, ou la « diaconie », fait partie du coeur de la mission de l'Église, et non de sa périphérie. Elle n'est pas simplement une conséquence de la foi chrétienne, elle est une porte d'entrée dans la vie de Dieu.
    Émaillé de métaphores savoureuses, l'ouvrage, à partir d'initiatives impulsées en divers lieux (au Mans dans le cadre de la Mission ouvrière avec les demandeurs d'emploi, à Paris avec une bibliothèque d'ATD Quart monde, à Cergy en ville nouvelle), esquisse une nouvelle manière de rendre compte du type de présence des chrétiens à la société et de leurs liens solidaires. Des engagements tout à la fois envois mais également accueils, actions mais aussi présences ; des pratiques, sources de tension, mais également promesses de réconciliation, motivées par des urgences éthiques, mais aussi et surtout par le désir de Dieu. En effet, chaque fois, les chrétiens et ceux avec qui ils font route sont ramenés à l'unique point d'appui dont ils disposent : ce lien d'amour si fort que le Christ, en sa Pâque, a renoué entre l'humanité et Dieu. La conclusion fait le portrait d'une Église amoureuse, reprenant en filigrane la symbolique du Cantique des Cantiques.
    Le livre Un lien si fort sorti en 2009, avait été réédité avec une nouvelle couverture en 2012 et enrichi d'exemples d'initiatives prometteuses dans le champ de la charité et des engagements solidaires. Cette édition 2018 est remise à jour à la lumière des points d'insistance du pape François et revient sur le grand moment qu'a constitué le rassemblement national « Diaconia 2013, servons la fraternité ! » où 12 000 personnes engagées dans la lutte contre l'exclusion et la pauvreté se sont rassemblées à Lourdes à l'appel de l'Église catholique.

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