Lessius

  • « Aujourd'hui, avec les autres évêques, l'écoute des personnes victimes et le travail de prévention et de lutte contre la pédophilie au sein de l'Église catholique, me conduisent à dénoncer fermement combien les attitudes et les actes porteurs de toute-puissance se révèlent destructeurs dans les relations humaines et, plus largement, dans la recherche d'un monde plus juste et plus fraternel. »

  • Comment sortir de la situation dans laquelle on ne sait plus croire, on ne peut plus croire, on ne veut plus croire ? Pour le dire autrement : à quelles conditions pourrions-nous aujourd'hui réapprendre à croire et retrouver l'énergie d'un "vouloir croire" ?

  • Beaucoup ignorent que, pendant un millénaire, l'Église catholique a reconnu des femmes diacres en son sein. Si le Nouveau Testament recèle peu de traces de leur présence, les témoignages par la suite abondent. Le lecteur trouvera ici un accès solide à leur histoire à travers des portraits de femmes très contrastés.

  • Par cette publication, nous poursuivons la présentation et l'annotation par les jésuites initiée avec l'encyclique Laudato si', puis La joie de l'amour, Soyez dans la joie et l'allégresse et Les problèmes économiques et financiers.

  • Cette édition commentée de Querida Amazonia propose aussi une édition commentée du Document final du Synode. Après ces textes, une quinzaine de fiches pédagogiques, ainsi que deux études, reprennent les grandes questions soulevées par Querida Amazonia et le Document final.

  • Il s'agit de récits simples, courts (deux à trois pages), agréables à lire, empreints d'une grande sérénité. Le sentiment de la nature accompagne les événements, neige, arbres, feuilles, saisons, couleurs... C'est délicieusement japonais et raffiné. Les mourants meurent réconciliés et les blessés de la vie restaurés dans leur dignité et leur goût de vivre.
    Pour chaque récit, la sérénité vient d'une présence talentueuse, ayant l'expérience de ce genre de circonstances, pleine d'empathie, qui dénoue toutes les douleurs et contractions, dans les derniers instants avant la mort ou dans les situations apparemment bloquées.
    Le mérite tient à l'importance donnée au corps de celui qui approche le mourant ou le souffrant : son de la voix, respiration accordée au rythme de l'autre, intensité de l'attention, prise en compte de son histoire. Le texte exerce une action bienfaisante.

  • Ces pages essaient d'explorer ce qu'a pu être la vie cachée de Jésus afin d'éclairer une approche croyante de la vie quotidienne. Nous approcher de ce mystère nous fera découvrir avec étonnement que Jésus, incarné à Nazareth, a éprouvé le poids et les possibilités inédites d'une vie qui, parce qu'humaine, est quotidienne.
    Le « quotidien » va souvent spontanément de pair avec la « routine », et la routine évoque un lieu inhospitalier d'où il convient de s'échapper le plus vite possible. Le quotidien est ce qui est journalier, ce qui se passe habituellement chaque jour ; le routinier est ce que l'on fait en suivant les coutumes enracinées, sans avoir besoin d'appliquer de raisonnements particuliers. Fuir la routine à travers toutes sortes d'expériences qui donnent des couleurs à l'infinie gamme de gris qui sert de toile de fond au passage du temps, c'est pour beaucoup de gens la façon habituelle d'affronter le calendrier : attendre la fin de la semaine, les ponts et les vacances, tout en supportant bon an mal an ce qu'il faut vivre tous les jours.
    Il n'en va souvent pas autrement de l'expérience de la vie ordinaire que font les croyants. Il est vrai que le coeur de la vie chrétienne, le mystère de l'Incarnation, a un immense potentiel pour dynamiser notre façon de vivre le quotidien. Nous reconnaissons cependant que le désir de « trouver Dieu en toutes choses » ne manque pas de se heurter à la routine dépourvue de profondeur. Ces pages essaient d'explorer ce qu'a pu être la vie cachée de Jésus afin d'éclairer une approche croyante de la vie quotidienne. Nous approcher de ce mystère nous fera découvrir avec étonnement que Jésus, incarné à Nazareth, a éprouvé le poids et les possibilités inédites d'une vie qui, parce qu'humaine, est quotidienne.

  • Le livre propose une lecture complète et détaillée, narrative, des premiers chapitres de l'évangile selon St Matthieu. L'auteur part de cette hypothèse : si Matthieu énumère les noms des ancêtres de Jésus l'un après l'autre, ce n'est pas seulement pour affirmer sa messianité et son enracinement dans la lignée de David mais aussi pour nous montrer des modèles humains, vivants et compliqués et nous inviter ainsi à nous identifier ou à nous distancier à/de l'un ou l'autre de ces modèles typiques.
    Si Jésus vient, c'est de cette humanité enchevêtrée et compliquée. A partir de là, il relit les anciens récits de tous les personnages cités dans la généalogie sans se contenter d'insister sur les cinq femmes ou sur les personnages éminents (Abraham, Isaac, Jacob, David...), comme le font la plupart des études. Par sa naissance, Jésus devient donc un être assujetti au changement et à l'évolution. Il n'est plus cet être asexué, l'engendré de l'Esprit immuable, mais un homme évolutif comme tous les hommes.
    Dès le début du récit, Matthieu le déclare Christ et fils de David (Mt 1, 1), mais cette identité évolue par l'interférence d'autres appartenances et d'autres changements. Il était " le Christ " mais devient, avec un peu de réticence, " celui qu'on appelle Christ ". Il était " fils de David ", né à Bethléem mais finit " Nazaréen " qui habite la Galilée. Il a été déclaré " roi des Juifs " mais le voici, un " enfant avec sa mère ".
    Ces appartenances multiples, partiellement opposées, font de Jésus une personne " frontalière ", à la frontière de différentes appartenances humaines et un " relais " entre ce qui est initialement opposé et conflictuel ".

  • L'événement Vatican II

    John W. O'Malley

    • Lessius
    • 15 Septembre 2011

    Le concile Vatican II est sans conteste un événement religieux majeur du XXe siècle.
    Il a profondément transformé l'Eglise catholique, dans son rapport au monde comme dans la compréhension qu'elle a d'elle-même. John O'Malley nous en retrace le déroulement, en le situant dans son contexte historique et théologique. Depuis l'annonce par Jean XXIII de la tenue d'un concile, le 25 janvier 1959, jusqu'à la célébration de clôture, le 8 décembre 1965, il nous fait revivre pas à pas les grands débats conciliaires, le travail des commissions et les relations parfois difficiles entre le pape et l'assemblée des évêques.
    Il met particulièrement bien en évidence les différents "courants" qui s'y sont affrontés, en évitant toute caricature et en dépassant la lecture simpliste d'une opposition entre progressistes et conservateurs. A l'occasion du cinquantième anniversaire de l'ouverture du Concile, ce parcours passionnant et tout en nuances permet de mieux comprendre les débats qui habitent encore l'Eglise aujourd'hui.

  • Les jésuites sont-ils vraiment un ordre pour les élites ? Quelle place tient dans leurs préoccupations les populations les plus modestes, et parmi elles, ceux qui connaissent de grandes précarités ? Ce livre tente de répondre à ces deux questions en parcourant toute l'histoire des jésuites depuis leur fondation jusqu'à maintenant.

  • L'ouvrage est la suite d'un autre ouvrage de Dominique Bertrand, qui a fait date : Un corps pour l'Esprit : essai sur l'expérience communautaire selon les Constitutions de la Compagnie de Jésus. Les auteurs offrent ici un commentaire suivi de ce texte fondateur de la Compagnie de Jésus qu'ils considèrent comme un texte spirituel au même titre que les Exercices spirituels. Ce travail est sans équivalent en français.

  • Cette édition entend offrir des éléments pour une meilleure compréhension et intériorisation de cette encyclique.
    La préface de Mgr Brunin, président du conseil « Famille et société » de la Conférence épiscopale de France, est suivie d'une introduction générale.
    Chaque chapitre est introduit, annoté et conclu par des questions pédagogiques.
    En fin de volume, on trouvera un important glossaire, ainsi que trois index : thématique, biblique et onomastique.

  • Cette édition commentée de Gaudete et exsultate souhaite faire découvrir les richesses de cette exhortation à toutes les personnes en recherche de voies de sainteté dans le monde présent.

  • Le Concile Vatican II a mis en lumière l'importance de la participation de l'ensemble des baptisés à l'annonce de l'Évangile. Cette nécessaire implication des laïcs peut-elle aller jusqu'à prendre la forme publique de la prédication de la parole de Dieu ?

    Telle est la question à laquelle tente de répondre cet ouvrage. À travers une reconstruction historique détaillée, deux études reviennent sur les XIIe et XIIIe siècles, période durant laquelle la hiérarchie catholique mandata des laïcs, femmes comprises, pour l'office de la prédication. À la lumière de cette expérience, sont avancées ensuite des propositions théologiques pour envisager la possibilité que des baptisés laïques prêchent la Parole non seulement hors contexte liturgique, mais aussi, à certaines conditions, dans le cadre de célébrations eucharistiques.

    L'ouvrage contient en annexe les interventions du Magistère autour de ce sujet de 1983 à 2015.

  • L'ambition de ce livre est de relire en théologien chrétien la littérature classique grecque qui part des poètes (Homère, Hésiode et Pindare), les historiens (Hérodote, Thucydide), les dramaturges (Eschyle, Sophocle, Euripide, Aristophane), les philosophes (des pythagoriciens aux sophistes) jusqu'à Socrate et Platon.

  • C'est à un renoncement radical de nos images de Dieu que nous invite cet ouvrage puissant et audacieux.
    L'auteur y défriche un chemin engageant vers une foi plus mature, plus dansante, plus cohérente avec l'amour d'un Dieu infiniment simple.

    « Tout au long de l'Histoire, ce Dieu du dialogue tente l'impossible, tout en intégrant dans son projet l'hypothèse nécessaire de l'échec. La Création et l'histoire du salut me paraissent n'être qu'une suite infinie de ratés et d'erreurs corrigés sans cesse, ou remis sur le métier, dans une créativité sans borne à la mesure de l'amour têtu d'un Dieu fasciné par l'humain. » C'est à un renoncement radical de nos images de Dieu que nous invite cet ouvrage puissant et audacieux de Simon Pierre Arnold. Passant chacun de nos élans de foi au crible de la kénose, il défriche un chemin engageant vers une foi plus mature, plus dansante, plus cohérente avec l'amour d'un Dieu infiniment plus simple que ce que nos coeurs compliqués tendent à vénérer.

  • Cet inédit de Maurice Giuliani, conservé dans ses archives, propose une vision du parcours des Exercices spirituels que l'on ne retrouvera plus dans ses écrits ultérieurs.

    Au cours d'une dizaine de conférences données à Rome en 1958 à des jésuites, l'auteur fait découvrir des richesses que recèle le petit livre composé par Ignace de Loyola : les Exercices comme pédagogie ; les méditations et contemplations comme itinéraire de l'histoire du Salut dans leur visée universelle ; la demande de grâce à chaque étape, ce que je cherche et désire et qu'il me faut accueillir, comme la disponibilité, la confusion, l'offrande de ma liberté à Celui qui est notre Créateur et Seigneur pour avoir part à sa mission ; et, au centre, le Christ dans son combat contre les forces du mal, qui, dans son Église, pousuit la croissance de son Corps jusqu'à l'accomplissement.

    Et, tout au long, les grâces, les conseils pour prier, les repères pour s'examiner, les règles pour discerner, la manière de faire des relectures, pour sentir et reconnaître les choses intérieurement.

  • L'écriture du livre d'Ézéchiel est issue d'une tragédie : l'exil, la destruction du temple et la fin de la dynastie de David. Assumant cet héritage difficile, souffrant au milieu des siens (qu'il rabroue et console à la fois), le prophète nous apparaît, dans le livre qui porte son nom, à la fois révolutionnaire, conservateur et utopique. La richesse du livre est donc foisonnante, sa thématique enchevêtrée, souvent difficile. C'est la raison pour laquelle le traducteur l'a suivi et commenté pas à pas, ne perdant jamais de vue la subtile cohérence de l'ensemble, car partout dans ce rouleau agit « l'esprit vivifiant », tantôt avec force et fracas, tantôt à peine audible, discret et bienveillant.
    Un long préliminaire et des notes abondantes permettent de saisir les enjeux du texte. La traduction est l'oeuvre d'un poète au fait non seulement des plus récentes recherches sur Ézéchiel mais aussi des possibilités qu'offre la littérature contemporaine.

  • Avec ce volume, John O'Malley clôt sa trilogie sur les trois derniers conciles : L'événement Vatican II (2011) et Le Concile de Trente : ce qui s'est vraiment passé (2013). Le but principal du concile consista à définir le dogme de l'infaillibilité pontificale. Le pape de l'époque, Pie IX, avait publié en 1864 le Syllabus, texte officiel dans lequel il condamnait entre autres les idées modernes et la « liberté de conscience ». Pie IX revendiquait aussi dans le Syllabus la suprématie du fait religieux sur l'ordre temporel. Dix ans auparavant, le 8 décembre 1854, Pie IX avait défini ex cathedra le dogme de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie, sans réunir un concile comme il est d'ordinaire pour les questions concernant les dogmes.
    Au bout de débats parfois houleux, le 18 juillet 1870, le concile, à une écrasante majorité, affirme la primauté universelle du pape comme de droit divin et définit que l'infaillibilité pontificale est une vérité de foi divinement révélée. Cette infaillibilité est strictement et précisément délimitée : elle concerne le cas où le pape, en vertu de sa charge et en matière de foi ou de morale, prononce solennellement et ex cathedra qu'« une doctrine doit être tenue par toute l'Église ». Le monde catholique suivit dans son ensemble.
    La singularité du regard de John O'Malley consiste à nous faire participer à tous les débats, tractations, conciliabules, non seulement théologiques mais politiques. Il met en particulier en valeur les débats qui eurent lieu en France entre partisans d'une Église gallicane et ceux d'une Église totalement soumise à Rome (« ultramontaine »). L'auteur nous fait pénétrer dans ces débats avec son humour habituel et comme si ces débats, plus actuels que l'on ne pense, se déroulaient sous nos yeux.

  • «Je vais ouvrir la bouche pour une parabole,et énoncer les énigmes du passé» (Ps 78,2). L'ouverture du Psaume 78 a suggéré son titre au présent ouvrage, qui interroge à double titre «les énigmes» dont la Bible est tissée. Ces énigmes sont d'abord celles de l'histoire, que les trouvailles et les enquêtes des archéologues et des historiens obligent à considérer sous un nouveau jour. Ces énigmes sont aussi celles des récits par lesquels la Bible transmet à ses destinataires, avec un art qui lui est propre, un message original sur l'histoire du peuple d'Israël. Avec sagacité et un grand sens pédagogique, Jean-Louis Ska nous apprend à lire la Bible à ces deux niveaux, qu'il s'agisse du récit des origines, des figures d'Abraham et de Moïse, de la conquête de la terre de Canaan, des personnages royaux de David et de Salomon, ou de la fin des royaumes d'Israël et de Juda. Dévoilant leurs dimensions à la fois historiques, littéraires et théologiques, les énigmes du passé en deviennent autant de paraboles pour les croyants que nous sommes. Lecteurs et explorateurs, nous découvrons, d'un livre vieux de deux mille ans et plus, l'étonnante jeunesse. La presse en parle «C'est le mérite de l'auteur que de faire voir que ces textes tiennent davantage de l'oeuvre d'art que de l'historiographie, de la théologie que de l'archéologie.» André Wénin (Revue théologique de Louvain) «[...] un ouvrage à prendre comme une source d'eau fraîche, indispensable pour une approche intelligente et apaisée du corpus biblique.» Pierre Gibert (Recherches de science religieuse) «[...] passionnant ouvrage qui doit être chaleureusement recommandé.» François Brossier (Le Monde de la Bible) «L'ouvrage de Ska [...] invite le lecteur à s'interroger sur les rapports complexes entre l'oeuvre et le réel, le passé littérairement construit et la quête historique. Voilà qui permet d'échapper au fondamentalisme, mais tout autant à l'historicisme en redonnant au récit sa consistance propre : c'est là le plus grand intérêt de l'ouvrage.» Philippe Abadie (Esprit et Vie)

  • Le présent volume est marqué par la conviction du rôle décisif de la liturgie dans l'évangélisation. En effet, il ne saurait y avoir d'Évangile que l'on annonce et auquel on croit, s'il n'y a pas en même temps d'Évangile célébré. La liturgie est l'Évangile célébré au quotidien dans l'Église. Elle n'est rien d'autre que l'Évangile en acte. Ce qui se passe au sein de la liturgie doit donc être entièrement justifié dans l'Évangile. En christianisme, ce qui n'est pas évangélique ne peut être liturgique. Voilà pourquoi la liturgie est un Évangile pour nos sens. Paroles, gestes, positions, comportements attitudes intérieures et extérieures, vêtements et expressions artistiques doivent avoir un fondement évangélique, une consistance, une qualité évangélique.

    L'Évangile n'est pas seulement une parole, un message, un contenu, il est aussi une forme. La beauté de la liturgie est avant tout dans son être évangélique.

  • Dans les Exercices spirituels, tant le voir que l'imaginaire sont très vite sollicités, provoquant tôt ou tard, comme après coup, la question de l'image, dans le passage du mental au réel, et inversement.
    Cet ouvrage tente de voir quelles implications cette question a eues dans l'art pictural du XVIe au XVIIe siècle, ce qu'elle a pu provoquer chez des artistes, quel chapitre de l'histoire de l'art elles ont permis d'écrire. Autrement dit, en quoi ces propositions du voir, faites au retraitant dans les Exercices spirituels ont influé sur cet art pictural, compte tenu du fait que des artistes se sont soumis à ce même chemin spirituel ? Qu'en est-il sorti dans leur oeuvre ? Qu'est-ce que l'histoire de l'art y a gagné ?
    Les principaux peintres dont il sera question : Lotto, Morales, Rubens, Poussin et surtout Vermeer dont l'auteur révèle la proximité avec les Exercices comme une des clés de son oeuvre. L'ouvrage sera abondamment illustré.

  • Le défi des évangélistes fut double :
    Montrer que Jésus méritait une vie, une biographie. Comment l'écrire, cependant, quand le seul modèle littéraire est celui des Hommes illustres (des Césars principalement) ? C'est toute la question du précédent ouvrage de l'auteur, Jésus, une vie à raconter (Lessius), et qui est résumé au commencement de ce nouvel ouvrage.
    Montrer que les souffrances et la mort en croix de Jésus (scandale pour les juifs) ne mettaient nullement en question sa messianité. Pour ce faire les auteurs des vies évangéliques durent recourir à la concordance entre textes de l'Ancien Testament et paroles de Jésus (la typologie). C'est tout l'objet du présent essai

  • Une question traverse l'ouvrage : que fait-on quand on fait de la théologie du cinéma ? Comment envisager sous l'angle théologique les films, l'esthétique, la pensée du cinéma ? Et d'abord, qu'entendre des rapports entre l'art et la théologie ?
    Une question traverse l'ouvrage : que fait-on quand on fait de la théologie du cinéma ? Comment envisager sous l'angle théologique les films, l'esthétique, la pensée du cinéma ? Et d'abord, qu'entendre des rapports entre l'art et la théologie ? Il me semble que la théologie est appelée à produire un discours sur le sens des choses. Que ce sens soit « donné », comme dans la Révélation, ou qu'il s'agisse de le « découvrir » dans la réalité, l'histoire, les arts, voire de le « créer », en corrélant ensemble des univers de pensée et d'action qui ne dialoguent pas, ou même de « l'imaginer », là où l'expérience et la pensée font défaut, la théologie ne peut se contenter de l'analyse des faits, des dispositifs, des structures, des signes, des stratégies, c'est-à-dire en rester au registre phénoménal. Son « monde » est inconfortable, toujours en déplacement entre la grâce qui se donne et la nature humaine qui la reçoit, entre le visible et l'invisible de l'image, entre le « champ » et le « hors champ » qui, par leur dispositif même, posent la question du spirituel.

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