Littérature traduite

  • Ghetto

    Wirth


    juif allemand, louis wirth émigre aux etats-unis à l'âge de quatorze ans.
    en 1925 alors à l'université de chicago, il écrit le ghetto. a travers l'histoire de la diaspora, c'est d'abord la permanence et la spécificité du ghetto qu'il recherche. territoire d'une minorité, communauté-type, l'isolement du ghetto est à la mesure de cette configuration originale de pratiques et d'institutions qu'il abrite. mais wirth, membre fondateur de l'ecole de chicago, s'intéresse aussi aux phénomènes d'interaction, aux transformations culturelles, à la mobilité des groupes dans le processus de croissance urbaine.
    la monographie du ghetto de chicago abonde en anecdotes et en récits de vies d'immigrants. en étudiant sur trois générations les processus d'isolement, d'assimilation, puis de conscience de soi, wirth pose d'emblée le problème des minorités dans une perspective dynamique, absente souvent des débats sur la question. la traduction de ce classique de la sociologie américaine livre au public français une mine d'informations sur les communautés et les traditions juives.
    elle offre aussi une réflexion d'une grande modernité sur les mécanismes de la ségrégation et leur dimension historique.

  • Présentation des questions philosophiques relatives à la perception, en lien avec les aspects théoriques et empiriques des travaux expérimentaux récents dans le domaine des neurosciences cognitives.

  • Cet ouvrage est la traduction de l'ouvrage du philosophe Daniel Innerarity, La Democracia del conocimiento. Por una sociedad inteligente ( Paidos, 2011, également traduit en anglais et en allemande.
     Daniel Innerarity relie la notion de démocratie à la connaissance de deux façons. Dans un premier temps, en avançant que les problématiques résolues par la science concernent tous les citoyens. Dans un second temps, en expliquant que les problèmes fondamentaux rencontrés par toute démocratie (comme la crise économique) ne sont pas liés à un manque de volonté politique, mais plutôt à un échec cognitif, qui doit se résoudre à la fois par une meilleure connaissance des réalités à travers lesquelles le politique agit, et par un usage fin des outils de gouvernance.
     La connaissance doit être au service de l'homme pour permettre d'améliorer le vivre ensemble et in fine, le fonctionnement démocratique.

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