Hachette Littératures

  • La France, pays de manifs et de contestation, a un savoir-faire inégalé dans le domaine du maintien de l'ordre. Emeutes 2005, fronde anti-CPE 2006, comment le pouvoir a-t-il fait face à ces événements majeurs ? Comment l'Etat use-t-il du monopole de la violence qui lui est accordé ? Comment gérer une violence sociale elle-même plus ou moins acceptée, plus ou moins reconnue ? Comment ne pas provoquer un désordre plus grand quand le droit de manifester est inscrit dans la Constitution ? Quels sont les choix politiques qui vont conduire les forces de l'ordre soit à « encadrer », soit à « repousser », soit à interpeller les contestataires, selon les lieux, les époques, les effets souhaités ? Car, c'est ce que révèle ce livre : derrière chaque coup de matraque se niche une consigne, un ordre, une doctrine. Le maintien de l'ordre, savoir-faire de la police française et instrument politique : c'est tout l'enjeu de cette enquête, qui revient sur plusieurs moments forts de ces dernières années où le pouvoir fut sérieusement contesté et en dévoile les coulisses. C'est aussi, en creux, le portrait d'un certain... Nicolas Sarkozy, qui avait justement fait des forces mobiles d'intervention le pivot de toute sa pensée policière. Fruit de plus d'un an de travail, cette enquête donne la parole à des dizaines de témoins, côté ordre et côté désordres. Du casseur aux plus grands patrons actuels de la Police, du syndicaliste au responsable des RG, des organisateurs de manifestations sauvages à Claude Guéant, l'intime lieutenant du nouveau président de la République.

  • mikheilSAAKACHVILI
    avec Raphaël Glucksmann
    Je vous parle de liberté
    Au coeur du mois d'août2008, la guerre entre la Russie et la Géorgie projette Mikheil Saakachvili, jeune président de quarante et un ans, au coeur de l'actualité mondiale.
    L'ennemi public numéro1 de la Russie s'explique enfin sur sa vie, ses projets, ses rêves et la crise internationale actuelle.
    Pourquoi a-t-il choisi la confrontation avec la superpuissance russe en attaquant l'Ossétie du Sud? Est-il tombé dans un piège ou n'a-t-il fait que stopper une invasion en cours? Est-il comme le prétend le Kremlin un agent de l'Occident? Que veut-il réellement pour son peuple? Se considère-t-il toujours comme un révolutionnaire? Et qui est vraiment Vladimir Poutine?
    À toutes ces questions, et à beaucoup d'autres, Mikheil Saakachvili répond sans détour: révélations sur le déroulement de la guerre d'août2008, clarifications sur ses liens avec Israël, George Bush, George Soros et la CIA, retour sur ses premiers démêlés avec le KGB lorsqu'il était étudiant à Kiev et Tbilissi, décryptage de la Révolution des roses, récit ému et drôle de ses années en France et aux États-Unis.
    «Pour vous l'Occident est un mot vague. Pour moi, il a toujours eu ce parfum de liberté qui donne sens à une vie», déclare Saakachvili. C'est un homme pétri de nos valeurs et de nos traditions qui s'exprime ici, avec une liberté de ton rarissime chez un chef d'État en exercice.

  • Partant de sources diverses, littérature, épigraphie, archéologie, ce livre se veut une étude concrète de la vie des femmes dans la Rome antique. Les auteurs se sont intéressées à la position qu'elle occupent dans la société romaine, nullement symétrique à celle de l'homme, au même titre qu'à leurs pratiques quotidiennes et privées.On les observe dans leur intérieur ou leur jardin ; dans leur vie domestique ou dans les métiers qu'elles ont pu exercer ; en société, au théâtre ou en vacances, avec leurs enfants, leur mari ou encore leurs amants ; en compagnie de leurs amis, de leurs esclaves. Et, dans chacune de ces occasions, est interrogée la place au sein du droit, de la religion de ces femmes qui, officiellement, sont censées se taire, obéir à leur mari et rester chez elles à filer la laine.Une étude détaillée, illustrée par des reproductions au fil du texte, qui éclaire sous un nouveau jour un chapitre de l'histoire des femmes.Ancienne élève de l'Ecole française de Rome, Danielle Gourévitch est directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études, auteur de Le Mal d'être femme. La Femme et la médecine dans la Rome antique, Les Belles Lettres, 1984.Marie-thérèse Raespaet est professeur à l'université libre de Bruxelles, spécialiste de l'histoire des institutions romaines.

  • Ce livre est une contribution à l'histoire du rêve en politique. Avant l'invention du 1er mai, seul le calendrier religieux scandait la vie des croyants à travers le monde ; avec le 1er mai, la classe ouvrière célèbre une fête laïque le même jour partout dans le monde ! En s'appuyant sur de nombreuses archives, images et témoignages, Danielle Tartakowsky nous introduit dans l'imaginaire politique construit depuis la fin du XIXe siècle. C'est en effet lors du centenaire de la Révolution française que les organisations ouvrières de vingt-deux pays se réunissent en congrès à Paris pendant l'Exposition universelle. Elles décident d'organiser une grande manifestation internationale, à date fixe et dans tous les pays pour s'affirmer ensemble contre les pouvoirs et obtenir la diminution du temps de travail. Danielle Tartakowsky nous livre l'histoire de ce jour de congé, de ses significations changeantes et imbriquées. Elle montre, par un retour à la chronologie, que le 1er mai a d'abord été un mythe avant d'être une date disputée par les pouvoirs politiques dans l'Europe des années 1930 : les régimes autoritaires s'en emparent et en modifient le sens ; après 1945, c'est une des rares dates à être célébrée à l'Est comme à l'Ouest de l'Europe et devient le symbole d'une adhésion commune à une forme d'État-providence. Plus récemment, ses valeurs ont de nouveau été disputées entre les manifestations des extrêmes droites européennes et des altermondialistes, tous deux contestant le libéralisme. Les cortèges se succèdent, le 1er mai demeure, tout en se transformant profondément. À travers l'analyse de cette journée de mobilisation, c'est toute une histoire politique de la France et de différents États dans le monde qui nous est donnée à comprendre.

  • L?immigration est devenue en France un objet essentiel de controverse politique. Cet ouvrage, dirigé par Benjamin Stora et Émile Temime, rassemble les contributions de quatorze des meilleurs spécialistes des questions migratoires. Il présente l?état de la recherche aujourd?hui, selon trois grandes parties : les politiques de l?immigration, les problèmes économiques et sociaux rencontrés par les immigrés et enfin les représentations de l?immigration.
    La succession des statuts, lois et décrets définissant la place des étrangers n?a cessé de scander les politiques suivies, ne permettant pas toujours d?accueillir dignement les immigrés.
    La place croissante des femmes dans l?immigration, l?accélération des migrations du travail, la mondialisation du marché ont profondément transformé, en France comme en Europe, les flux et les modalités des mouvements migratoires. En ce début du XXIe siècle, les notions comme « intégration » ou « assimilation » sont remises en question. Ces débats révèlent les tensions entre modèle républicain français et dérives communautaires, réelles ou supposées.

  • Petit traité d'imagination politique à l'usage des Européens. « Changer notre économie et notre façon de vivre : la crise nous y pousse, la menace écologique nous l'impose, l'Europe devrait nous le permettre, vous et moi en avons envie ; mettons ensemble l'imagination au pouvoir. »

  • José Bové s'invite dans la campagne présidentielle et décrète l'insurrection électorale contre le libéralisme économique. Il ne ressemble guère à tous les autres candidats. N'appartenant à aucun parti mais choisi par les collectifs unitaires antilibéraux et des dizaines de milliers de citoyens, il veut incarner la société civile qui lutte contre un monde injuste et qui invente un monde meilleur. À l'écart d'une classe politique qui, depuis vingt-cinq ans, pratique l'alternance sans changer la vie. Syndicaliste, altermondialiste, José Bové a décidé de passer de la résistance au pouvoir. Résolument contre Sarkozy et Le Pen, il met en cause la pusillanimité de la gauche traditionnelle. Et propose un ensemble de mesures pour une vraie alternative à la précarité et à l'insécurité sociale. Son ambition ? Être utile pour battre la droite. Son credo ? Démontrer qu'un autre avenir est possible.

  • En 1940, plus de 1800 000 soldats français ont été faits prisonniers. 1600 000 d'entre eux ont ensuite connu la captivité en Allemagne, près de 1 000 000 pendant cinq ans. La captivité a frappé toutes les couches sociales et toutes les classes d'âge entre 18 et 50 ans. Les P.G. sont, pour plus de la moitié, déjà mariés et souvent pères de famille. Plus qu'un simple épisode de la Seconde Guerre mondiale, la captivité est un phénomène social sans précédent. Privés de liberté, en exil en terre étrangère, séparés de leur foyer, torturés par la faim, contraints de travailler chez l'ennemi et pour lui dans les Kommandos, les P.G., du simple soldat de Stalag à l'officier d'Oflag, forment un monde divers et à part. 4% seulement d'entre eux réussiront leur évasion et 40 000 mourront en Allemagne. Le travail, exécuté dans des conditions souvent très dures, les met en contact direct avec la population allemande. Certains « privilégiés » sont employés dans des fermes... Mais d'autres connaîtront les chantiers, les carrières, l'usine ou la mine. Le retour, la réinsertion ne seront pas faciles non plus. Les hommes ont souffert. Ils ont changé, la France aussi. Il leur reste à réapprendre à vivre.
    Yves Durand
    Yves Durand enseigne l'histoire contemporaine à l'Université d'Orléans-La Source. Il participe depuis vingt ans aux travaux du Comité d'histoire de la deuxième guerre mondiale puis de l'Institut d'Histoire du Temps Présent. Spécialiste reconnu des années quarante, il a notamment publié Vichy 1940-1944, La Captivité, La France dans la deuxième guerre mondiale, Le Nouvel Ordre européen nazi et Les Causes de la deuxième guerre mondiale.

  • Imagine-t-on qu'à la veille de fuir la capitale, le 2 septembre 1914, le gouvernement français convoque Mme Fraya, une voyante mondaine, pour lui demander si l'ennemi s'emparera de Paris ? Sait-on que le président Raymond Poincaré a reçu cette même Mme Fraya à l'Élysée en 1917 pour lui poser des questions sur la fin de la guerre ? Ou encore qu'il a reçu une jeune bergère vendéenne qui, se croyant une nouvelle Jeanne d'Arc, prétendait avoir reçu de Dieu la mission de bouter l'ennemi hors de France ? Le prophétisme et la voyance : un aspect méconnu de la Grande Guerre. Pour répondre aux angoisses des Français, en ces temps de malheur, d'innombrables prédictions, des plus farfelues souvent, professées par divers charlatans, voyants, médiums ou autres tireuses de cartes, sont faites. Cette envolée de l'irrationnel est conditionnée par la peur de la mort. On se raccroche à tout ce qui peut redonner un peu de confiance. Jean-Yves Le Naour rend compte ici d'une culture populaire, longtemps ignorée par les historiens, et offre une nouvelle approche pour la compréhension du premier conflit mondial.

  • 00 h 44, le 21 janvier 2006, à Bagneux, les policiers localisent pour la dernière fois le portable d'Ilan Halimi, jeune homme de vingt-trois ans, sans histoire, employé dans un magasin de téléphonie mobile. Le lendemain, une demande de rançon parvient à son amie par l'intermédiaire d'une boîte mail anonyme. Commence alors une incroyable, et malheureusement vaine, traque policière. Trois semaines de filatures, de tâtonnements, de fausses pistes et d'opérations ratées, avec d'un côté la crim, la prestigieuse brigade criminelle de Paris, et de l'autre une bande de jeunes, le « gang des barbares », menée par Youssouf Fofana. Le 13 février, Ilan est retrouvé nu, bâillonné, menotté et portant des traces de tortures et de brûlures. Incapable de s'exprimer, il est mort pendant son transfert à l'hôpital. Trois semaines décortiquées dans ce livre, heure par heure, pour essayer de comprendre cet échec douloureux, le premier essuyé par le 36 quai des Orfèvres dans une affaire de kidnapping. Comment des jeunes férus de technologie ont-ils pu manipuler les meilleurs flics de France ? Pourquoi ces derniers ont-ils décidé de rompre le contact avec les ravisseurs au bout de deux semaines ? Pourquoi ne pas avoir réussi à les localiser plus tôt ? Pourquoi n'avoir diffusé les portraits-robots qu'après la mort d'Ilan ? Témoignages d'officiers anonymes, entretiens officiels, reconstitutions, une enquête au coeur d'un ratage policier...

  • Pierre Brossolette (1903-1944), dont le nom s'inscrit sur les plaques de tant de rues, domine, avec Jean Moulin, l'histoire de la Résistance. On ne retient pourtant de cet homme exceptionnel que son geste de militant torturé, se donnant volontairement la mort pour échapper aux bourreaux de la Gestapo.
    Pour la première fois, ce livre raconte le parcours de ce brillant journaliste, viscéralement républicain, patriote authentique, profondément laïc, gaulliste convaincu, qui personnifie la lutte pour la liberté jusqu'au sacrifice suprême. Entré dans la Résistance dès le début de 1941, il rejoint Londres en 1942 et devient très vite le conseiller politique écouté du général de Gaulle. De concert avec le colonel Passy, il mène en 1943 la fameuse mission Arquebuse-Brumaire dont le bilan est impressionnant. Il repart aussitôt en France pour y consolider la Résistance intérieure et finit par tomber aux mains des Allemands...
    A l'heure où les projecteurs de l'actualité remettent en perspective les ombres de Vichy et les bassesses de la collaboration et donc, par contraste, les lumières de la Résistance, il n'est que justice de lever le voile sur les missions les plus périlleuses accomplies par Pierre Brossolette, sur le destin exceptionnel du plus gaulliste des socialistes, de ce héros qui restera dans notre histoire comme un pur symbole.
    Guy Perrier est entré dans la Résistance à l'âge de quinze ans, en décembre 1940. Après la guerre, il suit une brillante carrière militaire, puis exerce d'importantes fonctions au sein de groupes industriels, notamment Peugeot. Commandeur de la Légion d'honneur, Médaille de la Résistance, il est actuellement conseiller industriel.

  • Comment penser les nouvelles technologies ? Après avoir enquêté dans plusieurs entreprises, Bernadette Bensaude-Vincent met à jour une vérité paradoxale : le meilleur moyen d'élaborer la philosophie des matériaux nouveaux est de reprendre les interrogations fondatrices de la pensée antique et, notamment, la notion de mixte qui permettait de comprendre ensemble, l'unité et la variété, le même et l'autre. En effet, les nouveaux matériaux (composites à fibres de carbone, kevlar, etc.) requièrent des techniques de conception et de fabrication inédites qui mélangent des éléments hétérogènes sur le modèle du monde vivant.
    Cette originale confrontation entre le monde industriel d'aujourd'hui et la philosophie ancienne invite le lecteur à repenser la nature et l'artifice, à reconsidérer le mixte, au-delà d'une pensée pauvre de l'identique et du différent.
    BERNADETTE BENSAUDE-VINCENT enseigne l'histoire et la philosophie des sciences à l'université de Paris-X.
    Elle a publié Langevin : 1872-1946, science et vigilance, Belin, 1987 ; Lavoisier : mémoires d'une révolution, Flammarion, 1993, et en collaboration avec Isabelle Stengers, Histoire de la chimie, La Découverte, 1993.

  • L'image classique de l'homme paléolithique, misérablement accoutré de haillons, condamné à pourchasser le gibier et fuyant au fond des grottes, a bien changé. Certes, l'homme de ces temps n'avait pas encore appris à domestiquer ni les plantes ni les animaux, mais il connaissait parfaitement son environnement et tirait parti de toutes ses ressources avec beaucoup d'intelligence. De plus, il suffit de se plonger dans l'univers de cavernes ornées telles que Lascaux, Niaux, ou encore la grotte Chauvet, récemment découverte en Ardèche, pour mesurer la richesse de l'imaginaire et des conceptions religieuses de ces grands chasseurs.
    Dans un style simple et direct, servi par une belle érudition, Sophie A.de Beaune nous fait découvrir par le détail leurs habitations, la façon dont ils se nourrissaient, s'habillaient, leurs activités de tous les jours, leurs distractions, leurs croyances, leur art. En découvrant cette culture, on ne peut s'empêcher d'avoir une immense admiration pour ces hommes qui ont su marier avec panache la dextérité des grands chasseurs et celle d'artistes talentueux.

  • Une certaine rhétorique tend à présenter la crise démographique des pays occidentaux comme la « fin de l'homme blanc » tout prêt à être submergé par les barbares immigrés venus du tiers monde.
    En réalité, le prolongement des courbes actuelles montre que la crise européenne n'est que le prélude à une crise mondiale, où les différents pays entrent les uns après les autres. C'est à terme la survie de l'humanité qui est en question.
    Les causes de la baisse des naissances sont complexes : ni la contraception moderne, ni le travail des femmes, ni la crise économique, ni l'individualisme ambiant - raisons communément avancées - ne l'expliquent à eux seuls.
    Les sociétés modernes ont mis en place toute une série de mécanismes (division du travail, salariat, systèmes de retraite...) dont elles ne maîtrisent pas les effets pervers comme la dénatalité qui va souvent à l'inverse des vraies aspirations des femmes.
    Pour corriger ces effets pervers, il est vain de rêver à un retour aux équilibres démographiques « naturels » du passé : il faut ajouter l'artifice à l'artifice. C'est là le sens des politiques dites familiales, efficaces quand elles sont suffisamment résolues.
    Encore faut-il que l'homme veuille sa propre survie.
    Roland Hureaux, ancien élève de l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud et de l'Ecole nationale d'administration, membre du comité de rédaction de Commentaire, a écrit Pour en finir avec la droite (Gallimard, 1998) et Les Hauteurs béantes de l'Europe (François-Xavier de Guibert, 1999).

  • En 1881, Jules Ferry institue l'école laïque, gratuite et obligatoire. Une démocratisation qui passe par un recrutement massif d'instituteurs. Bons élèves issus de milieux populaires, souvent fils de paysans, les « hussards noirs » bénéficient d'une ascension sociale qui fait d'eux de véritables « notables du savoir ». Les femmes ne sont pas en reste, avec la création d'écoles de garçons et de filles, ce qui féminise largement le corps enseignant. Bientôt, les instituteurs s'imposent comme un groupe social fortement attaché à une République qui leur a donné leur « chance », en rivalité avec les prêtres dans la formation des enfants. La loi de 1905 établissant la séparation des Églises et de l'État signe la victoire des instituteurs, renforçant encore leur identité. Du recrutement des maîtres à leur formation dans les écoles normales ; de la discipline à la « leçon de choses » ou à l'instruction civique ; du tableau noir à la distribution des prix ; Xavier Darcos dresse un tableau pittoresque du quotidien des instituteurs à l'époque de Jules Ferry. Riche de témoignages et d'anecdotes, L'École de Jules Ferry ne néglige pas la réflexion sur l'école et la laïcité aujourd'hui, thèmes de la loi du 3 mars 2004, dont l'auteur, alors ministre, fut l'un des principaux promoteurs.

  • "Je suis père et homosexuel, j'écris ce livre pour que ces deux mots aillent ensemble.".

  • Daniel Marcelli
    avec Pascale Leroy
    C'EST EN DISANT
    NON QU'ON S'AFFIRME...
    Dire «non» est essentiel pour se différencier et s'affirmer. Mais à trop dire non, on risque de s'enfermer dans un refus systématique et de se couper des autres, considérés comme autant d'entraves à ses désirs. Pour se construire, l'être humain a aussi besoin de s'identifier et de dire «oui».
    Chef du service de psychiatrie infanto-juvénile du CHU de Poitiers, professeur de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent, Daniel Marcelli est l'auteur de plusieurs ouvragesdont L'Enfant, chef de la famille (Albin Michel).

  • « Il n'y a plus de pères... » Et quand on parle de ce père justement, c'est en termes négatifs : il est absent, manquant, inconsistant. Il démissionne, prend la fuite, ne tient pas son rôle... S'il est présent, tendre, attentif, on le traite de papa poule, le voyant comme un double ou, pire, un concurrent de la mère. Pauvre père ! Quoi qu'il fasse, ça ne va jamais. À croire que tout le monde a la nostalgie du pater familias, autoritaire et distant, et qu'on ne supporte pas de le voir occuper une nouvelle place, se détacher d'un modèle qui n'a plus cours aujourd'hui. Le père dérange-t-il ? Pourquoi la société a-t-elle tendance à le nier et à tenir compte essentiellement de la mère ? Ce sont les questions que pose Simone Korff-Sausse, montrant que le père n'est pas un mythe et que les hommes contemporains, loin de démissionner, sont en train d'inventer des modèles de paternité tout à fait inédits. Ce changement en profondeur peut être considéré comme une révolution dont les conséquences sur la famille sont plus positives que certains ne le laissent entendre.

  • Stéphane Clerget
    Danièle Laufer
    LA MõRE PARFAITE,C'EST VOUS
    Toutes les femmes ont en tête l'image d'une mère idéale à laquelle elles s'efforcent de ressembler. Mais oubliant que cet idéal est un fantasme, elles se culpabilisent de ne pas être à la hauteur. Dans la réalité, les choses sont beaucoup plus simples: pour un enfant, la mère parfaite, c'est toujours la sienne.
    Stéphane Clerget est pédopsychiatre.
    Danièle Laufer est journaliste, chef du service psycho au mensuel Bien dans ma vie.

  • Chaque chanson aurait-elle un secret qui « s'attache à notre âme et la force d'aimer » ?
    C'est le pari que fait le psychanalyste Philippe Grimbert
    en déchiffrant le message inconscient de succès
    aussi populaires que « Papa pique et Maman coud »,
    « Scoubidou », « L'Aigle noir » et bien d'autres encore.
    Ce message que nous percevons à notre insu concerne
    chacun d'entre nous au plus près.
    Laissons-nous donc accompagner par l'auteur et « chantons sous la psy » ! Leçon de psychanalyse en musique, ce livre nous promène à travers les grands thèmes cachés au coeur
    de ces mélodies si familières : la différence des sexes,
    l'inceste, les embarras du corps ou la sexualité infantile.
    Il éclaire du même coup le mystère de l'extraordinaire impact de la chanson sur notre imaginaire.
    Vous pensiez bien les connaître, ces chansons si célèbres après la lecture de cet ouvrage vous ne les entendrez plus jamais de la même façon !

  • Une vallée du bout du monde. Des traînées d'ombre couchées sur les grands prés, blancs de lumière. Plus haut, près du village, le mûrissement tranquille des blés. Il y a les rochers sauvages de Malamort, les bleus épurés de septembre et une maison au toit de lauzes. C'était mon île. Jean-Antoine Béteille, mon aïeul, se démenait comme à vingt ans pour remplacer mon père, mort dans la « drôle de guerre ». Ce bougre de Pierrat, Sarret, le pagès, Léa la bonne voisine ou Félix le musicien, me voyaient déjà « savant », parce que je fréquentais l'école, ce qui les effrayait un peu. Je les croyais, avec une naïve ferveur d'apprendre. Aujourd'hui, ils ne peuvent plus lire leur vie qui renaît dans ce livre. Mais j'éprouve un plaisir ardent à laisser monter ces voix du passé. Il me semble que tout être a besoin de la sève du souvenir. Roger Béteille est né en Rouergue, où il a passé son enfance et son adolescence, témoin attentif et sensible des mutations de la vie quotidienne. Auteur de plusieurs romans enracinés dans le terroir, Roger Béteille a largement contribué à faire découvrir et aimer sa région.

  • Jacquou le Croquant, le personnage du roman d'Eugène Le Roy, n'a jamais existé. Mais il vit aujourd'hui comme symbole des révoltes paysannes.
    Au-delà de son rôle d'écrivain engagé, héritier de la Révolution, Eugène le Roy s'est attaché à peindre le Périgord rural du xixe siècle qui tarde à disparaître. Tandis que subsistent les traces d'une féodalité officiellement abolie et une religiosité encombrée de paganisme, métayers et fermiers souvent très pauvres s'acharnent à mettre en valeur de modestes lopins, cernés par les forêts que hantent les braconniers et les derniers loups. Le progrès technique est pourtant en marche et engendre maintes transformations : l'agriculture évolue grâce à des pionniers comme « le père Bugeaud » ; les bourgs, à l'étroit, éclatent en tout sens ; on assiste à une effervescence des idées avec Joseph Joubert, l'ami de Chateaubriand, ou Maine de Biran, le sous-préfet philosophe, précurseur de Bergson.
    Gérard Fayolle, à travers l'oeuvre d'Eugène Le Roy, fait revivre ce Périgord disparu et dresse le tableau d'une société en pleine mutation où se côtoient les marques du passé et les premiers signes du progrès.

  • À partir de témoignages, d'entretiens, de rapports internes, Pierre-Edouard Deldique mène une enquête au coeur de l'ONU. Ses dépenses - salaires, missions, ou simple fonctionnement - sont exorbitantes, pour un résultat rarement à la hauteur. Car les interventions de l'ONU s'avèrent peu efficaces : son organisation bureaucratique en fait une machine à produire des rapports, à décourager les bonnes volontés, à geler des situations internationales sans dénouer les problèmes. C'est tout le fonctionnement de la grande organisation internationale qui est à revoir. D'une plume alerte, maîtrisant un dossier complexe et riche d'informations puisées à la source, l'auteur explique les logiques propres des différents États qui utilisent l'ONU pour mener leur propre politique à tel point que depuis 1990 et l'invasion du Koweït par l'Irak, elle n'a pas su développer une action autonome. L'intervention américano-britannique en Irak en 2003 a encore une fois souligné les faiblesses, voire l'inutilité, de l'organisation internationale. Si quelques pays appellent de leurs voeux une réforme, d'autres souhaitent avant tout ne rien changer.
    Pierre-Edouard Deldique soulève une question capitale des relations internationales : alors que la mondialisation économique est généralisée, comment les États vont-ils assurer le dialogue entre eux pour éviter l'instauration d'une société internationale purement réglée par les rapports de force ? En d'autres termes, l'ONU a-t-elle encore un rôle à jouer ?

  • Changer son corps, l'« améliorer » n'est plus un problème technique. Les solutions sont aujourd'hui bien au point et les chirurgiens ne manquent pas. S'il est désormais facile d'arrondir un nez, de diminuer une poitrine ou d'effacer des rides, le vrai problème se situe ailleurs, souvent très loin de la salle d'opération.
    Car comment savoir ce que l'on veut vraiment ? Que cache le désir de transformer un nez qu'on « n'aime pas » ? Le corps idéal que nous recherchons à tout prix, ce « corps du désir » est le fruit de notre histoire, des idéaux transmis par notre culture, par nos parents... Le nez n'est pas seulement un appendice de dix grammes de chair mais aussi le support d'une identité ; le sein n'est pas seulement une glande à géométrie variable mais aussi le symbole de la féminité. Si l'intervention chirurgicale offre parfois un véritable mieux-être, nombreuses sont les patientes que le meilleur bistouri du monde ne parviendra jamais à satisfaire.
    À la demande des chirurgiens plasticiens de l'hôpital Rothschild, le professeur Gérard Le Gouès, psychanalyste, écoute ces candidates à la beauté « sur mesure ».
    Un désir dans la peau retrace plus de vingt ans de rencontres, de parcours, de projets qui, aboutis ou non, mettent en évidence la nécessité de réfléchir sur soi avant de vouloir « se changer ».

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