Le Livre de Poche

  • Édition enrichie (Introduction, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)René Descartes peut être considéré comme celui qui a fait définitivement basculer la philosophie dans la modernité, en plaçant au principe de toute connaissance vraie le sujet pensant. Le Discours de la méthode (1637) a été le premier ouvrage publié par Descartes ; autobiographie intellectuelle et texte programme, il condense l'essentiel du message philosophique de son auteur. Descartes invite à méditer son propre parcours intellectuel, guidé par la recherche la plus radicale de la vérité. Prenant appui sur quatre règles de la méthode, il expose, après avoir réservé le cas de la morale, la découverte décisive du «Je pense, donc je suis», dont la clarté et la distinction deviennent
    critères de tout ce qui peut être connu. Il nous achemine alors vers la pensée de Dieu et de l'âme, des sciences et de leurs principes, du monde et des corps.

  • Édition enrichie (Présentation, notes, commentaire de l'oeuvre, chronologie et bibliographie)La plus dure et la pire des contraintes qu'exerce la société réside dans cette puissance qu'elle acquiert non seulement sur nos actions extérieures, mais aussi sur tous nos mouvements intérieurs, sur nos pensées et nos jugements. Ce pouvoir entame toute forme d'autonomie, de liberté et d'originalité de jugement ; ce n'est plus nous qui pensons et jugeons, mais la société qui pense en nous et pour nous. Nous sommes alors dispensés de toute recherche de la vérité, elle nous est glissée dans la main comme une pièce de monnaie déjà gravée. Rousseau décrit cette situation intellectuelle dans son premier écrit philosophique : le Discours sur l'inégalité.
    Ernst Cassirer.
    Publiés respectivement en 1750 et 1754, les deux Discours répondent à des questions posées par l'académie de Dijon. Le premier - le Discours sur les sciences et les arts - eut un retentissement considérable et valut une immédiate notoriété à Rousseau. Le second - le Discours sur l'inégalité - s'est imposé comme l'un des grands traités de la philosophie politique moderne, suscitant d'innombrables commentaires. Dans des pages désormais classiques, Rousseau jette en philosophe les bases de sa doctrine, notamment l'idée fameuse que tous les maux et les inégalités entre les hommes relèvent d'une seule et même cause : la vie en société.
    Commentaires et notes par Gérard Mairet. 

  • S'inquiétant de voir la psychothérapie de plus en plus altérée pour des raisons d'ordre économique, et appauvrie par des formations allégées, Irvin Yalom a voulu s'adresser aux nouvelles générations de thérapeutes et de patients. Dans cet ouvrage, construit en une sorte d'inventaire libre et généreux, il aborde les thèmes propres à la thérapie existentielle. En s'appuyant sur son expérience et ses talents de conteur, il y explore les différentes approches et pratiques présentes dans toute thérapie, offrant à ses lecteurs un enseignement précieux, une plongée au coeur de l'entreprise thérapeutique, sa complexité et ses incertitudes.Un demi-siècle de savoir-faire : à la fois manifeste psychanalytique et interpellation philosophique, florilège d'anecdotes vécues et confession essentielle, ce livre, traversé de bienveillance éclairée, continue de nous habiter en secret, de nous faire exister. Dominique Mathieu-Nazaire, Télérama.Traduit de l'anglais (États-Unis) par Anne Damour.

  • Édition enrichie (Présentation, notes et analyse)Socrate est accusé de ne pas croire aux dieux de la cité et de corrompre ainsi la jeunesse. Il argue de son innocence sans le fard et sans le lustre d'une rhétorique pourtant si prisée en son temps. Avec sa désemparante ironie, avec son art consommé de la dialectique, Socrate ne ménage ni ses juges ni l'assistance : il leur démontre sans complaisance leur cécité, morale et politique, comme il s'est efforcé toute sa vie de révéler à ses concitoyens l'incohérence de leurs opinions et de leur conduite. Cette défense de Socrate, telle que nous la rapporte Platon, est une éminente leçon de philosophie, si par philosophie on entend l'accord de soi avec soi, en usant de sa raison, non en vue de vivre ou de fuir la mort, mais en vue de bien vivre. 

  • Édition enrichie (Introduction, notes, chronologie et bibliographie)Ce livre [...] semble être écrit dans le langage d'un vent de dégel : on y trouve de la pétulance, de l'inquiétude, des contradictions et un temps d'avril, ce qui fait songer sans cesse au voisinage de l'hiver, tout autant qu'à la victoire sur l'hiver, à la victoire qui arrive, qui doit arriver, qui est peut-être déjà arrivée... La reconnaissance rayonne sans cesse, comme si la chose la plus inattendue, ce fut la guérison.
    « Gai savoir » : qu'est-ce sinon les saturnales d'un esprit qui a résisté patiemment, sévèrement, froidement, sans se soumettre, mais sans espoir, - et qui maintenant, tout à coup, est assailli par l'espoir de guérison, par l'ivresse de la guérison ? [...] « Incipit tragædia » - est-il dit à la fin de ce livre d'une simplicité inquiétante : que l'on soit sur ses gardes ! Quelque chose d'essentiellement malicieux et méchant se prépare : incipit parodia, cela ne laisse aucun doute...
    Friedrich Nietzsche.
    Ecrit entre 1881 et 1887, publié une première fois en 1882, dans une version incomplète, repris et parachevé ensuite, Le Gai Savoir confirme et renforce le radicalisme nietzschéen. Les grands thèmes de sa réflexion sont désormais parvenus à leur pleine maturité. L'idéal, la nécessité de l'héroïsme en philosophie, l'analyse de la décadence, mais aussi le principe de l'éternel retour, le mythe de Zarathoustra, la connaissance, la religion : c'est un véritable bréviaire du « nietzschéisme » qui apparaît au fil des pages.
    Traduction de Henri Albert, revue par Marc Sautet.
    Introduction et notes par Marc Sautet. 

  • Édition enrichie (Introduction, notes, annexes, chronologie et bibliographie)Comme Roméo et Juliette, Paul et Virginie sont le symbole de la jeunesse et de l'amour parfait. Leurs mères, rejetées par la société, se sont réfugiées dans l'île de France, aujourd'hui l'île Maurice, et élèvent ensemble leurs enfants. Paul et Virginie se sont baignés dans la même eau, nourris des mêmes fruits. Ils s'aimaient en frère et soeur jusqu'à ce qu'ils grandissent, s'aiment autrement et soient séparés. L'effondrement de leur bonheur au bord de l'eau, à l'ombre des bananiers et des citronniers en fleur, a ému chaque génération depuis 1787. Après Rousseau, Bernardin de Saint-Pierre redit la nostalgie du paradis perdu, le scandale du mal en réponse au bien, la perversion de l'homme naturel par la société. Paul était la générosité, Virginie la vertu. Pourquoi l'océan les a-t-il arrachés l'un à l'autre ?
    Edition présentée et commentée par Jean-Michel Racault.

  • Edition enrichie (introduction, notes, chronologie et bibliographie)Toute la pensée platonicienne reposait sur une union parfaitement intime entre la vie intellectuelle, morale et politique : la philosophie, par la science, atteint la vertu et la capacité de gouverner la cité. Tout cela se dissocie chez Aristote : le bien moral ou bien pratique, c'est-à-dire celui que l'homme peut atteindre par ses actions, n'a rien à voir avec cette Idée du Bien que la dialectique mettait au sommet des êtres ; la morale n'est pas science exacte comme les mathématiques, mais un enseignement qui vise à rendre les hommes meilleurs, et non seulement à leur donner des opinions droites sur les choses à rechercher ou à fuir, mais à les leur faire effectivement rechercher ou fuir.
    Emile Brehier.Oeuvre de maturité, l'Ethique à Nicomaque est le grand texte de la morale aristotélicienne. A partir des notions de Vertu, de Courage, de Justice, de Plaisir, d'Amitié, etc., le philosophe définit l'architecture d'une sagesse à « hauteur d'homme » qui renoue avec l'esprit grec dont Platon s'était partiellement détaché. Le bonheur apparaît comme la « fin » véritable de l'existence, l'action étant alors le
    « moyen » propre à l'atteindre. C'est pourquoi on peut dire qu'avec Aristote la morale revient dans le monde et fixe les normes d'un savoir-vivre qui réunit le plaisir et l'ascèse.
    Révision de la traduction, commentaires et notes par Alfredo Gomez-Muller.  

  • Edition enrichie (introduction, notes, chronologie et bibliographie)
    Le problème de la valeur du vrai s'est présenté à nous, - ou bien est-ce nous qui nous sommes présentés à ce problème ? Qui de nous ici est Oedipe ? Qui la Sphinx ? C'est, comme il semble, un véritable rendez-vous de problèmes et de questions. - Et, le croirait-on ? Il me semble, en fin de compte, que le problème n'a jamais été posé jusqu'ici, que nous avons été les premiers à l'apercevoir, à l'envisager, à prendre le risque de le traiter. Car il y a des risques à courir, et peut-être n'en est-il pas de plus grands.
    Friedrich Nietzsche.
    C'est d'abord à une radicale remise en question de la vérité que procède Nietzsche dans Par-delà le bien et le mal (1886). Ce texte d'une écriture étincelante, férocement critique, met en effet au jour, comme un problème majeur jusque-là occulté, inaperçu, celui de la valeur. Il y destitue les positions philosophiques passées et présentes (autant de croyances), et stigmatise, en les analysant un à un, l'ensemble des préjugés moraux qui sous-tendent notre civilisation. L'entreprise, pourtant, n'est pas uniquement négative : elle débouche sur l'annonce, dans le prolongement d'Ainsi parlait Zarathoustra, de « nouveaux philosophes » - « philosophes d'un dangereux peut-être » qui devront désormais assumer l'inflexible hypothèse de la vie comme « volonté de puissance ».
    Traduction de Henri Albert, revue par Marc Sautet.
    Présentation et notes de Marc Sautet.
    Index établi par Véronique Brière - Nouvelle édition. 

  • "J'ai lancé le compte "T'as pensé à... ?" sur Instagram  un mardi matin de novembre, entre le biberon de mon fils  et mon café. Après la participation de copines épuisées,  des milliers de femmes sont venues témoigner. Avec une seule et même question : pourquoi, alors que nous avions fait un enfant à deux, nous nous retrouvions à gérer seules la suite ? Et que faire une fois que nous avions dénoncé ? Ce livre apporte un début de réponse pour aller vers  l'action. »
    Coline Charpentier propose une ouverture au dialogue  sur la charge mentale. Comment en mesurer l'importance dans son propre couple ? Comment répondre aux scep-tiques qui pensent que les femmes « n'ont qu'à mieux  s'organiser » ? Comment s'en sortir et retrouver un équilibre, dans son couple et dans la société ?
    Coline Charpentier est professeure en histoire-géographie en Seine-Saint-Denis, féministe festive et militante convaincue.

  • Edition enrichie (Introduction, notes, index et bibliographie)
    Humain, trop humain, avec ses deux continuations, est le monument commémoratif d'une crise. Je l'ai intitulé : un livre pour les esprits libres, et presque chacune de ses phrases exprime une victoire ; en l'écrivant, je me suis débarrassé de tout ce qu'il y avait en moi d'étranger à ma vraie nature. Tout idéalisme m'est étranger. Le titre de mon livre veut dire ceci : là où vous voyez des choses idéales, moi je vois... des choses humaines, hélas ! trop humaines ! [...] On trouvera ce livre sage, posé, parfois dur et ironique. On dirait qu'un certain « intellectualisme » au goût aristocratique s'efforce constamment de dominer un courant de passion qui gronde par en dessous.
    Friedrich Nietzsche.
    Commencé en 1876, et achevé au début de 1878, le premier livre de Humain, trop humain, qui comporte 638 aphorismes, a été pour l'essentiel dicté à Peter Gast, alors étudiant à Bâle. Il paraîtra le 30 mai 1878, pour saluer le centième anniversaire de la mort de Voltaire, « l'un des plus grands libérateurs de l'esprit ». Le second livre contient deux écrits distincts, Opinions et sentences mêlées et Le Voyageur et son ombre, qui seront quant à eux publiés l'un en 1879 et l'autre en 1880. Nietzsche s'est désormais libéré des influences qui pesaient sur lui et son radicalisme trouve enfin son expression la plus ferme. Il pourfend la métaphysique traditionnelle, affronte le problème de l'éthique, développe sa critique du christianisme, renforce sa réflexion sur l'art et aborde des sujets aussi divers que le mariage, la femme, les rapports humains, la violence entre les hommes...
    Révision de la traduction, notes et commentaires par Angèle Kremer-Marietti.

  • Edition enrichie (Introduction, notes, biographie et bibliographie)
    Le Sophiste fait partie des dialogues fondamentaux de Platon. Réputé technique et métaphysique, difficile à traduire en maints endroits, il est encore peu lu par les non-spécialistes. Il semble au contraire qu'il faille en user avec lui comme Platon en use avec Parménide, c'est-à-dire avoir l'audace de l'affronter. En réalité, Le Sophiste cherche à défaire les complications sophistiques pour rendre possible un logos clair, c'est-à-dire un logos philosophique. Sans prétendre avoir résolu tout ce qui est discuté depuis des années, que cette nouvelle traduction, accompagnée de nombreux commentaires, permette au lecteur de le (re)découvrir.L. M.Introduction, traduction et notes par Létitia Mouze.

  • C'est en 1950 que Boris Vian conçut le projet du Traité de civisme, qu'il ne cessa de modifier et d'enrichir jusqu'à sa mort, faisant dire à son biographe que ce texte peut être considéré comme son « testament intellectuel » (Noël Arnaud, Les Vies parallèles de Boris Vian). Sous des formes hétéroclites (aphorismes, notes, chroniques, etc.), l'auteur traite des grands thèmes sociaux et politiques de son siècle et propose des solutions pour un avenir meilleur. Le progrès technique, l'aliénation du travail, l'accroissement des inégalités, la guerre et les totalitarismes... Cette oeuvre, qui n'a rien perdu de son actualité, permet de découvrir sous un jour nouveau l'un des plus grands artistes du XXe siècle.

  • Le Dr Brazelton, célèbre pédiatre américain, est connu pour sa théorie des « points forts », ces périodes de vulnérabilité qui vont de pair avec les grands bonds en avant du développement de l'enfant.
    Après avoir consacré un premier volet aux trois premières années de la vie de l'enfant, et fort de sa longue expérience, il applique ce concept aux trois années suivantes et à tous les problèmes qui peuvent surgir (contrôle de soi, dépassement des peurs, apprentissage de la lecture, découverte d'autrui...).
    Ensuite, une partie thématique permet aux parents de trouver des solutions face aux questions de l'alimentation, du sommeil, des retards de langage, et de faire la distinction entre les variations « normales » de comportement et les problèmes qui nécessitent l'aide d'un professionnel. 

  • Edition enrichie (Introduction, notes, dossier, chronologie et bibliographie)Avec les sophistes, le Logos se trouve coupé de toute relation avec l'Etre transcendant, il devient simplement le discours manié efficacement par l'individu habile et fort pour rendre convaincantes les  opinions qu'il a intérêt à inculquer à ceux qu'il veut manipuler à sa guise. De là naît la rhétorique qui fait du verbe un instrument au  service de la passion de l'individu ; elle enseigne à manier le discours de façon efficace sans poser le problème de la sincérité ou de la valeur de ce qui est dit.Jean Brun.
    Probablement rédigée entre 329 et 323 av. J.-C., la Rhétorique fait partie des textes que l'enseignant Aristote destinait aux étudiants. Rompant avec les traditions de son temps, qui multipliaient les manuels de rhétorique où chacun était censé apprendre l'art de séduire les esprits, le philosophe entend montrer que la maîtrise des techniques du discours peut aussi devenir le moyen, non seulement de favoriser la justice ou de défendre la morale, mais encore d'aider au développement du savoir.
    La Rhétorique est l'un des écrits essentiels de la philosophie occidentale.
    Présentation de Michel Meyer.
    Commentaires de Benoît Timmermans.
    Révision de la traduction effectuée par Patricia Vanhemelryck. 

  • Édition enrichie (Introduction, présentation, notes, commentaires sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Et afin que notre âme ait ainsi de quoi être contente, elle n'a besoin que de suivre exactement la vertu. Car quiconque a vécu une telle sorte que sa conscience ne peut lui reprocher qu'il n'ait jamais manqué à faire toutes les choses qu'il a jugées être les meilleures (qui est ce que je nomme ici suivre la vertu), il en reçoit une satisfaction qui est si puissante pour le rendre heureux, que les plus violents efforts des passions n'ont jamais assez de pouvoir pour troubler la tranquillité de son âme.
    Dernier ouvrage publié par Descartes de son vivant, Les Passions de l'âme (1649) peut faire figure de testament philosophique. On y trouve, en effet, une série de réflexions qui viennent approfondir, préciser, parfois même rectifier les thèses du philosophe sur des points essentiels de sa recherche, en particulier l'élaboration de sa propre morale. La liberté, les rapports de l'âme et du corps, l'affirmation d'un individu moral : tels sont encore, parmi d'autres, les sujets abordés.
    Introduction de Michel Meyer.
    Présentation et commentaires de Benoît Timmermans. 

  • Cette Histoire du monde grec antique, qui tient compte des dernières découvertes, présente en un volume commode et maniable un panorama clair d'une civilisation éblouissante, depuis la préhistoire jusqu'à la transformation du monde grec en provinces romaines.
    Alternant la relation chronologique des événements et des exposés synthétiques, elle offre aussi une mise au point sur les problèmes, les sources et les enjeux de l'histoire grecque, une bibliographie abondante, plusieurs index, une illustration pertinente et un ensemble de cartes originales, soigneusement établies.
    Les principales étapes de l'histoire grecque, des civilisations minoenne et mycénienne au monde archaïque et aux guerres médiques, du siècle de Périclès à l'hégémonie macédonienne, d'Alexandre à la civilisation hellénistique, sont ainsi retracées avec élégance et précision pour le lecteur curieux et pour l'étudiant.Série Antiquité dirigée par Paul Demont.

  • Edition enrichie (présentation, index et notes)
    La collection Lettres gothiques se propose d'ouvrir au public le plus large un accès à la fois direct, aisé et sûr à la littérature du Moyen Age.
    Un accès direct en mettant sous les yeux du lecteur le texte original. Un accès aisé grâce à la traduction en français moderne proposée en regard, à l'introduction et à des notes nombreuses. Un accès sûr grâce aux soins dont font l'objet la présentation du texte et son commentaire. La collection Lettres gothiques offre ainsi un panorama représentatif de l'ensemble de la littérature médiévale.
    Chrétien de Troyes
    LE CONTE DU GRAAL ou le roman de Perceval
    Voici l''oeuvre dernière, restée inachevée (c. 1181), du grand romancier d'aventure et d'amour qu'est Chrétien de Troyes. Paradoxe d'une mort féconde. Enigme demeurée intacte. îuvre riche de toutes les traditions : biblique et augustinienne, antique et rhétorique, celtique et féerique. Est-ce un roman d'éducation ou le mystère d'une initiation ? Brille-t-il par le cristal de sa langue ou par la merveille d'une femme ?
    Une édition nouvelle, une traduction critique, la découverte d'un copiste méconnu du manuscrit de Berne, autant d'efforts pour restituer au lecteur moderne les puissances d'abîme et d'extase du grand oeuvre du maître champenois.
    On peut également lire Le Conte du Graal dans l'édition en un volume des Romans de Chrétien de Troyes (La Pochothèque).
    Traduction critique, présentation et notes de Charles Méla, professeur à l'université de Genève.

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    oidentifier vos aptitudes au leadership,
    oconstruire des relations de confiance,
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  • Edition enrichie (Introduction, notes, chronologie et bibliographie).Ce qu'il y a de plus important, voire d'essentiel dans l'existence, ce dont tout le reste dépend, sa signification véritable, sa phase critique, sa pointe, se trouve dans la moralité du comportement humain. Mais pour ce qui est de son sens, des modalités, de la possibilité de la chose, voilà les philosophes plongés dans le désaccord total, placés devant un abîme de ténèbres. Il en résulte que s'il est facile de prêcher la morale, il est difficile de la fonder.
    Arthur Schopenhauer. Rédigé dans le cadre d'un concours organisé par la Société royale des sciences du Danemark, Le Fondement de la morale a été publié pour la première fois en 1841. Texte charnière, situé entre les deux grandes entreprises philosophiques de Schopenhauer, Le Monde comme volonté et comme représentation (1819) et les Parerga et Paralipomena (1851), il devient ainsi, comme l'a noté son traducteur, l'introduction « la plus naturelle peut-être » à la philosophie schopenhauérienne. On y découvre, en effet, une critique radicale de la métaphysique kantienne, l'affirmation que la « volonté de vivre » l'emporte sur les impératifs nés de la Raison, et que la morale, loin de s'appuyer sur des impératifs abstraits comme la loi ou l'obligation, obéit d'abord à l'ordre des sentiments.
    Présentation et notes par Alain Roger.
    Traduction d'Auguste Burdeau. 

  • Robbie Garner n'a que 5 ans lorsqu'il assiste à la tentative de suicide de son père. Le même jour, sa mère, alcoolique, décide de le placer dans un orphelinat, ainsi que sa soeur et ses deux frères. Tenu par des religieuses, le Sacré-Coeur est en apparence un endroit paisible. Pourtant, on y commet les pires abus : privations, sévices corporels, humiliations... Robbie trouve la force de résister, mais son frère cadet Davie gardera d'importantes séquelles psychologiques. Plus tard, Robbie est transféré à Haut-de-la-Garenne, où des gardiens pervers et violents organisent en toute impunité des orgies sexuelles d'une cruauté inouïe. Certains enfants se suicident, d'autres disparaissent mystérieusement. En 2008, la médiatisation de l'affaire de « l'orphelinat de l'horreur » à Jersey a brusquement fait jaillir les terribles souvenirs de Robbie Garner. Personne n'est venu est son témoignage.

  • En 1991, Marcel Conche accepta de répondre par écrit à une trentaine de questions posées par la philosophe Lucile Laveggi. « Sur le bonheur, sur l'illusion, sur l'apparence, sur la beauté, sur la guerre et sur la politique, sur la foi et l'incroyance, sur Parménide et tels autres sujets, j'ai répondu avec bonne foi dans les limites de ma perception sincère de la vérité [...]. Je crois que mes évidences d'alors seraient, nuancées et enrichies, encore les miennes aujourd'hui. »

  • Partir, emboîter le pas des bergers, c'est expérimenter un genre de panthéisme extrêmement païen et retrouver la trace des dieux anciens [...]. L'élection de la planète tout entière pour son périple vaut condamnation de ce qui ferme et asservit : le Travail, la Famille et la Patrie, du moins pour les entraves les plus visibles [...]. Asocial, insociable, irrécupérable, le nomade ignore l'horloge et fonctionne au soleil ou aux étoiles, il s'instruit des constellations et de la course de l'astre dans le ciel, il n'a pas de montre, mais un oeil d'animal exercé à distinguer les aubes, les aurores, les orages, les éclaircies, les crépuscules, les éclipses, les comètes, les scintillements stellaires, il sait lire la matière des nuages et déchiffrer leurs promesses, il interprète les vents et connaît leurs habitudes. Le caprice gouverne ses projets.

  • Cette Histoire de la langue française, depuis ses origines jusqu'aux variétés du français actuel, traite conjointement de l'histoire externe du français (événements politiques et culturels, mutations sociales, institutions comme l'Académie française, rôle des organismes officiels) et de son évolution interne (prononciation, graphie, morphologie, syntaxe, vocabulaire).
    Elle décrit les systèmes du bas-latin, du français de l'époque médiévale, du xvie siècle, de l'époque moderne. Une place particulière est accordée aux codifications orthographiques, à la grammaire, à la rhétorique et à la réflexion sur le langage.
    Les variétés du français dans le monde (Belgique, Suisse, Québec, créole, acadien...), les spécificités des langues régionales et autochtones, les idiolectes, l'influence du plurilinguisme sont également analysés.
    De nombreux exemples enfin permettent de comprendre les apparentes irrégularités du français actuel.
    Mireille Huchon est professeur à l'Université de Paris-Sorbonne et directeur de l'UFR de langue française. Elle est l'auteur de l' Encyclopédie de l'orthographe et de la conjugaison (Le Livre de Poche), du Français de la Renaissance (PUF) et d'une édition des Oeuvres complètes de Rabelais dans la Pléiade.

  • Cet ensemble de textes est, pour l'essentiel, ce que Marcel Conche appelle le « nécessaire retour aux Grecs ». Cela signifie, en substance, penser le monde selon nos seules ressources, celles de la raison, en laissant de côté les idées religieuses (« Dieu », « l'âme immortelle », etc.). Il se trouve que la philosophie moderne (à l'exception notable de Spinoza) a toujours été un mélange de rationalité et de théologie. Dans cet ouvrage, Marcel Conche essaie de renouer avec l'innocence grecque qui tenait la « Nature » - et non le Dieu biblique - pour cause de toutes choses.

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