Nouveau Monde Editions

  • Kamala Harris : l'Amérique du futur Nouv.

    D'origine jamaïcaine par son père et indienne par sa mère, Kamala Harris était faite pour son destin : bébé, elle parcourait déjà en poussette les manifestations pour les droits civiques. Elle est le phénomène qui bouscule l'Amérique : jamais une femme n'avait réussi à accéder à la vice-présidence des États-Unis !
    Comme Barack Obama, à qui elle est souvent comparée, elle a toutefois très peu l'habitude de rester en retrait et ne se contentera pas d'un second rôle. Joe Biden, qui se voit comme un « pont entre les générations », ne s'y est pas trompé. Comme tout le monde, il voit sa dauphine de 55 ans gravir la dernière marche et lui succéder.
    Kamala entend pourtant aussi rester « Momala », un titre qui lui est si cher. C'est comme ça que l'appellent les deux enfants de son mari, l'avocat Douglas Emhoff. Car pour cette femme au destin hors du commun, sa famille passe avant tout.
    On le sait aussi, celle qui fait désormais rêver l'Amérique est une politicienne à poigne. Parfois trop peut-être : la gauche du Parti démocrate lui reproche d'être trop à droite. Donald Trump la qualifiait au contraire de gauchiste « radicale ». Ses détracteurs concluent qu'elle est opportuniste. On retient d'elle qu'elle ne flanche pas, même lorsque les décisions à prendre sont difficiles, une réputation qu'elle a acquise durant ses années de procureure en Californie.
    Ce qui est sûr, c'est qu'avec Kamala Harris, l'Amérique est en train de changer. La première vice-présidente de l'Histoire ré-enchante le Rêve américain et les petites filles, notamment « les petites filles de couleur qui se sentent si souvent oubliées et sous-estimées », se voient différemment pour la première fois : elles peuvent rêver de devenir un jour, elles-aussi, présidente des États-Unis.
    Jean-Éric Branaa est maître de conférences à l'université d'Assas. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur les États-Unis, dernièrement de la biographie de Joe Biden parue chez Nouveau Monde.

  • Officiellement, le Vatican n'a pas de service d'espionnage...   Mais cela ne veut pas dire que personne ne s'y occupe de renseignement  ! Le Saint-siège a toujours été la cible de services secrets étrangers. Persuadés que le Vatican dispose d'un réseau de renseignement sans équivalent, ils veulent soit en percer les secrets, soit s'en faire un allié.
    Pendant la Seconde Guerre mondiale et la guerre froide, Rome a été un véritable nid d'espions de toutes nationalités. Sous couverture de diverses institutions comme la secrétairerie d'État, certains monsignori ou simples prêtres se sont impliqués dans des missions allant de la chasse aux «  taupes  » à la diplomatie secrète, en passant par des enquêtes sur les assassinats de prêtres ou des scandales susceptibles d'éclabousser l'Église, mais aussi des missions à haut risque de l'autre côté du rideau de fer.
    Pour la première fois, ce livre raconte de façon aussi complète que possible 80 années de guerres secrètes et de coups tordus. L'ouverture des archives de nombreux services ayant travaillé contre ou avec le Vatican permet de lever le voile sur des affaires longtemps ignorées. L'infiltration de prêtres russophones en Union soviétique sous Staline, presque tous démasqués par le KGB, les négociations secrètes menées par Jean XXIII avec Khrouchtchev par des intermédiaires peu conventionnels, les relations étroites du cardinal Montini, futur Paul VI, avec la CIA, l'infiltration agressive du Vatican par les différents services du bloc de l'est, les fonds secrets de la banque du Vatican destinés à combattre le communisme en Amérique du Sud, puis à soutenir la lutte de Solidarnosc en Pologne... Ces épisodes et bien d'autres dessinent une autre histoire de la papauté contemporaine.
    La chute du communisme a marqué la victoire personnelle de Jean-Paul II, sans doute le pape qui s'est le plus impliqué personnellement via une petite cellule de prêtres polonais dans des opérations secrètes à haut risque. Mais elle n'a pas marqué la fin de l'histoire  : l'ouvrage aborde également les affrontements souterrains qui ont opposé certains groupes au sein de l'Église (comme les Jésuites et l'Opus Dei), avec des méthodes dignes des services secrets et l'implication de la CIA. Il revient enfin sur les affaires financières controversées de l'Église dans les années 1970-80 et leurs effets non encore expliqués à ce jour.
     
    Historien et spécialiste du renseignement,  Yvonnick Denoël a notamment publié chez Nouveau Monde éditions  Histoire secrète du XXe siècle, Le Livre noir de la CIA, Les guerres secrètes du Mossad et Mémoires d'espions. 

  • Le 10 juin 1945, un corps calciné est découvert à proximité de Madrid. L'homme est identifié sous le nom de Mendel Szkolnikoff, un Juif d'origine russe, curieusement détenteur d'un passeport allemand. Il s'agit sans doute du plus gros trafiquant de l'Occupation, plus important que le célèbre Joanovici. Arrêté avant-guerre pour diverses escroqueries, il est, depuis 1941, un agent financier des Allemands, notamment de la SS. Mais l'affaire Szkolnikoff, c'est surtout le plus grand séquestre de la Libération : 2 milliards de francs de l'époque accompagnés de 2 autres milliards d'amende. Car Szkolnikoff a bâti en très peu de temps, pour le compte de l'occupant, un immense empire immobilier et hôtelier : il détient des rues entières de l'Ouest parisien et des dizaines de "palaces", essentiellement sur la Côte d'Azur. Tous ces biens étant mis sous séquestre à la Libération, l'affaire Szkolnikoff se prolonge jusqu'à nos jours. Cet ouvrage révèle que les autorités françaises poursuivent en effet les descendants de l'affairiste au nom d'une condamnation prononcée après sa mort, ce qui est illégal ! L'hôtel Martinez à Cannes, dont les procédures sont encore en cours, soixante-dix ans après les faits, est au coeur de ce rocambolesque dossier qui n'a pas livré tous ses secrets. Pour qui Szkolnikoff travaillait-il vraiment et d'où tirait-il ses protections ? De Himmler, de Goering l'affairiste, ou de plusieurs dignitaires nazis à la fois ? Quelles sommes, apparemment énormes, a-t-il mis à l'abri dans les banques monégasques, espagnoles ou suisses avant de mourir, et que sont-elles devenues ? D'où venait le mystérieux commando qui a capturé et tué Szkolnikoff en Espagne en 1945, après l'avoir délesté des 600 millions de francs en bijoux qu'il emportait dans sa fuite ? Szkolnikoff est-il même mort en 1945 ?
     
    Ancien grand reporter et journaliste d'investigation à TF1, auteur de nombreux documentaires, Pierre Abramovici est aujourd'hui historien. Il a notamment publié Un rocher bien occupé  : Monaco pendant la guerre - 1939-1945 (Le Seuil, 2001) et Le Putsch des généraux (Fayard, 2011).

  • Assassinats de dirigeants étrangers, coups d'État, trafic d'armes et de drogues, soutien à des groupes terroristes ou à d'anciens nazis, détentions abusives et tortures, expérimentations d'armes chimiques... Depuis sa création, la CIA n'a cessé de multiplier les infractions à la loi. Elle déclassifie une partie de ses archives arguant que les dérapages de la guerre froide sont aujourd'hui révolus. Ce livre montre qu'il n'en est rien.
    Pour la première fois, cet ouvrage dresse un bilan aussi exhaustif que possible des méthodes douteuses de l'Agence, des origines à nos jours. Il reproduit les archives permettant d'approcher la vérité  : témoignages d'acteurs directs, mémos confidentiels, rapports de commissions d'enquête.
    On trouve ici de nombreuses anecdotes inédites sur des épisodes que l'on croit connaître (comme l'assassinat d'Allende au Chili ou les tentatives de meurtre contre Fidel Castro), mais aussi des révélations sur les activités plus ou moins adroites de la CIA en France. On apprendra enfin le rôle exact de l'Agence dans les trafics de drogue, la finance internationale, l'essor d'Al-Qaïda ou la lutte contre Daech.
     
    Historien et spécialiste du renseignement, Yvonnick Denoël a publié chez Nouveau Monde éditions 1979, guerres secrètes au Moyen-Orient (2009), Histoire secrète du XXe siècle (2009) et Mémoires d'espions en guerre (2018).
     

  • Le journaliste marocain Omar Brouksy est une des cibles majeures du logiciel Pegasus utilisé par les services secrets de son pays pour museler toute enquête ou voix critique, en traquant les sources des journalistes. À l'origine de cette surveillance, ses deux livres-enquêtes qui ont fortement irrité le Palais Royal. Interdits de vente au Maroc, ils restent incontournables pour comprendre comment le royaume chérifien a basculé dans l'espionnage de masse, jusqu'à cibler les dirigeants de l'État français.  Mohammed VI derrière ses masques dévoile la face cachée d'un monarque ambigu. Nourrie d'entretiens dans les coulisses du palais royal, cette enquête fouillée aborde tous les aspects d'une monarchie qui peine à mettre ses actes en conformité avec ses discours, se laisse déborder par les emportements du roi, éclabousser par les bévues de son entourage. Le Palais Royal et les grandes entreprises du pays sont livrés aux mains de quelques proches, fustigés par l'opinion publique sous l'expression de « monarchie des potes ».  La République de sa Majesté explore les liaisons dangereuses entre élites françaises et pouvoir marocain, entretenues par des hommes et des femmes de l'ombre recrutés pour « protéger » l'image de la monarchie. La romance publique entre présidents français et souverain marocain n'échappe pas aux petits à-côtés matériels, chaque partie soignant l'autre par de juteux renvois d'ascenseurs, sans égard pour l'intérêt général. Appuyée sur de nombreux témoignages de première main, cette enquête en dit long sur le régime marocain comme sur les dérives de la République, toute acquise à « Sa Majesté ».Ces deux textes, essentiels pour comprendre ce qui se joue dans le scandale actuel, sont complétés par une postface inédite de l'auteur, récit de son expérience personnelle de « l'affaire ».  Ancien correspondant de l'AFP au Maroc, journaliste et universitaire marocain, Omar Brouksy est une des rares voix indépendantes du journalisme dans son pays. Il est depuis des années espionné par les services marocains, et depuis 2018 visé par le logiciel Pegasus. Sa plainte dans cette affaire est appuyée par Reporters Sans Frontières. 

  • Pendant près de deux siècles en France, des juridictions ont été saisies pour juger de crimes et de délits dont l'horreur a parfois dépassé l'entendement. Certaines affaires n'ont jamais été élucidées et ont gardé depuis leur part d'ombre et de mystère. La démence parfois, la passion amoureuse, ou encore la cupidité et le chantage expliquent les agissements des criminels devenus, le temps d'un procès ou d'une enquête, des vedettes médiatiques de grandes affaires. 
    Un collectif d'auteurs spécialistes a été réuni autour de trente-huit affaires criminelles qui ont marqué l'histoire de France. Avocats, professeurs et historiens nous révèlent la face cachée des enquêtes menées alors : le cas Landru, la bande à Bonnot, l'affaire Stavisky, le clan Dominici, Spaggiari, la mort de Mesrine dans les rues de Paris...
     
    Éric Alary  a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels La Ligne de démarcation (Perrin, 2003), le Dictionnaire de la France sous l'occupation (Larousse, 2011), L'Exode. Un drame oublié (Perrin, 2010), Histoire de la gendarmerie (Perrin, coll. "Tempus", 2011).

  • Journal de la campagne du Sinaï Nouv.

    Le conflit qui a opposé Israël et l'Égypte en 1956 a pour toile de fond la crise de Suez, faisant suite à la décision du président Nasser de privatiser le canal et de fermer aux transports israéliens l'accès à la mer Rouge. Au cours d'une campagne qui durera huit jours, l'opération Kadesh, menée par les troupes israéliennes sous le commandement de Moshe Dayan, lance une offensive contre les forces égyptiennes le 29 octobre. Au même moment, les troupes franco-britanniques entrent en guerre contre l'Égypte dans le but de contraindre Nasser à revenir sur sa décision. Pour Israël, ce conflit, appelé aussi «  campagne du Sinaï  » a pour objectif la résolution de trois problèmes : empêcher l'activité terroriste (avec l'infiltration en Israël de fedayin provenant d'Égypte), rétablir la liberté de navigation, et enfin détruire les infrastructures égyptiennes pouvant servir la logistique égyptienne dans une attaque contre Israël).
    Dans ce journal de campagne, Moshe Dayan, alors chef des opérations, décrit le contexte politique qui mène au conflit, il dévoile les tractations politiques secrètes (notamment les achats d'armes à la France lors d'une visite à Paris), les offensives au jour le jour, les décisions d'intervention, les objectifs qui motivent sa stratégie, ses plans d'action, ses choix, ses erreurs, ses succès.
     
    Moshe Dayan (1915-1981) Membre de la Haganah (Organisation clandestine de défense juive) dès l'âge de 14 ans, il n'en combat pas moins dans les forces britanniques pendant la Seconde Guerre mondiale (au cours de laquelle il perd un oeil). Très apprécié du Premier ministre David Ben Gourion, il suit une carrière militaire fulgurante. Il devient chef d'état-major de Tsahal de 1955 à 1958. Bien que n'ayant pas pris part aux combats, ni même à leur planification, il est considéré comme un acteur prépondérant de la guerre des Six-Jours. En 1959, il entre en politique et rejoint les rangs du parti de gauche Mapaï.

  • La papauté suscite de nombreux fantasmes quant à sa secrète influence dans l'histoire occidentale. On lui attribue souvent un rôle occulte et déterminant. Cet ouvrage rigoureux permet de rétablir la vérité des faits. Peuplée de têtes couronnées et de chefs d'État, de diplomates espions, de prêtres déchus et de mercenaires, cette fresque dévoile les ressorts peu connus de l'histoire diplomatique des XIXe et XXe siècles. De Pie VII, farouche adversaire de Napoléon, à Pie XII, accusé de complaisance envers le nazisme, l'auteur brosse une histoire de l'espionnage au service du Vatican. On apprend que, pendant la Grande Guerre, l'assistant personnel du pape Benoît XV était un espion allemand et que, pendant la Seconde Guerre mondiale, les nazis ne reculèrent devant rien pour faire pression sur Pie XII et infiltrer le Vatican de faux prêtres. On y découvre par ailleurs que le Saint-Siège a parfois succombé à la tentation d'opérations clandestines, tantôt contre des catholiques jugés trop libéraux, tantôt contre le régime communiste d'URSS. Enfin, l'ouvrage fait la lumière sur ce que savait le Vatican de la Shoah. Un sujet très sensible depuis la volonté de Benoît XVI de rapprocher les religions juive et catholique.
     
    David Alvarez est professeur de sciences politiques au Saint Mary's College of California. Il a publié plusieurs ouvrages consacrés à l'histoire du renseignement pendant la Seconde Guerre mondiale.
     

  • Des épidémies en France sous l'Ancien Régime Nouv.

    Connue depuis l'Antiquité, réapparue en 1346 en Occident où elle fait disparaître environ la moitié de la population, la peste a été la grande maladie de « l'Ancien Régime », et a sévi régulièrement jusqu'en 1722. La seule grande explication qui lui était apportée était d'ordre religieux : un fléau envoyé par Dieu aux pécheurs dont les meilleurs recours sont la prière et la pénitence. L'ignorance où l'on était alors avait abouti à une réaction empirique unanime: « l'exclusion sanitaire » (isolement, quarantaines et barrières sanitaires) pour protéger la société en séparant sa partie saine de sa partie contaminée ou susceptible de l'être. Les villes avaient ainsi développé une politique de contrôle généralisé dont la direction a peu à peu été prise par l'État. À partir du XVIIIe siècle la science apporte des explications et des solutions qui échappent à l'emprise de la religion. Le retrait de la peste permet alors à la monarchie bienfaisante et bureaucratique de déployer à travers tout le royaume une médecine des épidémies ordinaires.
    En dépit d'apparentes similitudes, l'histoire de la peste et de sa gestion ne peut servir de modèle à l'épidémie de covid, mais il est possible d'en revisiter certains aspects à la lumière de questions soulevées par l'actuelle pandémie : la rivalité sanitaire qui oppose Paris et Marseille, le confinement opéré à titre de moyen de lutte ordinaire, les procédures bureaucratiques... 
    Une perspective historique éclairante et accessible à tous.
     
    Archiviste et historienne, Françoise Hildesheimer est l'une des meilleures spécialistes de Richelieu et de l'Ancien Régime, mais aussi de l'histoire des maladies et des épidémies. Elle est l'auteure de nombreux ouvrages.

  • En novembre 1832, Vidocq, ancien chef emblématique de la Sûreté, crée le «  Bureau de renseignements universels dans l'intérêt du commerce ». Ses agents ont pour mission de traquer dans le Paris de la monarchie de Juillet les escrocs en tout genre qui nuisent à la bonne marche des affaires. La police privée est alors une activité en plein essor. Peu à peu, les praticiens de ce nouveau métier passent de la surveillance des escrocs à la chasse aux criminels. Le détective devient une figure populaire incontournable, mais sa réputation sulfureuse le condamne à la marginalité. Loin de l'image prestigieuse associée aux figures de Sherlock Holmes en Angleterre ou de véritables détectives comme Allan Pinkerton aux États-Unis, le détective français ne s'est pas imposé sans peine dans le monde judiciaire hexagonal. Peut-être parce que comme nous le dit l'historien, cet homme de l'ombre, «  qui détient l'explication du monde social, qui ouvre et qui referme les portes comme il l'entend  », a très vite représenté aux yeux de l'institution policière, une concurrence difficile à tolérer. 
     
    Ancien professeur d'histoire contemporaine à l'université de Paris I Panthéon-Sorbonne, Dominique Kalifa a notamment publié L'Encre et le sang. Récits de crimes et société à la Belle Époque (Fayard, 1995) et La Culture de masse en France. 1860-1930 (La Découverte, 2001).

  • C'était il y a 40 ans déjà  ! En 1981. Deux articles scientifiques décrivaient 5 cas de malades à Los Angeles et 26 à New York. De quoi s'agissait-il  ? D'une aberration clinique  ? D'un épiphénomène  ? Ce sont en fait les premiers cas recensés d'une nouvelle maladie  qu'on appellera bientôt le sida. Une maladie qui se transforme en véritable pandémie touchant encore 38 millions de personnes aujourd'hui.
    Ce livre ne raconte pas le sida. Il tente de retracer certaines des luttes qu'il a engendrées, en France, entre le début des années 1980 et aujourd'hui. Des luttes qui ont bouleversé de nombreuses vies, mais plus largement la société.
    L'ouvrage nous replonge ainsi au tout début de l'épidémie, dans l'urgence des malades et celle des premières découvertes. Puis il nous fait vivre les premières années, au plus près des personnes touchées, de leurs proches et de leurs soignants. Il revient enfin sur cette mobilisation extraordinaire, sur ce mouvement social unique qui a chamboulé la politique, le droit, la santé publique, la recherche et le soin.
    Olivier MAUREL est consultant-chercheur indépendant, après avoir été dirigeant associatif pendant près de 15 ans. Diplômé en science politique et en gestion, il enseigne aussi dans plusieurs universités. Il est par ailleurs l'auteur des ouvrages suivants : La responsabilité des entreprises en matière de droits de l'Homme (2008-2009), Le Livre blanc des Etats généraux «  Vers un plan Coeur  » (avec C. Compagnon, 2014), La gestion des associations (avec J. Bernet, P. Eynaud et C. Vercher-Chaptal, 2016).
    Michel BOURRELLY est docteur en pharmacie. Il a effectué toute sa vie professionnelle dans la lutte contre le sida en tant que salarié, notamment à l'association Aides et au Crips Île-de-France. Consultant en santé publique et santé communautaire, il a rejoint l'unité mixte 1252 INSERM, SESSTIM à Marseille en 2016. Il est aussi l'auteur, avec Bruno Spire, du chapitre sur le sida dans l'ouvrage Santé publique : l'état des savoirs (coord. par B. Hauray et D. Fassin, 2019).

  • Comme Jean Bart ou Abraham Duquesne, René Trouin, sieur du Guay, dit Duguay-Trouin (1673-1736), appartient à cette catégorie d'officiers généraux de la Marine sans origine noble et issus de la course. Cadet de famille, il était destiné à entrer dans les ordres, mais après ses études chez les Jésuites de Rennes, il part à l'université de Caen où il brille surtout par son esprit batailleur et ses frasques. Les rendez-vous galants dans les confessionnaux choqueront plus tard le cardinal de Fleury quand il lira le manuscrit des Mémoires en 1725... Duguay pratique les cartes et les dés, jeux d'argent alors interdits dans la Marine. C'est « un vrai libertin », comme il l'écrira plus tard. Volontaire dans la marine marchande corsaire, il devient très vite un expert dans l'abordage. Il monte en grade et commande des navires de plus en plus importants. Il attaque tout ce qui est anglais, mais aussi les flottilles de pêche ; il saisit poisson, sucre, tabac. Le pouvoir royal et les armateurs apprécient cette Marine qui rapporte. Duguay fera 300 prises avant d'entrer dans la Marine royale. En 1693, il participe à des armements en course financés par le Roi, mais il est fait prisonnier par les Anglais et se retrouve à Plymouth, d'où il réussit à s'enfuir. La paix de Ryswick en 1697 le réduit très provisoirement au chômage, car la guerre de Succession d'Espagne s'annonce. Le Roi le récompense d'une « épée d'honneur », prélude à l'anoblissement qui lui sera accordé en 1709. On lui pardonne ses écarts et sa vie libertine, qu'il qualifie lui-même de « vie si honteuse ». En 1711 il fait le coup d'éclat qui sera sa gloire la plus durable : une descente à Rio de Janeiro pour libérer 500 Français retenus en otage. Il en profite pour piller la ville et en rapporte un butin considérable. En 1715,  Louis XIV le fait « chef d'escadre de l'Amérique », en souvenir de l'affaire de Rio. Les Mémoires sont une suite de combats navals entrecoupés des aventures personnelles de Duguay, mort à Paris en 1736, célibataire...

  • Créé à la fin 1940 par l'Intelligence Service britannique, Jade est l'un des rares réseaux de résistance à n'avoir pas fait jusqu'à présent l'objet d'une étude systématique. Exclusivement déployé en France, il a pourtant maintenu son activité jusqu'à la capitulation de l'Allemagne. La liste de ses succès est impressionnante, de l'infiltration du service d'espionnage allemand à la transmission à l'IS de renseignements sur les plus importants dispositifs militaires de l'ennemi. Et le prix payé a été lourd en victimes, tant hommes que femmes - internés, fusillés, déportés, pendus à Buchenwald.
    Parmi les renseignements transmis à Londres, plusieurs étaient d'une importance stratégique considérable, y compris au moment où l'état-major des forces alliées après le débarquement en Normandie choisit de lancer le général Leclerc à l'assaut de Paris. Le réseau disposa d'une équipe chargée d'organiser l'atterrissage nocturne d'avions légers de la RAF afin d'assurer clandestinement le transport vers l'Angleterre de certaines personnalités éminentes de la Résistance française.
    Le présent ouvrage est l'aboutissement d'une enquête menée depuis les années 1990 auprès d'anciens membres du réseau et du dépouillement de plusieurs dépôts d'archives en France, Angleterre et Allemagne.
     
    Docteur d'État ès Lettres, André Kervella est retraité de la fonction publique, il habite à Brest. Au cours de sa carrière il a exercé aux ministères de la Défense, de l'Éducation, des Affaires étrangères. Entre autres, il a rempli des missions de longue durée auprès de gouvernements africains ayant des accords de coopération avec la France.

  • Sous le Second Empire émerge un nouveau groupe social, des femmes, qu'Alexandre Dumas fils nomme «  les demi-mondaines  ». Actrices ou danseuses, ces «  cocottes  » entretenues ont inspiré les écrivains les plus célèbres de leur temps  : de la Coralie des Illusions perdues de Balzac à Odette de Crécy dans À la Recherche du Temps perdu de Proust, en passant par la célèbre Nana d'Émile Zola.
    Anne-Marie Chassaigne (1869-1950), plus connue sous le nom de Liane de Pougy, a immortalisé la figure de la «  Grande Horizontale  » à l'aide de ses Mémoires, ses Cahiers Bleus. Témoin de la  Belle Époque et des «  années folles  », danseuse aux Folies Bergère, écrivaine à ses heures perdues, cette people avant l'heure a notamment été l'amante de Jean Cocteau, de Colette et de Gabriele d'Annunzio. Jonglant entre la tendresse et le dédain, ses portraits dressent le tableau unique du luxe et des habitués des nuits parisiennes de la fin du XIXe et du début du XXe.

  • Une introduction, accessible à tous, à l'histoire de l'Afrique. En coédition avec la revue L'Histoire

  • «  Un essai monumental, un art remarquable de l'analyse.  »
    Publisher's Weekly
     
    «  Une contribution cruciale à notre compréhension de Hitler
    mais aussi des processus culturels.  » New York Times
     
    «  Un grand livre d'investigation littéraire, intelligent et scrupuleux.  » Newsweek
     
    «  Un livre indispensable aux honnêtes hommes
    comme aux historiens et aux moralistes confirmés.  » Times Magazine
     
    Somme sans précédent, enquête sans égale, lieu de débat, de critique et de confrontation sans concession, ce livre du grand journaliste et écrivain Ron Rosenbaum est le seul à poser dans son entier, dans toutes ses dimensions, l'énigme «  Hitler  ».
    Il est le fruit d'un travail de dix années passées  à exhumer des archives inédites, à examiner toute la littérature sur le sujet, à investiguer tous les terrains du savoir (histoire, sociologie, philosophie, psychanalyse...), à visiter les lieux de mémoire, à rencontrer les témoins, à questionner les plus éminents spécialistes de ce domaine (Alan Bullock, Daniel Goldhagen, Georges Steiner, Emil Fackenheim, Claude Lanzmann...).
    En regardant des photos du dictateur, Rosenbaum se pose cette question  : comment un banal enfant peut se transformer en ce criminel le plus sanglant de l'histoire. D'autres suivent : était-il sincère, convaincu ou opportuniste ? Était-il fou ? Pourquoi était-il antisémite ?
    Nombre d'historiens ont sacrifié à la tentation de le diaboliser afin de se rassurer. Rosenbaum, lui, a choisi d'explorer l'historiographie consacrée à Hitler et de critiquer de manière systématique les interprétations pour épurer le portrait d'un homme recelant encore de nombreuses énigmes.
     
    Ron Rosenbaum est un journaliste, critique littéraire et romancier américain.

  • Admirés par Zola mais boudés de leur vivant, Edmond et Jules  de Goncourt sont aujourd'hui reconnus pour leurs talents de  romanciers, et la célèbre Académie créée par Edmond. Mais  ce que l'on ignore, c'est que les deux frères étaient aussi des  passionnés d'histoire. Dans la continuité de leurs oeuvres naturalistes,
    qui mettent souvent en scène la gent féminine, les  deux hommes se sont penchés sur la condition des femmes  qui les ont précédés.
    Dans La Femme au XVIIIe siècle, les  Goncourt décortiquent le quotidien des jeunes filles et les  conséquences d'une éducation souvent oppressante.
    Dans les plus hautes sphères sociales, ils dépeignent une  éducation qui empêche toute spontanéité : grâce factice, éducation  religieuse et stricte du couvent, mariage sans consultation... 
    Sont dépeintes aussi les femmes philosophes, celles  qui tiennent salon, comme Mme de Tencin, Mme de Lambert  ou Mme du Deffand, et les intrigantes prêtes à défaire des  ministères...
    Au sein de la bourgeoisie, la famille limite le passage au couvent  et préfère laisser aux jeunes femmes le libre choix de  leur époux. Enfin, pour reprendre la formule des Goncourt, la  femme du peuple « n'est femme que par le sexe, est peuple
    avant d'être femme ». Pourtant, les archives retrouvées par les  deux écrivains montrent que les actrices et les courtisanes  étaient traitées en égal dans la haute société. 
    Sous la plume vive et précise des frère Goncourt, les femmes  du siècle des Lumières prennent vie sous nos yeux. 

  • Province of Freedom. C'est le nom de la colonie à vocation agricole et marchande fondée en Afrique de l'Ouest par une association d'abolitionnistes évangéliques anglais, en 1787. La colonie, visant à accueillir d'anciens esclaves très pauvres de Londres, les "black poors" devait être gérée par un Noir et accorderait une grande place à l'autogestion et à la démocratie directe. Quatre ans plus tard, la colonie devient la Sierra Leone Company, sous une direction blanche et autoritaire, visant à accueillir les esclaves d'Amérique à qui la liberté avait été promise à condition qu'ils se joignent aux troupes loyalistes pendant la guerre d'indépendance américaine. Harry Washington, esclave fugitif de George Washington, fut l'un de ses pionniers.
    L'ouvrage retrace cette aventure en deux actes : acte un, la Province Liberté ; acte deux, la Compagnie de la Sierra Leone. Il replace cette histoire dans le contexte des débats qui ont animé le XVIIIe siècle, entre les penseurs des Lumières et les auteurs chrétiens abolitionnistes d'une part, et les colonialistes d'autre part. Le livre relate la reprise de la colonie de la Sierra Leone par les Anglais, provoquant ainsi le mouvement général des hinterlands et la création de colonies. Il raconte comment les puissances européennes ont instrumentalisé l'abolitionnisme afin de légitimer leur conquêtes territoriales.
    Tout cela débouchera sur la partition de l'Afrique lors de la conférence de Berlin, en 1884.
    Thierry Paulais est économiste et essayiste. Il est spécialisé dans les problématiques du développement en général, et de l'Afrique en particulier. Au sein de l'Agence française de développement (AFD), il a acquis une expérience pratique de terrain dans plus de quarante-cinq pays du continent africain et s'est beaucoup investi dans l'analyse des mutations des sociétés africaines. Il est l'auteur de  Le Liberia. Une singulière histoire (Éditions du Cavalier Bleu, 2018).

  • Tamerlan, les Ottomans, les Moghols, les Mandchous, les Britanniques, les Soviétiques, les Japonais, les Nazis... Tous ces empires, construits dans l'espoir de durer éternellement, étaient finalement destinés à échouer. Mais, selon l'auteur, leur construction et leur expansion ont façonné le monde que nous connaissons aujourd'hui.
    Ce récit magistral remet notamment en question le récit conventionnel de la «  montée de l'Occident  », montrant que l'ascension européenne n'était ni prédestinée ni linéaire, mais plus probablement une phase transitoire.
    De la mort de Tamerlan en 1405 -  dernier des conquérants du monde  - à la montée et à la chute des empires européens, en passant par la présence coloniale croissante des Amériques et la résurgence de l'Inde et de la Chine comme puissances économiques mondiales, Après Tamerlan offre une perspective fascinante sur le passé, le présent et le futur de nos civilisations.
     
    John Darwin est professeur à l'université du Nuffield College d'Oxford. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages d'histoire sur l'empire britannique publiés outre-Manche.

  • Galeriste hors pair, marchand d'art, dénicheur de talents, Ambroise Vollard (1866-1939) est devenu le symbole d'une réussite prodigieuse dans un métier hasardeux. Grâce à son intuition exceptionnelle, il a révélé au monde les plus grands artistes, parmi lesquels Gauguin, Matisse, Cézanne, Renoir et Picasso.
    Avec ces  Souvenirs, il revient sur les étapes successives d'une carrière placée tout entière sous le signe de l'audace. Il raconte, par petites touches, les succès de ses découvertes, ses déceptions face aux échecs, et puis les débats, que ses choix très avant-gardistes n'ont pas manqué de susciter dans le marché de l'art. Il évoque les amitiés  qu'il entretenait avec ses protégés  - Manet, le Douanier Rousseau, Degas, Rodin -, leurs confidences, et  nous fait revivre les grandes heures de sa célèbre galerie de la rue Laffitte, à Paris.  Ses récits et analyses, toujours pittoresques, souvent teintés d'humour, font des  Souvenirs d'un marchand de tableaux  une référence dans l'histoire de l'art moderne.
     
    «  On sent que l'auteur a éprouvé à écrire ce livre un immense plaisir, que les souvenirs se sont ajoutés aux souvenirs, les portraits au burin à ceux de l'aquarelle et que chaque phrase fut prise et reprise cent fois. Un livre écrit dans la joie est souvent divertissant : on ne s'ennuie pas une seconde en compagnie de M. Vollard.  » (Georges Charensol) 

  • En janvier 2011, une foule compacte investit les rues de Tunis et prend des allures de peuple insurgé. Le départ de Ben Ali, le 14 janvier 2011, lui donne la conviction qu'elle est en train de jouer un rôle majeur dans la vie politique du pays. Le peuple entend renouveler les élites et mettre fin aux clientélismes.
    Rapidement, l'union nationale laisse place à des affrontements, certains voulant conserver des pans du passé politique, ou sur la question de la place de l'islam. Les élections législatives et présidentielles de 2011 et de 2019 qui encadrent cette décennie de transition auront finalement été les seuls moments où le clivage «  moderniste » / islamiste laissait place à la volonté populaire, dans un élan révolutionnaire ou dans le cadre d'un populisme qui s'impose sur la scène politique en 2019.
    Historienne et politologue, Khadija Finan brosse l'histoire de cette décennie sans pareille en l'inscrivant dans l'histoire longue de la Tunisie. Elle met l'accent sur sa singularité  : la transition tunisienne, unique dans la région, constitue au coeur du monde arabe un laboratoire de modernité politique. L'auteure s'attache à montrer les difficultés inhérentes à l'apprentissage de la démocratie dans un pays qui a tourné la page de l'autoritarisme, sans rompre avec son passé politique. Le comportement des acteurs politiques, comme les attentes citoyennes attestent de cette ambivalence.
    Cet essai décrit l'émergence de forces politiques, dans une démocratie balbutiante et fragilisée par les luttes de pouvoir entre formations antagonistes qui paralysent le pays. La précarité économique est aggravée par la situation sécuritaire puis par la pandémie de coronavirus. La transition doit également prendre en compte les effets de la géopolitique régionale, avec le soutien du Qatar aux islamistes d'Ennahda, et l'appui des Émirats arabes unis au camp moderniste.
     
    Khadija Mohsen-Finan enseigne sur le Maghreb à l'université de Paris 1 (Panthéon-Sorbonne). Elle est l'auteure de nombreux articles et ouvrages, parmi lesquels Le Maghreb dans les relations internationales (CNRS 2011), L'Image de la femme au Maghreb (Actes Sud 2008) et, avec Pierre Vermeren, Dissidents du Maghreb (Belin, 2018).

  • Comment animait-on les banquets au xve  siècle  ? Qui pouvait-on croiser dans les rues des grandes villes  ? Comment soignait-on gangrènes et autres maux  ? Pourquoi croyait-on en l'existence de licornes et d'hommes-chiens orientaux  ? Comment menait-on l'enquête lors des procès médiévaux  ? D'où vient l'expression «  payer en monnaie de singe  »  ? À quels métiers pouvaient prétendre les femmes  ? Les chevaliers ont-ils toujours été les héros sans peur ni défaut de notre imaginaire  ?
    Justine Defrance, alias «  La Prof  » sur YouTube, nous propose une découverte du Moyen Âge à travers ses aspects les plus quotidiens et les plus concrets, tordant le cou au passage à nombre d'idées reçues.
    Alimentation, hygiène, santé, famille, femmes, éducation, vie en ville ou dans les campagnes, justice, imaginaires et superstitions, arts et loisirs... Sans prétendre à l'exhaustivité pour cette période qui dura mille ans, l'auteure nous raconte véritablement comment l'on vivait au Moyen Âge en s'appuyant sur de nombreuses sources tout aussi sérieuses que divertissantes (traités de savoir-vivre, d'éducation, «  tutos beauté  », chartes en tout genre, poèmes nuptiaux, bestiaires...) et sur une iconographie variée et éloquente.
    Une introduction au Moyen Âge vivante, incarnée et accessible qui privilégie l'«  histoire d'en bas  » plutôt que celle des grands hommes.
     
    Professeure d'histoire-géographie dans le secondaire, Justine Defrance est «  La Prof  » sur YouTube, où elle donne des mini-cours d'histoire décalés mêlant son expérience d'enseignante et son goût pour la comédie.

  • Jamais dans l'histoire américaine, un candidat n'a passé plus de temps que lui en politique. Jamais une victoire n'a été plus attendue dans le monde entier...
    Joe Biden a été le plus jeune élu du Sénat fédéral en 1972. Il a connu des épreuves dramatiques, les a toutes dépassées et a trouvé la force de poursuivre son chemin jusqu'au sommet. Cette biographie, la plus complète en français à ce jour, va bien au-delà des épisodes évoqués par tous les médias comme la mort de sa femme en 1972 ou celle de son fils Beau en 2015. Riche en anecdotes et témoignages révélateurs, elle montre comment s'est forgé, dans l'adversité, le caractère résilient d'un jeune lycéen d'origine modeste, affligé de bégaiement  ; comment tout jeune juriste il s'est engagé dans la défense des Noirs et des plus modestes. Pourquoi, tout jeune sénateur, il est vite devenu un personnage influent du parti démocrate. Ce récit dévoile aussi l'importance des femmes dans son parcours  : ses conquêtes étudiantes, ses deux épouses, ses alliées connues ou restées dans l'ombre et enfin sa soeur, sa plus proche collaboratrice mais aussi une femme très influente... Sans oublier celle qu'il s'est choisi comme vice-présidente  : Kamala Harris. Le récit ne cache rien des accidents de parcours dans lesquels l'équipe de Donald Trump a tenté de trouver une faille qui pourrait lui être fatale.
    Le parcours de Joe Biden est tellement ancré dans le rêve américain, fait de dépassement de soi, de résistance à la difficulté, que les Américains ont vu en lui un exemple. Biden inspire confiance. Mais saura-t-il réparer une Amérique bien mal en point après quatre  années de Trump  ?
     
    Jean-Eric Branaa est chercheur au centre de  relations internationales Thucydide et enseigne à l'université d'Assas. Lauréat d'une bourse Fulbright, il a vécu dans la vallée de Lehigh, région où est né et a grandi  Joe Biden. Il a été le seul observateur français à annoncer que Joe Biden serait candidat  quand la plupart des spécialistes le jugeaient trop vieux, puis le seul à prédire qu'il remporterait les primaires puis la présidence. En 2016, il avait déjà annoncé la victoire de Donald Trump. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur les États-Unis, parmi lesquels La présidence de Barack Obama (Ellipses, 2019), Et s'il gagnait encore ? (VA éditions, 2019) ou Joe Biden : le 3e mandat de Barack Obama ( VA éditions, 2019).

  • Comment les Anglais ont-ils organisé il y a quelques mois la défection d'un haut responsable iranien ? Quel est le rôle des Britanniques dans les projets d'attaque américaine contre l'Iran ? Les attentats-suicides du 7 juillet 2005 dans le métro londonien auraient-ils pu être évités ? Le docteur Kelly, ce microbiologiste impliqué dans des travaux top secret, s'est-il vraiment donné la mort ?Pour la première fois, Gordon Thomas ouvre ici les plus grands dossiers des services secrets britanniques et retrace l'histoire des célèbres MI-5 et MI-6.Triomphes de la Seconde Guerre mondiale, trahisons sous la guerre froide, combat contre la «bombe génétique» anti-Noirs en Afrique du Sud, lutte contre le terrorisme irlandais et la nébuleuse Al-Qaïda... L'auteur revient longuement sur les victoires et les échecs de ces services qui jouent depuis cent ans un rôle décisif sur la scène internationale.Face à la menace, et pour protéger leur pays, jusqu'où peuvent aller ces services secrets ?Ouvrage de référence sur les agences de renseignement les plus vieilles du monde, Histoire des services secrets britanniques plonge dans les arcanes du MI-5 et du MI-6 et dresse le portrait de ces hommes et de ces femmes qui agissent dans l'ombre. Un document explosif.Spécialiste du renseignement, Gordon Thomas est l'auteur de plus de quarante ouvrages traduits dans le monde entier, dont certains best-sellers comme Histoire secrète du Mossad, Mossad - les nouveaux défis et Les Armes secrètes de la CIA, publiés chez Nouveau Monde éditions.Spécialiste du renseignement, Gordon Thomas est l'auteur de plus de quarante ouvrages traduits dans le monde entier, dont certains best-sellers comme Histoire secrète du Mossad, Mossad - les nouveaux défis et Les Armes secrètes de la CIA, publiés chez Nouveau Monde éditions.Traduit de l'anglais par Mickey Gaboriaud. 

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