Le cavalier suédois

Le cavalier suédois

Traduction MARTINE KEYSER 

À propos

Dans l'Europe orientale au début du XVIIIe siècle, aux confins de la Prusse et de la Pologne, le jeune roi Charles XII de Suède rêve de se tailler un empire qui irait de la Baltique à la mer Noire. et y réussit presque. Un jeune officier de ses troupes, déserteur et pourchassé, prend la place d'un voleur de grand chemin pour échapper à la potence - lequel voleur prend sa place dans la vie. Et c'est l'histoire de ce dernier qui nous est contée : poursuite endiablée d'un bonheur qui toujours échappe, jusqu'à la chute finale, attendue et d'autant mieux pathétique, où la Mort reprend ironiquement ses droits. Perutz considérait Le Cavalier suédois - où il traite avec un sens très cinématographique du « suspense » le thème angoissant entre tous de la substitution d'identité - comme son roman le plus inspiré. Le fait est qu'avec le recul du temps ce récit mouvementé gouverné de bout en bout par l'Ange du Bizarre apparaît à nos yeux comme l'une des plus singulières réussites de la littérature allemande de l'époque. Surtout nous bouleverse ici l'aventure d'un homme qui joue systématiquement les meilleures cartes de l'existence. pour marcher finalement, libéré de tout (sauf de l'amour), vers le supplice ultime qui depuis toujours l'attendait. Peu de textes à ce point parviennent à impliquer leur lecteur dans le réseau charnel d'une destinée vécue pour le meilleur et pour le pire - si ces deux mots, au bout du compte, ont encore un sens. Reprise en collection « Libretto » du Cavalier suédois de Leo Perutz, l'un des plus grands romanciers de langue allemande de ce siècle (« Un Kafka picaresque »). Un récit de pure angoisse sur le thème de la substitution d'identité, qui ne pouvait pas ne pas inspirer un jour un film.

Rayons : Littérature générale > Romans & Nouvelles

  • EAN

    9782752906311

  • Disponibilité

    Disponible

  • Nombre de pages

    272 Pages

  • Longueur

    18.1 cm

  • Largeur

    12 cm

  • Épaisseur

    1.5 cm

  • Poids

    192 g

  • Distributeur

    Sodis

  • Support principal

    Poche

Leo Perutz

Léo Perutz est né à Prague en 1882. Il quitte la Bohème à l'âge de 17 ans pour Vienne où il étudie les mathématiques et la littérature. Il s'intéresse à la théorie des jeux de hasard et commence par travailler dans une compagnie d'assurances. Il est appelé au combat pendant la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle il est blessé. De retour à Vienne, il publie son premier ouvrage, La Troisième balle, et entreprend de nombreux voyages. C'est en 1918 que paraît Le Tour du cadran, son troisième roman. En 1933, La Neige de Saint Pierre est interdit par les nazis. Il quitte l'Autriche pour la Palestine en 1938, au moment de l'Anschluss. Borges contribue à le sauver de l'oubli en préfaçant trois de ses livres pendant la Seconde Guerre mondiale. Léo Perutz meurt en 1957. En 1962, à l'initiative de Jean Paulhan et Roger Caillois il reçoit, à titre posthume, le Prix Nocturne créé par Roland Stagliati, un des contributeurs de la revue Fiction.


empty