Mots du libraire

  • Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17. Il est sûr de lui, charmant et plein d'ennui, elle est timide, idéaliste et romantique. L'inévitable se produit, elle tombe amoureuse, et lui, semblerait-il, aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana a changé, Eugène également. Vont-ils encore aller à l'encontre de leurs sentiments ?

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    Coup de coeur

    Notre cœur tressaute avec le leur ! Montagne russe de sentiments sans jamais tomber dans le mièvre... Émouvant, palpitant, et tellement juste !

    Karine

  • Depuis l'enfance, une question torture le narrateur :
    - Qu'as-tu fait sous l'occupation ?
    Mais il n'a jamais osé la poser à son père.
    Parce qu'il est imprévisible, ce père. Violent, fantasque. Certains même, le disent fou. Longtemps, il a bercé son fils de ses exploits de Résistant, jusqu'au jour où le grand-père de l'enfant s'est emporté : «Ton père portait l'uniforme allemand. Tu es un enfant de salaud ! ».
    En mai 1987, alors que s'ouvre à Lyon le procès du criminel nazi Klaus Barbie, le fils apprend que le dossier judiciaire de son père sommeille aux archives départementales du Nord. Trois ans de la vie d'un « collabo », racontée par les procès-verbaux de police, les interrogatoires de justice, son procès et sa condamnation.
    Le narrateur croyait tomber sur la piteuse histoire d'un « Lacombe Lucien » mais il se retrouve face à l'épopée d'un Zelig. L'aventure rocambolesque d'un gamin de 18 ans, sans instruction ni conviction, menteur, faussaire et manipulateur, qui a traversé la guerre comme on joue au petit soldat. Un sale gosse, inconscient du danger, qui a porté cinq uniformes en quatre ans. Quatre fois déserteur de quatre armées différentes. Traître un jour, portant le brassard à croix gammée, puis patriote le lendemain, arborant fièrement la croix de Lorraine.
    En décembre 1944, recherché par tous les camps, il a continué de berner la terre entière.
    Mais aussi son propre fils, devenu journaliste.
    Lorsque Klaus Barbie entre dans le box, ce fils est assis dans les rangs de la presse et son père, attentif au milieu du public.
    Ce n'est pas un procès qui vient de s'ouvrir, mais deux. Barbie va devoir répondre de ses crimes. Le père va devoir s'expliquer sur ses mensonges.
    Ce roman raconte ces guerres en parallèle.
    L'une rapportée par le journaliste, l'autre débusquée par l'enfant de salaud.

    Lu et conseillé !

    Comment se construire lorsqu'on découvre être le fils d'un homme qui était du mauvais côté durant l'occupation nazie? Chalandon poursuit l'exploration littéraire de cette complexe filiation avec un nouveau livre subtil et clairvoyant

  • 26 mai 2025. Lucie, astronaute, part pour sa première mission spatiale. 49e'jour perpétuel de l'an 376 AGS. Voilà quelques rotations que la mère de Lisbeth n'est pas rentrée. Aurait-elle osé s'aventurer par-delà les Brumes, sur la terrible Mer des Nuées ' Premier tome d'un diptyque passionnant, ce roman d'anticipation alterne le point de vue de deux femmes que des siècles séparent, mais aux destins intimement liés.

    Coup de coeur

    2025, Lucie nous raconte son quotidien d'astronaute sur l'ISS. La joie, la sensation de faire partie d'une aventure incroyable... Jusqu'à la catastrophe. 49° jour perpetuel de l'an 376 AGS, Lisbeth, jeune Hydro, respecte patiemment ses rotations travail / repos dans un monde où la nuit ne tombe jamais et où chacun remplit une fonction précise pour la cité d'érémos. Jusqu'au jour où sa mère ne rentre pas... Laissant derrière elle une ultime énigme qui pousse Lisbeth à questionner les règles et les interdits d'une cité plus obscure qu'il n'y parait. Un roman d'anticipation saisissant, percutant, mais également poétique, bouleversant peuplé de personnages qui nous emportent, nous émeuvent, nous bousculent. Des pages à l'inspiration scientifique, écologique, qui rendent hommage à la capacité de résilience de l'être humain, la volonté farouche de toujours rester libre et de questionner le monde, et le pouvoir de l'imagination.

    Karine

  • Il pleut presque sans cesse, dans la vaste cité psychiatrique isolée de tout. Le long des rues obscures, entre les vieux bâtiments, errent infirmiers, malades et policiers, ainsi que d'autres créatures au statut incertain. Le pouvoir médical et politique continue à s'exercer sur les hospitalisés de basse catégorie, et, bien que rusant et mentant en permanence, malades et morts obéissent.

    Toutefois, cet ordre immuable est remis en cause par une menace : Monroe, un dissident exécuté des années plus tôt, envoie depuis l'au-delà des guerrières ayant pour mission de rétablir la logique du Parti et le cours naturel de l'Histoire.
    Breton et son acolyte, qui pourrait tout aussi bien être son double, ont la charge de débusquer les revenantes, au moyen d'une lunette spéciale. Mais rapportent-ils bien ce qu'ils voient ? Dans la pénombre, il n'est pas facile de distinguer un mort d'un vivant... Et les sentiments ont une logique qui n'est pas forcément celle de l'État.

    Lu et conseillé !

    Un nouveau tour de force littéraire d'Antoine Volodine qui nous entraine dans un univers fantasmagorique dont il a le secret. Une oeuvre aussi fascinante que déroutante, et une porte d'entrée idéale pour découvrir ce grand écrivain contemporain.

  • Ce n'est pas vraiment une ville, plutôt une sorte de village de pêcheurs aux maisons d'un étage, en bois peint de couleurs vives, nichées au creux d'un bras de mer qui s'enfonce comme une langue, à l'extrême nord de la Norvège. C'est là que tout commence, ou plutôt que tout semble finir. Ça a débuté avec l'accident sur la plateforme pétrolière, de l'autre côté du chenal. Ça continue avec cette fissure qui menace le glacier, ces poissons qu'on retrouve morts. Quel est le lien entre tous ces événements ? C'est en tant qu'ingénieur que Noah, enfant du pays, va revenir et recroiser la route de trois de ses anciens amis, comme au temps où il était le maître de leurs jeux de rôles, Sigurd, du nom de cette maudite plateforme.

    Lu et conseillé !

    Sur fond de catastrophe écologique, Reverdy tisse un roman chorale et protéïforme à vocation universelle. Un style juste et pénétrant pour une oeuvre clairvoyante, à découvrir sans attendre !

  • peau d'homme

    Hubert, Zanzim

    • Glenat
    • 3 Juin 2020

    Sans contrefaçon, je suis un garçon !

    Dans l'Italie de la Renaissance, Bianca, demoiselle de bonne famille, est en âge de se marier. Ses parents lui trouvent un fiancé à leur goût : Giovanni, un riche marchand, jeune et plaisant. Le mariage semble devoir se dérouler sous les meilleurs auspices même si Bianca ne peut cacher sa déception de devoir épouser un homme dont elle ignore tout. Mais c'était sans connaître le secret détenu et légué par les femmes de sa famille depuis des générations : une « peau d'homme » ! En la revêtant, Bianca devient Lorenzo et bénéficie de tous les attributs d'un jeune homme à la beauté stupéfiante. Elle peut désormais visiter incognito le monde des hommes et apprendre à connaître son fiancé dans son milieu naturel. Mais dans sa peau d'homme, Bianca s'affranchit des limites imposées aux femmes et découvre l'amour et la sexualité.

    La morale de la Renaissance agit alors en miroir de celle de notre siècle et pose plusieurs questions : pourquoi les femmes devraient-elles avoir une sexualité différente de celle des hommes ? Pourquoi leur plaisir et leur liberté devraient-ils faire l'objet de mépris et de coercition ? Comment enfin la morale peut-elle être l'instrument d'une domination à la fois sévère et inconsciente ?

    À travers une fable enlevée et subtile comme une comédie de Billy Wilder, Hubert et Zanzim questionnent avec brio notre rapport au genre et à la sexualité... mais pas que. En mêlant ainsi la religion et le sexe, la morale et l'humour, la noblesse et le franc-parler, Peau d'homme nous invite tant à la libération des moeurs qu'à la quête folle et ardente de l'amour.

    Peau d'homme

    Revêtez votre peau d'homme et plongez avec notre héroîne Bianca dans cette fable moderne et ce conte humanisme dont les thèmes trouvent encore un écho particulier aujourd'hui!

    Magali

  • « L'hiver du mécontentement », c'est ainsi que le journal le Sun qualifia l'hiver 1978-1979, où des grèves monstrueuses paralysèrent la Grande-Bretagne. Dans un Londres en proie au désordre, Candice répète pour incarner le Richard III de Shakespeare. Entre deux courses à vélo, la rencontre d'une Margaret Thatcher encore méconnue ou du jeune musicien Jones, elle essaie de se faire une place dans ce monde.

    Thomas B. Reverdy écrit le roman de cet hiver qui a sonné le glas d'une époque et accouché d'un monde sans pitié. Mais il raconte aussi comment de jeunes gens réussissent à s'y faire une place, en luttant avec toute la vitalité, la détermination et les rêves de leur âge.

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    Librairie Georges vous conseille

    Dans une Angleterre au bord du gouffre, s’apprêtant à découvrir et embrasser le Thatchérisme, Candice est une jeune coursière qui parcourt les rues de Londres à pleine vitesse avec toute la fougue de sa jeunesse. Elle est aussi actrice de théâtre, préparant avec une troupe féminine la pièce Richard III qu'elle jouera sur les planches. Confrontée à un monde qui s'écroule et aux premières heures de celui à venir, elle tente de trouver sa place et un sens à son époque. Réflexion sur le pouvoir, ses racines et ses démons, mais aussi photographie d'une époque qui fera basculer l'Histoire, T. Reverdy nous livre un roman percutant et incisif qui interpelle. Glaçant mais également enragé ce récit sans concession résonne de manière troublante avec notre temps.

    Karine

  • Après une nuit de violent orage, un homme voit toquer à la porte de sa maison de campagne Monsieur Sécaillat, le vieux paysan d'à-côté. Qu'est-ce qui a pu pousser ce voisin secret, bourru, généralement si avare de paroles, à venir jusqu'à lui ? L'homme lui apporte la réponse en le conduisant dans leur champ mitoyen : emporté par la pluie violente et la terre gorgée d'eau, un pan entier d'un ancien mur de pierres sèches s'est éboulé. Or, au milieu des décombres et de la glaise, surgissent par endroits de mystérieux éclats de poterie. Intrigués par leur découverte, les deux hommes vont décider de mener une fouille clandestine, sans se douter que cette décision va chambouler leur vie.
    S'il se nourrit des oeuvres de Giono et de Bosco, Le Dit du Mistral n'est pas un livre comme les autres. C'est le début d'un voyage, un roman sur l'amitié, la transmission, sur ce que nous ont légué les générations anciennes et ce que nous voulons léguer à celles à venir. C'est un récit sur le refus d'oublier, une invitation à la vie où s'entremêlent histoires, légendes et rêves. C'est une fenêtre ouverte sans bruit sur les terres de Provence, la photographie d'un univers, un télescope aimanté par les dieux.

    Un coup de coeur de la Librairie Georges

    Bienvenue en Provence ! Dans le Lubéron plus exactement, où une langue enchanteresse vient nous conter l'histoire de deux apprentis archéologues, semant ici et là des mythes passionnants soufflés par le mistral. Un bel hommage à Giono, Pagnol et au roman de terroir en général.

  • Dans un monde où la civilisation s'est effondrée suite à une pandémie foudroyante, une troupe d'acteurs et de musiciens nomadise entre de petites communautés de survivants pour leur jouer du Shakespeare. Un répertoire qui en est venu à représenter l'espoir et l'humanité au milieu de la désolation.  Finaliste du National Book Award aux Etats-Unis, ce roman fera date dans l'histoire de la littérature d'anticipation. 500 000 exemplaires vendus en Amérique du Nord, 150 000 dans les îles Britanniques. « Profondément mélancolique, mais magnifiquement écrit, et merveilleusement élégiaque. » George R. R. Martin  « Mandel est capable de faire ressentir l'intense émotion d'existences fauchées par une époque terrible. » «The New York Times»

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    Coup de coeur

    Assez loin du roman post-apocalyptique classique, Emily St. John Mandel nous parle surtout de transmission, de partage, de la nécessité de l'art et de la culture dans un monde où il serait pourtant si facile d'abandonner.

    Thomas

  • Mystère et magie dans un conte fantastique contemporain : sublime !
    Loin, très loin dans le Nord, s'étendait une forêt sombre et oubliée. Dans cette forêt vivait un Loup que tous craignaient. Sa fourrure était noire comme l'écorce après la pluie, ses yeux dorés comme la lune. Ce Loup avait un secret. Au milieu de la forêt, vivait une jeune femme dont la voix l'avait envoûté. Et chaque jour, en cachette, il la suivait. Mais un matin, la jeune femme n'était plus là. Alors, commença pour le loup une longue quête, qui le mena jusqu'à un talisman. La petite clochette, à son cou, lui permettait de parler à la jeune ?lle dans la langue des hommes. Une merveilleuse histoire, à la manière des contes classiques. Une longue épopée vers la connaissance de soi, où s'entremêlent le mystère, la magie et la puissance de l'amitié.

    Un coup de coeur de la Librairie Générale

    "Encore une histoire de loup?" me direz-vous. Celui-ci a "une fourrure noire comme l'écorce après la pluie, des yeux dorés comme la lune. Le plus grand loup que la Terre ait jamais porté." Alors qu'il chasse comme à l’accoutumée, il entend chaque matin un chant mélodieux, triste et doux, venant d'une jeune femme habitant une cabane au milieu des bois. Ce chant est si beau qu'il fait vibrer le cœur du loup, et la contemplation de cette femme chantant pour son père sur son lit de mort est pour le loup un rituel essentiel à sa vie. C'est pourquoi le jour où il ne l'entend plus, tout change. Il souhaite désormais retrouver cette musique si chère à son quotidien de chasseur et de bête sauvage, sous peine de mourir de tristesse et d'ennui. Ce loup-là est donc différent, vous l'aurez compris. C'est grâce aux esprits des bois, à l'alchimie qui le relie à cette jeune femme qu'il trouvera son bonheur, au risque de mettre sa vie en péril. Le talisman du loup fait à la fois rêver et frissonner. L'univers y est empreint de magie, apaisant et inquiétant parfois. Les illustrations de Julia Sandra accompagnent parfaitement le texte de Myriam Dahman et Nicolas Digard, pour en faire un conte fantastique et fantasmagorique.

  • Sur la presqu'île de Solak, au nord du cercle polaire arctique, trois hommes cohabitent tant bien que mal. Grizzly est un scientifique idéaliste qui effectue des observations climatologiques ; Roq et Piotr sont deux militaires au passé trouble, en charge de la surveillance du territoire et de son drapeau. Une tension s'installe lorsqu'arrive la recrue, un jeune soldat énigmatique, hélitreuillé juste avant l'hiver arctique et sa grande nuit. Sa présence muette, menaçante, exacerbe la violence latente qui existait au sein du groupe. Quand la nuit polaire tombe pour plusieurs mois, il devient évident qu'un drame va se produire. Qui est véritablement la recrue ? De quel côté frappera la tragédie ?
    Dans ce premier roman écrit « à l'os », tout entier dans un sentiment de révolte qui en a façonné la langue, Caroline Hinault installe aux confins des territoires de l'imaginaire un huis clos glaçant, dont la tension exprimée à travers le flux de pensée du narrateur innerve les pages jusqu'à son explosion finale.

    Un coup de coeur de la Librairie Georges

    Un premier roman glacial et fascinant porté par une écriture percutante et poétique. Un vrai roman noir comme on les aime !

    Damien

  • Les cachalots de la mer des Caraïbes produisent des clics pour communiquer entre eux, similaires au code Morse, ce qui leur permet d'indiquer à quel groupe ils appartiennent et qui ils sont. En Ouganda, l'obsession du statut social des chimpanzés mâles a causé nombre de guerres mais ils disposent en parallèle de nombreux moyens d'apaiser les tensions qui les opposent les uns aux autres. Quant aux perroquets de la forêt tropicale du Pérou, ils accordent une grande importance à la beauté qui leur sert en quelque sorte de « monnaie sociale ».
    En tant qu'individus, ces animaux ne se définissent pas uniquement par leurs gènes, mais aussi par la culture dont ils ont hérité. Cette culture, ils l'ont reçue de milliers de leurs semblables, tout un ensemble de savoirs passant d'une génération à une autre, comme un feu qui jamais ne s'éteint. Ils ont appris ce qu'est la nourriture et comment l'obtenir ou quelle est la manière de trouver un ou une partenaire et, à leur tour, ils le transmettront aux générations à venir.
    Comme il le faisait dans Qu'est-ce qui fait sourire les animaux ?, Carl Safina évoque ici la vie des animaux sans préjugés et avec un luxe de détails extraordinaire. Et à nouveau, entre anecdotes époustouflantes (les mères chimpanzés qui apprennent à leurs enfants à casser des noix ou la disparition progressive des dialectes des perroquets), descriptions sublimes de la nature et réflexions sur la condition de l'homme et du monde qui l'entoure, il nous fait découvrir un univers insoupçonné, où les frontières entre l'homme et l'animal se brouillent.

    Le mot du libraire

    Saviez-vous que les cachalots possèdent le sens de la famille, que les aras préfèrent ce qui est beau et que les chimpanzés la notion de pacifisme ? Pour notre plus grand plaisir, Carl Safina nous explique les comportements culturels qui codifient l'ensemble du monde animal. L'organisation du quotidien, la répartition des rôles et des tâches apparaît bien plus complexe qu'on ne pourrait le croire et cela au sein d'une même espèce. La culture n'est donc pas qu'une histoire d'Homme ! En découvrant les animaux sous cet aspect, une universalité du vivant se dégage et ne peut que nous toucher. Ce passionnant travail nous sensibilise davantage à la préservation de la biodiversité ainsi qu'à son observation attentive qui conduit à l'humilité et à l'émerveillement de cet univers dont nous faisons partis. Loin d'une démarche anthropomorphique, ce livre invite à comprendre les comportements animaliers en miroir de nos propres attitudes. De ces différences ou similitudes se dégage simplement la certitude que chaque être vivant possède une individualité propre mais qu'elle est toujours associée à un ensemble et c'est de cela que découle l'harmonie du vivant.

  • En hiver, la Norvège est plongée dans le noir. Mais est-ce vraiment le cas ? Deux tiers des Norvégiens, comme 80 pour cent des Américains du Nord, ne peuvent plus distinguer la Voie lactée pendant la nuit. Les lampadaires, néons et écrans illuminent le ciel et empêchent de la voir.
    Quels sont les effets de cette lumière artificielle sur les humains, les animaux, et toute chose vivante ? Aussi loin que remontent ses souvenirs, Sigri Sandberg a toujours eu peur du noir. Elle entreprend un voyage en solitaire dans les montagnes, en plein hiver, pour éprouver l'obscurité et pour comprendre ce qui se cache derrière sa peur. Au cours de son périple, elle nous fait découvrir une autre femme, Christiane Ritter, qui a passé un hiver entier dans une hutte de trappeur dans le Svalbard en 1934.
    Sigri Sandberg décrit sur ce qui se passe dans le corps pendant la nuit. Elle évoque le sommeil, les étoiles, les trous noirs, les lumières du Nord, mais aussi les lois du trafic aérien et la lutte pour préserver un ciel nocturne. Son livre cherche à donner un sens à l'obscurité.

    Le mot du libraire

    Petit ovni à la croisée des genre qui offre une belle réflexion sur l'absence grandissante -et ses conséquences- de l'obscurité dans nos vies. Entre objet de fantasmes et nécessité psychologique et écologique, n'ayons plus peur d'éteindre la lumière et de nous découvrir...

  • les heures furieuses

    Casey Cep

    Années 1970. Alabama. Le révérend Willie Maxwell est accusé de cinq meurtres. Grâce à un avocat hors pair, il parvient à échapper à la justice... avant d'être abattu lors des funérailles de sa dernière victime présumée. En dépit des centaines de témoins présents, son assassin est acquitté.
    Dans la salle d'audience, une femme est venue de New York pour suivre les débats. Son nom : Harper Lee. Dix-sept ans après Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, elle trouve dans cette histoire tous les ingrédients pour écrire son deuxième livre, celui qui rivalisera avec De sang-froid de son ami Truman Capote. Un an d'enquête dans la région, puis des années à travailler à sa propre version des faits, pour aboutir à un manuscrit qui ne verra finalement jamais le jour.

    Désigné par Barack Obama comme l'un de ses livres préférés de l'année, Les Heures furieuses dresse le portrait bouleversant de l'une des plus grandes auteures de son pays, en proie aux affres de la création. C'est aussi la chronique, sur fond de meurtres sanglants et de politique raciale inique, d'un Sud encore hanté par ses vieux démons.

    Le mot du libraire

    Mon premier est une histoire (vraie) de faits divers fascinante. Mon second est la découverte intime et littéraire de l'univers du célèbre Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur et son auteure. Mon tout est une plongée passionnante dans les Etats-Unis des années 70-90 ! Je suis... un livre à lire pour tous les amateurs de Harper Lee et Truman Capote !

  • vibraton

    David Lemperlé

    Un homme énigmatique et rondouillard vient chercher Linus à l'orphelinat Sainte-Marie. Ce garçon d'une douzaine d'années, est un petit génie des sciences. L'homme ne l'adopte pas, non, mais l'emmène à l'Académie des jeunes physiciens. Le rêve de Linus. Cependant, l'apprentissage n'est pas de tout repos. Les élèves sont attaqués par des Robotics qui cherchent à voler un objet caché au sein de l'Académie. D'évidence, un espion aide l'ennemi dans cette tâche, mais de qui s'agit-il ? Les apprentis physiciens réussiront à le démasquer. Dans cette aventure Linus connaitra le secret de ses origines. Il rencontrera d'autres garçons et filles, humanoïdes ou non, mais tous passionnés de physique. Ils apprendront à maîtriser la matière par la pensée, grâce à de nombreux tournois qui mettront en vedette leurs nouvelles aptitudes. Ensemble, ils participeront à la capture de l'espion des Robotics. Tous les personnages portent les noms de physiciens célèbres ( de l'Antiquité à nos jours), dont les courtes biographies et mérites figurent dans le glossaire à la fin du roman. Les sciences c'est fun !

    Le mot du libraire

    Linus est un jeune orphelin au quotidien morose et solitaire quand sa vie prend une tournure qu'il n'aurait jamais pu imaginer. Détenteur d'un talent rare, il est recueilli par un drôle de professeur qui veut faire de lui un grand physicien. Linus, passionné de sciences et toujours assoiffé de connaissance est enthousiaste... Mais il comprend vite qu'il n'est pas au bout de ses surprises. Car la formation proposée est loin d'être classique ! Il s'agit en réalité de manipuler la matière noire qui confère de grand pouvoirs à ceux qui la maîtrise... Dans un centre où les races de diverses planètes se côtoient et explorent ensemble les mystères de la science, le jeune Linus devra prouver qu'il est lui aussi digne de rentrer dans la grande famille des physiciens... Mais attention, derrière ce programme idyllique se cache un grand danger. Un bel hommage aux curieux et à la science qui mélange habilement la connaissance et l'aventure ! De la camaraderie, de la rivalité, des secrets à percer, des épreuves à réussir et bien sûr des ennemis redoutables tapis dans l'ombre, voilà tous les ingrédients d'un bon roman à mettre entre les mains de tous les curieux.

  • le roman de Jim

    Pierric Bailly

    À vingt-cinq ans, après une séparation non souhaitée et un séjour en prison, Aymeric, le narrateur, essaie de reprendre contact avec le monde extérieur. À l'occasion d'un concert, il retrouve Florence avec qui il a travaillé quelques années plus tôt. Florence est plus âgée, elle a maintenant quarante ans.
    Elle est enceinte de six mois et célibataire.
    Jim va naître. Aymeric assiste à la naissance de l'enfant, et durant les premières années de sa vie, il s'investit auprès de lui comme s'il était son père. D'ailleurs, Jim lui-même pense être le fils d'Aymeric.
    Ils vivent tous les trois dans un climat harmonieux, en pleine nature, entre vastes combes et forêts d'épicéas.
    Jusqu'au jour où Christophe, le père biologique du garçon, réapparaît.
    La relation entre Aymeric et Jim, l'enfant de Florence, est le coeur de l'intrigue. C'est un roman sur la paternité. Aymeric sera séparé de Jim. Il va souffrir d'un arrachement face auquel il ne peut rien.
    Mais se donne-t-il vraiment les moyens de s'en sortir ? Aymeric multiplie les contrats précaires dans la grande distribution, les usines de plasturgie ou la restauration rapide. Plus tard, il est même photographe de mariage. Une grande partie de l'histoire se déroule à Lyon. Jusqu'au bout, Aymeric reste obsédé par cet enfant qu'il a vu naître et grandir, et qui lui a été enlevé, avec lequel il ne sait pas toujours observer la bonne distance, ni occuper la bonne place.

    Le mot du libraire

    Aymeric revoit Florence, son aînée de 15 ans et enceinte de 6 mois lors d'un concert. Une idylle commence que l'arrivée du petit Jim n'éteindra pas. Au contraire, la rencontre avec ce nouveau né est une évidence pour le jeune homme. Ces deux-là sont faits pour s' aimer. Mais après une enfance heureuse dans ce trio improbable voilà que tout est chamboulé et que Jim lui est enlevé. Mais s'il n'a plus le rôle du père il en aura toujours la dignité, à jamais... Ayméric nous raconte l'histoire de sa vie, entièrement dévouée à cet enfant qui l'a révélé à lui-même. Avec une sensibilité poignante et une justesse remarquable le récit de cette relation inclassable nous bouleverse. Pierrick Bailly dépeint ici des gens ordinaires vivant entre le Jura et Lyon au sujet desquels il évite tous clichés et caricatures qui auraient sonné faux dans cette intrigue saturée de pureté. Aymeric est loin d'être parfait, sa vie fut chaotique mais lorsqu'il s'agit de Jim il est toujours pétri d'authenticité. Un récit bouleversant de justesse qui évite tous les clichés pour simplement rendre hommage à l'Amour, le pur, le vrai, celui que rien, jamais n'altérera.

  • « En somme j'étais beaucoup moins bien nourrie que chez les B. Cela ne me gênait pas tellement. Ce qui m'ennuyait, c'était que les patrons ne nous disaient pas bonjour, et ne nous donnaient pas les journaux. » Voici les souvenirs de Madeleine Lamouille : les temps de l'enfance, la faim au ventre, dans les années 1900, puis l'adolescence dans une « manufacture-internat » ; l'engagement, surtout, comme femme de chambre dans une famille de l'aristocratie vaudoise, puis dans une maison bourgeoise de Genève. À la campagne comme à la ville, bonnes et cuisinières sont des « pipes de terre » quand leurs maîtres seraient de « porcelaine ». Mais si Madeleine Lamouille connaît sa place auprès de « Monsieur » et de « Madame », elle sait se faire entendre pour obtenir un minimum de considération. Presque un siècle après, son récit n'a rien perdu de son actualité. Il en dit long sur cet esclavagisme des temps modernes.

    Le mot du libraire

    Accompagnée par L. Weibel, Madeleine raconte avec pudeur et recul son quotidien de servitude. Son témoignage illustre très bien ce qui sépare les classes sociales, notamment au sujet de la reconnaissance et du respect d'autrui... Un récit instructif et rare car issu d'un milieu extrêmement pauvre, Madeleine a eu accès à l'éducation et aux livres et journaux tout au long de sa vie. Sa culture associée à son esprit contestataire font d'elle une voix à part du monde ouvrier de l'époque.

  • La révolution féministe sera violente ou ne sera pas... Prenant conscience des combats encore nombreux à mener pour une égalité des sexes, "l'allié" décide de passer à l'attaque. Le prix à payer ? Devenir l'homme qui déteste le plus la femme qu'il aime.

    Le mot du libraire

    Issu d'une famille où l'homme occupe la première place et vivant parmi des colocataires ayant des mots pour le moins déplacés envers les femmes, notre narrateur ressent un malaise sévère auquel il souhaite trouver une solution en se rendant à une conférence qui bouleversera sa vie. Non seulement celle-ci lui permettra d'avoir quelques notions en matière de féminisme mais il y rencontrera également une femme dont il tombera follement amoureux. Militante, elle lui transmet son savoir et se dévoile à lui entièrement. L'un comme l'autre se nourrissent de leur intellect, grandissent. S'il partage son idéologie, les méthodes pour parvenir à la victoire et obtenir l'égalité des sexes prennent trop de temps, voire sont vouées à l'échec. Dans l'intention d'apporter sa pierre à l'édifice et renverser l'ordre établi, il décide de nager à contre-courant en empruntant une voie inconcevable pour les idéaux qu'il est sensé défendre. Roman utopique et controversé, Un bon féministe apporte son lot d'éclaircissements mais aussi beaucoup d'interrogations à toute personne qui se sentirait concerné par le sujet. Un roman important, d'une utilité certaine, qui ne manquera pas de bousculer et soulever des débats intéressants à tous les esprits ouverts.

  • « Tout, dans ce royaume vert incomparable, appartient au surnaturel : cette prodigieuse beauté d'une nature secrète, cette attraction irrésistible, cet arbre, ne voyez-vous pas ce qu'il a de fantastique et de mystérieux, dans sa volonté de vivre ? » Abattu par la cupidité des hommes venus s'enrichir dans la forêt amazonienne, « L'Arbre-Dieu » git depuis trente ans au milieu d'une clairière que nul n'ose plus approcher. Deux hommes vont néanmoins retourner à son chevet avant de plonger dans la selve profonde et dangereuse. L'un est jeune et ne sait rien de cet univers où l'entraîne son aîné, un chercheur persuadé qu'au plus profond de ce royaume invisible se cache une civilisation oubliée.
    Comme les autres livres de La Montagne morte de la vie, ce cycle fantastique majeur qu'il inaugure, ce roman possède sa part d'étrangeté et de beauté, captivant l'esprit du lecteur par ses descriptions d'un univers originel où l'homme n'est qu'un intrus. Mais c'est aussi un parfait roman d'aventures mettant aux prises deux explorateurs qui ont le don de se tirer des périls pour aller au bout de leur enfer, rêvant d'un paradis qui n'est peut-être que dans leur esprit.

    Le mot du libraire

    S'évader, se rendre aux confins du monde pour admirer sa dangereuse beauté. Deux hommes partent en quête d'une civilisation perdue, oubliée des hommes, rêvent de trouver leur paradis. Mais cet Éden est tout aussi magnifique que dangereux. Le contempler trop longtemps, c'est se mettre en péril ; un candide solitaire aurait peu de chance de survivre dans ce décor. Une météo changeante, des animaux voraces, un labyrinthe végétal et sans oublier un peuple doué dans l'art de réduire les têtes. Bref, nous sommes loin de vivre un rythme de croisière car chaque faux pas mènent à une mort certaine. Et gare aux esprits romantiques qui pensent que les sentiments sont plus forts que tout ; ils avanceront, le cœur battant la chamade, cramponnés à de vains idéaux. Effrayant, n'est-ce pas ? Ce roman est cependant la plus belle aventure qui soit. On aime traverser cette contrée, on se sent à la fois dans la peau d'un explorateur et dans celle d'une simple observateur fasciné par la beauté de ce que notre monde a à offrir.

  • l'ami

    Tiffany Tavernier

    C'est un samedi matin comme un autre, dans la maison isolée où Thierry, le narrateur, s'est installé des années auparavant. Il y vit avec sa femme Élisabeth, encore endormie ;
    Leur fils habite loin désormais. Leur voisin Guy est rentré tard, sans doute a-t-il comme souvent roulé sans but avec sa fourgonnette. Thierry s'apprête à partir à la rivière, quand il entend des bruits de moteur.
    La scène qu'il découvre en sortant est proprement impensable : cinq ou six voitures de police, une ambulance, des hommes casqués et vêtus de gilets pare-balles surgissant de la forêt. Un capitaine de gendarmerie lui demande de se coucher à terre le temps de l'intervention.
    Tout va très vite, à peine l'officier montre-t-il sa stupeur lorsque Thierry s'inquiète pour Guy et Chantal, ses amis.
    Thierry et Élisabeth, qui l'a rejoint, se perdent en conjectures.
    En état de choc, ils apprennent l'arrestation de ces voisins si serviables, les seuls à la ronde, avec qui ils ont partagé tant de bons moments.
    Tenu par le secret de son enquête, le capitaine Bretan ne leur donne aucune explication, il se contente de solliciter leur coopération. Au bout de vingt-quatre heures de sidération, réveillé à l'aube par des coups frappés à la porte, Thierry réalise enfin, filmé sur son seuil par une journaliste à l'affût de sensationnel, que Guy Delric est le tueur des fillettes qui disparaissent depuis des années.
    Oscillant entre le déni, la colère et le chagrin, cet homme au naturel taciturne tente d'abord désespérément de retrouver le cours normal de sa vie : mais à l'usine, où il se réfugie tant bien que mal dans l'entretien des machines dont il a la charge, la curiosité de ses collègues lui pèse. Chez lui, la prostration d'Élisabeth le laisse totalement impuissant. Tandis que s'égrène sur toutes les chaînes de télévision la liste des petites victimes, il plonge dans ses carnets, à la recherche de détails qui auraient dû lui faire comprendre qui était véritablement son voisin. Les trajets nocturnes en fourgonnette, par exemple, ou cette phrase prononcée par Guy alors qu'ils observaient des insectes - un de leurs passe-temps favoris -, à propos de leur cruauté : « Tu sais quoi, Thierry, même le plus habile des criminels n'est pas capable d'une telle précision. » La descente aux enfers de cet être claquemuré en lui-même va se précipiter avec le départ de sa femme, incapable de continuer à vivre dans ce lieu hanté, cette maison loin de tout où elle avait accepté d'emménager avec réticence.
    Tiffany Tavernier va dès lors accompagner son protagoniste dans un long et bouleversant voyage. Pour trouver une réponse à la question qui le taraude - comment avoir pu ignorer que son unique ami était l'incarnation du mal -, il n'a d'autre choix que de quitter son refuge, d'abandonner sa carapace. Thierry part sur les traces d'un passé occulté - une enfance marquée par la solitude et la violence, dont les seuls souvenirs heureux sont les séjours dans la ferme de son grand-père mort trop tôt.
    Avec ce magnifique portrait d'homme, la romancière, subtile interprète des âmes tourmentées, continue d'interroger - comme elle l'avait fait dans Roissy (2018) -, l'infinie faculté de l'être humain à renaître à soi et au monde.

    Le mot du libraire

    Ah ! La vie à la campagne ; ses couleurs verdoyantes, son air pur, sa quiétude... Un véritable bonheur ! Enfin, sauf quand on est réveillé par les forces de l'ordre venues arrêter les voisins sans explications mais avec de nombreuses questions étranges : quel est votre lien avec le suspect ? Avez-vous observé un comportement inhabituel ces derniers temps ? Un détail ? N'importe quoi ? Mais répondez bon sang ! Il n'y a pas grand chose à dire pourtant : entre voisins, on s'entraide ; on dépanne d'un peu de farine pour un gâteau que l'on partagera plus tard, il se fera tard alors on sortira l'apéro et pourquoi ne pas rester dîner ? La conversation commence, puis les confidences se font et sans qu'on s'en soit rendu compte, nous sommes devenus amis. Mais qui peut affirmer connaître l'autre à 100% ? Qui ne passerait et ne se prendrait pas pour un imbécile en apprenant que son voisin et ami a séquestré, violé et tué des dizaines de jeunes filles sous son nez ? Voilà le point de départ de ce roman poignant qui, loin d'être un polar (il ne sera nullement question de l'enquête, du profil du criminel ou de son histoire), révèle l'introspection personnelle d'un homme en souffrance que le silence a mis à mal et dont la colère sera sans commune mesure.

  • C'est un été en Normandie. Le narrateur est encore dans cet état de l'enfance où tout se vit intensément, où l'on ne sait pas très bien qui l'on est ni où commence son corps, où une invasion de fourmis équivaut à la déclaration d'une guerre qu'il faudra mener de toutes ses forces. Un jour, il rencontre un autre garçon sur la plage, Baptiste. Se noue entre eux une amitié d'autant plus forte qu'elle se fonde sur un déséquilibre : la famille de Baptiste est l'image d'un bonheur que le narrateur cherche partout, mais qui se refuse à lui.
    Écrit dans une langue ciselée et très sensible, Un jour ce sera vide est un roman fait de silences et de scènes lumineuses qu'on quitte avec la mélancolie des fins de vacances. L'auteur y explore les méandres des sentiments et le poids des traumatismes de l'Histoire.

    Le mot du libraire

    Au cours d'un été en Normandie, le narrateur âgé de 10 ans rencontre Baptiste. Ce nouvel ami, à qui tout semble réussir, est une source de joie inespérée pour ce jeune garçon que la vie n'a pas épargné. Bercé par une imagination débordante, emporté par cette amitié naissante et tenaillé par une histoire familiale composée de silences et de peines, cet enfant nous embarque dès les premières lignes dans sa vie...dans sa tête... La très belle écriture de Hugo Lindenberg, qui publie ici son premier roman, nous bouleverse par sa justesse et sa beauté. Un roman tendre et poignant à la fois, un auteur à découvrir.

  • La France est noyée sous une tempête diluvienne qui lui donne des airs, en ce dernier jour de 1999, de fin du monde. Alexandre, reclus dans sa ferme du Lot où il a grandi avec ses trois soeurs, semble redouter davantage l'arrivée des gendarmes. Seul dans la nuit noire, il va revivre la fin d'un autre monde, les derniers jours de cette vie paysanne et en retrait qui lui paraissait immuable enfant. Entre l'homme et la nature, la relation n'a cessé de se tendre.
    A qui la faute ? Dans ce grand roman de "la nature humaine" , Serge Joncour orchestre presque trente ans d'histoire nationale où se répondent jusqu'au vertige les progrès, les luttes, la vie politique et les catastrophes successives qui ont jalonné la fin du XXe siècle, percutant de plein fouet une famille française. En offrant à notre monde contemporain la radiographie complexe de son enfance, il nous instruit magnifiquement sur notre humanité en péril.
    A moins que la nature ne vienne reprendre certains de ses droits...

    Le mot du libraire

    Alors que la tempête de 99 s'abat sur toute la France, Alexandre redoute davantage l'arrivée des gendarmes dans sa ferme du Lot. Cette longue nuit est l'occasion de revenir sur trente années d'évolution des liens entre la nature et l'homme au nom d'un progrès qui ne cesse de s'accélérer. Les choix, les sacrifices et la liberté sont au cœur de ce très beau roman qui sans jamais être moralisateur nous interroge sur notre rapport au monde et nous rappelle que la beauté et l'équilibre de la nature sont parmi nos biens les plus précieux.

  • Des plus petits insectes aux majestueux éléphants, ce livre magnifiquement illustré vous invite à explorer le monde animal.
    Grâce aux images époustouflantes et aux explications très simples, vous découvrirez comment chaque espèce s'est adaptée à son environnement, du nez au bout de la queue. Vous serez émerveillé par la beauté d'une antenne de papillon de nuit, d'une plume de perroquet ou d'une tentacule de méduse, illustrant la façon dont la forme est liée à la fonction.
    Certaines espèces emblématiques comme le manchot empereur, la sauterelle lichen ou le bouquetin des alpes témoignent de capacités extraordinaires pour la chasse, la fuite, la reproduction ou encore le camouflage.
    Vous découvrirez également la façon dont les animaux sont représentés dans l'art depuis la nuit des temps.
    Riche de multiples anecdotes sur la communication, la prédation, les migrations ou encore la séduction, ce livre est une extraordinaire introduction au monde sauvage.

    Le mot du libraire

    Ce livre naturaliste entremêle science et beauté et propose un classement inédit des espèces présentées - "squelettes", "pattes, bras, tentacules et queues", "sens"- qui saura ravir tous les curieux. La très belle qualité des photos ou reproductions offre un moment d'observation privilégié de ce monde sauvage rarement à notre portée. "Ce livre prouve que la nature n'est pas avare de telles sources de fascination. Il illustre la joie de savoir que notre soif de curiosité ne sera jamais étanchée, car il y a toujours plus à apprendre et à savoir à propos de la vie."

  • Pendant le confinement dû au Corona virus, en mars, avril et mai 2020, Venise a été totalement désertée, comme elle ne l'a probablement jamais été dans son histoire. Luc et Danielle Carton, qui habitent à Venise depuis 2005, ont eu la chance de pouvoir photographier la plus belle ville du monde dans ces conditions exceptionnelles.
    Leurs photos sont un témoignage rare de cette période hors du commun.

    Le mot du libraire

    "8 mars 2020. Tout s'arrête. Ce vide, cette situation extraordinaire en rupture totale avec l'expérience passée, nous a fait connaître des instants exceptionnels de paix et de silence où la beauté révélée saisit l'être tout entier." De très belles photos d'une Venise au repos qui semble plus belle encore. Un livre qui permet de réapprendre à regarder et trouver de l'apaisement dans les temps difficiles.

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