JEAN-MARIE BLAS DE ROBLES

16 09 2010

Jeudi 16 septembre de 18h à 20h

Rencontre avec

JEAN-MARIE BLAS DE ROBLES

La Montagne de minuit

Ed. Zulma

Animée par Jean-Pierre Ohl

Au coeur de ce roman, un personnage hors du commun : Bastien, gardien d’un collège jésuite et secrètement passionné par tout ce qui concerne le Tibet et le lamaïsme. Tenu à l’écart de son voisinage pour d’obscurs motifs, le vieil homme vit plus solitaire qu’un moine bouddhiste.

L’aventure commence à Lyon, par la rencontre avec le vieux sage et Rose, nouvellement emménagée avec son petit Paul. Séduite par l’étrangeté du personnage, cette dernière s’attache à lui au point de lui permettre d’accomplir le voyage de sa vie…

Vérités et mensonges, fautes et rédemption s’enlacent et se provoquent dans ce roman qui interroge avec une désinvolture calculée les “machines à déraisonner” de l’Histoire contemporaine. Roman à thèse si l’on veut, sous les bonheurs du romanesque pur, la Montagne de minuit se lit comme une exploration intrépide des savoirs et des illusions.


Pas facile de reprendre la plume après un chef-d’œuvre… Là où les tigres sont chez eux, le précédent livre de Jean-Marie Blas de Roblès (Prix Médicis 2008, voir notre site) passera sans nul doute à la postérité comme l’un des plus beaux romans français de ce début de siècle. Sa profondeur, sa profusion, son invention formelle n’ont pas encore dévoilé tous leurs secrets ; comme tous les grands livres, celui-ci commence à peine sa seconde carrière silencieuse, sa lente maturation dans l’esprit des lecteurs, tel le bon vin qui repose… Mais pour l’auteur lui-même, hanté par ses démons, il n’y a pas de silence, pas de répit qui tienne, et un seul livre compte : le suivant.

La Montagne de minuit fait moins de deux cents pages et commence sotto voce comme une étude de mœurs lyonnaises… Blas de Roblès aurait-il choisi la concision après la logorrhée, la modestie après la mégalomanie, l’épure après l’extravagance ? Voire. Cette Montagne n’est pas la souris que l’on aurait pu craindre en comparant l’épaisseur des deux opus : on y retrouve, dans les descriptions de la colline de Fourvière ou des splendeurs exotiques du Jokhang, du Potala, ce style à la fois précis et chatoyant qui n’est pas sans évoquer Flaubert, et ce goût pour les dispositifs romanesques en trompe-l’œil qui, d’un récit simple en apparence, font un mille-feuille intrigant et subtil. Les bégaiements de l’Histoire, de la barbarie nazie à l’occupation chinoise au Tibet, tissent, derrière la narration, une toile de fond inquiétante. Dans un « post-épilogue » borgésien à souhait, l’auteur nous entraîne de l’autre côté de miroir, interrogeant les rapports complexes qu’entretiennent Histoire et fiction. Et si le secret ultime de Bastien Lhermine était justement… qu’il n’y a pas de secret ? Pas d’autre, en tout cas, que celui de la littérature elle-même ?


Réservation souhaitée 0556046800 ou librairiegeorges@wanadoo.fr






Olivier Bessart-Banquy

14 10 2010

Jeudi 14 octobre de 18h30 à 20h30

Rencontre avec Olivier Bessart-Banquy

pour une présentation de son livre

Sexe et littérature aujourd’hui

Ed. La Musardine


Sexe et Littérature aujourd’hui est une petite promenade dans la littérature la plus libre, ou la plus osée, publiée depuis peu. Quels sont les auteurs qui ont salué par un verbe vif l’effondrement des interdits et la nouvelle tectonique des corps ? Cette inédite banalité du flirt et de l’amour libre n’a-t-elle pas dévitalisé la littérature galante ? Comment comprendre la poussée de l’écriture érotique féminine depuis les années 1980 ? Et celle du hard et trash dans les années 1990 ? Virginie Despentes, Michel Houellebecq, Catherine Millet, parmi d’autres, sont-ils dans la descendance des grands auteurs lestes anciens ? Quelle est l’image du sexe qui se dégage de ces littératures salées ? Que dit-elle des moeurs ? Telles sont les questions auxquelles ce livre se propose de répondre.

Ecrit dans une langue fluide qui évite les lourdeurs universitaires, Sexe et Littérature aujourd’hui s’adresse au grand public lettré. L’auteur s’engage sur des choix qu’il argumente avec passion. Il ne ménage pas ses critiques contre une pseudo littérature en partie fabriquée par des éditeurs prompts à capter les effets de mode sans lendemain. Polémiques assurées.

Rencontre animée par Jean-Pierre Ohl






Dans le bibliothèque américaine de l’éditeur Olivier Gallmeister et de la Librairie Georges

9 10 2010

LETTRES DU MONDE 2010 / DES NOUVELLES D’AMERIQUE

Lettres du Monde

Samedi 9 octobre à 10h à la Librairie Georges

Dans la bibliothèque américaine

de l’éditeur Olivier Gallmeister et de la Librairie Georges

La littérature des Etats-Unis d’Amérique, vaste territoire toujours à explorer, pour y découvrir, grâce à ces lecteurs passionnés, des écrivains et des textes qui viendront compléter notre bibliothèque américaine…

Grand lecteur de littérature américaine et pêcheur à la mouche converti par Jim Harrison, Olivier Gallmeister, lorsqu’il décide de créer la maison d’édition qui porte son nom, a une idée bien précise : faire découvrir la littérature de l’Ouest des Etats-Unis et des grands espaces. Paraissent alors début 2006 les premiers ouvrages, au sein de deux collections : Nature Writing, genre littéraire spécifiquement américain ; Noire, qui explore les aspects les plus sombres de la littérature du Grand Dehors. D’un côté, paraît Vingt cinq ans de solitude, mémoires de trappeur dans le Grand Nord, rapidement suivi par Itinéraire d’un pêcheur à la mouche, de John D. Voelker ; de l’autre, Le Gang de la clef à molettes d’Edward Abbey, polar culte des années 70. En 2009 est créée Americana, collection qui s’intéresse à un univers urbain et dévoile l’autre face du rêve américain. Trevanian, William G. Taply, Craig Johnson, Pete Fromm, Rick Bass ou encore David Vann, sont quelques-uns des auteurs qui figurent aussi au catalogue de Gallmeister.

 http://www.gallmeister.fr/accueil






Le petit-déjeuner de Georges “rentrée littéraire française”

25 09 2010

Samedi 25 septembre 2010 de 10h à 13h

Le petit-déjeuner de Georges

“spécial rentrée littéraire française”

Présentation par nos libraires

de leurs “coups de coeur” en littérature française

Avec la participation de Jean Guerreschi

pour une présentation de son nouveau roman

et de quelques uns de ses “coups de coeur”

Bélard et Loïse

Ed. Gallimard

http://www.gallimard.fr/rentreelitteraire/JeanGuerreschi.htm

Réservation conseillée au 0556046800 ou librairiegeorges@wanadoo.fr






La trinité VOLODINE

La trinité VOLODINE

Pour un libraire, lire trois livres du même auteur alors que les 698 autres volumes de la rentrée attendent sur votre table de nuit (métaphoriquement parlant, bien entendu), cela frise l’indécence, la faute professionnelle. Nous ne nous cacherons pas derrière une mauvaise excuse : oui, nous savions parfaitement qu’ANTOINE VOLODINE, MANUELA DRAEGER, et LUTZ BASSMANN ne faisaient qu’un, mais nous n’avions sans doute pas mesuré le danger addictif qu’ils représentent. Il est en effet impossible, dès qu’on a mis le nez dans l’un ou l’autre de ces trois livres, de renoncer à embrasser dans sa totalité un arsenal romanesque aussi original, et aussi envoûtant.


Ecrivains, de “l’hétéronyme principal” Antoine Volodine (Le Seuil, collection Fiction & Cie), constitue en quelque sorte la cabine de pilotage de cette fusée littéraire. On y trouve le volet théorique du dispositif (mais peut-on parler de théorie à propos d’un auteur qui se définit aussi exclusivement par l’acte même d’écrire ?). Les héros de ces “narrats”, écrivains prostrés dans le silence après une carrière éphémère, muselés par un pouvoir protéiforme ou par leur propre inhibition, violentés par leurs anciens frères d’armes (car tous, à un moment ou à un autre, ont abandonné la littérature pour l’action politique la plus radicale), constituent une étrange confrérie qui n’a pas grand chose à voir avec la faune germanopratine. Ils errent parfois dans le Bardo, cet état intermédiaire, entre vie et trépas décrit par Le livre des morts tibétains*,  se souviennent avec nostalgie de leurs débuts prometteurs, quand ils noircissaient leur cahier d’écolier sous l’emprise d’une graphomanie enthousiaste, ou bien, ne sachant écrire, ils apprennent par coeur l’oeuvre de leur vie… avant de se pendre. Dans ce recueil à la noirceur baroque, quelques bijoux d’humour font entendre leur rire dissonant, comme ce Remerciements uniquement composé, le titre l’indique, d’une interminable litanie de mercis supposée rendre justice aux inspirateurs et aux auxiliaires du personnage (écrivain lui aussi, bien sûr), mais qui sert surtout d’amplificateur à sa mégalomanie.


Les aigles puent, de Lutz Bassmann (Verdier) et

Onze rêves de suie, de Manuela Draeger (L’Olivier) forment les ailes de la fusée. Ils se déroulent dans deux univers jumeaux, sortes de précipités de tout ce que le XXème a produit de pire - et dans ce domaine, hélas, l’Histoire donne l’embarras du choix : totalitarismes, Shoah, camps de concentration, guerres d’extermination, nettoyages ethniques… Le ghetto où habite Gordon Koum dans Les aigles puent vient d’être détruit par une arme encore pire que la bombe atomique, puisqu’elle transforme sa cible, ruines et restes humains mêlés en une sorte de goudron répugnant, et tend à effacer jusqu’au souvenir des morts et des lieux qu’ils ont habités. Koum, ventriloque, donne la parole à un pantin et à un cadavre de rossignol pour perpétuer la mémoire de son épouse et de ses enfants disparus. A partir de ce point de départ à la Becket, l’univers volodien se déploie ici dans toute sa macabre et poétique puissance. Des trois opus, Les aigles puent est sans doute le plus parfait, le plus concentré, celui dont la force convainc le plus immédiatement.

Nous avouerons pourtant une légère préférence pour Onze rêves de suie, sans doute parce que l’auteur y pousse jusqu’à ses extrêmes limites un art de la rupture de ton qui laisse le lecteur confondu. Ici aussi, la terreur règne dans le ghetto, mais les autorités tolèrent un défouloir, une fête subversive annuelle, la Bolcho pride. A cette occasion, quelques jeunes révolutionnaires fomentent un coup d’éclat voué à l’échec. Leurs souvenirs s’entrelacent avec les contes que leur racontait une vieille militante quand ils étaient enfants, contes qui mettent en scène une… éléphante, Martha Ashkarot. Cocasserie, loufoquerie, fantastique et poésie surréaliste composent un cocktail à nul autre pareil, jusqu’à cette fin digne de Lautéamont où les jeunes gens, assaillis par les flammes, se transforment en cormorans étranges qui vivront à jamais…

Lautréamont, Becket, Kafka, les Surréalistes… On n’est guère en peine de trouver à Volodine des pères spirituels… Pour ce qui est d’une fratrie, c’est plus difficile, tant son oeuvre inclassable détonne dans la littérature contemporaine. Un nom nous vient à l’esprit, celui de David Lynch, d’ailleurs cité dans Ecrivains. Seul le cinéaste d’Eraserhead et de Mulholland Drive nous semble à même de rivaliser aujourd’hui avec ce génial inventeur de formes, de rêves et de cauchemars.

*Voir Bardo or not Bardo, du même auteur (Le Seuil)






La Montagne de minuit

La Montagne de minuit

Ed. Zulma . 16,50 euros

de Jean-Marie BLAS DE ROBLES

Pas facile de reprendre la plume après un chef-d’œuvre… Là où les tigres sont chez eux, le précédent livre de Jean-Marie Blas de Roblès (Prix Médicis 2008, voir notre site) passera sans nul doute à la postérité comme l’un des plus beaux romans français de ce début de siècle. Sa profondeur, sa profusion, son invention formelle n’ont pas encore dévoilé tous leurs secrets ; comme tous les grands livres, celui-ci commence à peine sa seconde carrière silencieuse, sa lente maturation dans l’esprit des lecteurs, tel le bon vin qui repose… Mais pour l’auteur lui-même, hanté par ses démons, il n’y a pas de silence, pas de répit qui tienne, et un seul livre compte : le suivant.

La Montagne de minuit fait moins de deux cents pages et commence sotto voce comme une étude de mœurs lyonnaises… Blas de Roblès aurait-il choisi la concision après la logorrhée, la modestie après la mégalomanie, l’épure après l’extravagance ? Voire. Cette Montagne n’est pas la souris que l’on aurait pu craindre en comparant l’épaisseur des deux opus : on y retrouve, dans les descriptions de la colline de Fourvière ou des splendeurs exotiques du Jokhang, du Potala, ce style à la fois précis et chatoyant qui n’est pas sans évoquer Flaubert, et ce goût pour les dispositifs romanesques en trompe-l’œil qui, d’un récit simple en apparence, font un mille-feuille intrigant et subtil. Les bégaiements de l’Histoire, de la barbarie nazie à l’occupation chinoise au Tibet, tissent, derrière la narration, une toile de fond inquiétante. Dans un « post-épilogue » borgésien à souhait, l’auteur nous entraîne de l’autre côté de miroir, interrogeant les rapports complexes qu’entretiennent Histoire et fiction. Et si le secret ultime de Bastien Lhermine était justement… qu’il n’y a pas de secret ? Pas d’autre, en tout cas, que celui de la littérature elle-même ?






Le petit-déjeuner littéraire de Georges “spécial vacances”

3 07 2010


Samedi 3 juillet de 10h à 12h

Le petit-déjeuner littéraire de Georges

“spécial vacances”

Présentation par nos libraires de leurs “coups de coeur”,

à lire cet été, à emporter dans vos valises, à partager,…

Réservation souhaitée 0556046800 ou librairiegeorges@wanadoo.fr






Zazé

12 06 2010

Samedi 12 juin de 10h à 12h

Rencontre avec l’artiste Zazé

autour de son livre :


Les Petites Mémoires du Labyrinthe de Zazé

Zazé est sculpteur et peintre talençaise.

En 2004, elle a consacré son année à rassembler les objets d’une enfance landaise sous l’occupation. En 2005, un accident vasculaire cérébral la prive de ses souvenirs. En 2009, après un long travail, elle expose son “Labyrinthe de la mémoire” aux Terres Neuves à Bègles et nous invite à un “Partage transgénérationnel”.

Son livre est l’aboutissement de son cheminement. Son expérience ne demande qu’à être racontée et partagée…

Rencontre ponctuée de lectures,

suivie d’un apéritif (réservation souhaitée)






Les jeudis de l’URMLA

10 06 2010

Jeudi 10 juin 2010 à 18h30

Les jeudi de l’URMLA

“Acné, maladie de tous les âges”

On la savait fréquente chez les adolescents avec près de 80% d’entre-eux atteints. Ce que l’on sait moins, c’est que l’acné concerne également un tiers des femmes à l’âge adulte.

Cette maladie de la glande sébacée peut prendre différentes formes et son évolution suit différents stades. Elle se caractérise par l’apparition à la surface de la peau de comédons ou de boutons en proportion et quantité variables. Si le visage et le dos sont les plus fréquemment touchés, l’acné peut parfois recouvrir des surfaces plus importantes.

Selon la Société française de dermatologie, les cas se multiplient chez les adultes et ceci pour des raisons diverses : dérèglement hormonal, stress, pollution, origines médicamenteuses…

Qu’elle soit juvénile ou pas, l’acné n’est pas une maladie grave, mais son ressenti est toujours très douloureux. Le traitement n’en est pas toujours facile et il ne faut pas croire certaines idées reçues :

  • l’alimentation n’est pas considérée comme une cause principale même si dans certains cas, l’acné peut être aggravée par la prise de certains aliments,
  • l’acné n’est pas causée par une mauvaise hygiène de la peau ni par un excès ou une absence d’activité sexuelle,
  • bien que la peau et les cheveux gras soient un signe d’hyperactivité des glandes sébacées, ils ne sont pas l’unique cause de l’acné. D’où viennent ces vilains boutons qui empoisonnent la vie et comment les soigner ?

Le Dr Corine Dupin-Capeyron et le Dr Jean-Michel Leroy, dermatologues,

feront le point sur le rôle et les anomalies du follicule pilo-sébacé pour comprendre les mécanismes de formation des boutons et des comédons. Ils insisteront sur l’hygiène, le rôle des hormones et la nécessité d’adopter un traitement approprié en fonction du type de peau de chacun et diront comment éviter les cicatrices ou les marques disgracieuses.






L’appel du sang La seconde vie de Bree Tanner

5 06 2010


L’appel du sang

La seconde vie de Bree Tanner

de Stephanie Meyer

Ed. Hachette . 13,90 euros

réserver : l'appel du sang






Lyonel Trouillot

2 06 2010

Mercredi 2 juin de 10h30 à 12h à la Librairie Georges

Lyonel Trouillot

La Librairie Georges & l’Association PUCEART

(Pour un commerce éthique de l’art)

vous prient de bien vouloir assister à la rencontre

avec l’écrivain haïtien LYONEL TROUILLOT

pour une présentation de ses livres, parmi lesquels,

Haïti parmi les vivants

Ed. Actes Sud

Ce livre est le fruit d’une collaboration avec l’Atelier jeudi soir à Port-au-Prince et avec le magazine Le Point. Dans cet ouvrage dont les bénéfices iront à la reconstruction culturelle et éducative en Haïti, poètes et romanciers haïtiens, du dedans et du dehors, prennent la parole.

Lyonel Trouillot, écrivain et poète, est aussi et d’abord, un homme généreux, un militant culturel, citoyen d’un pays dont les Français n’entendent parler qu’à l’occasion des catastrophes.

Son dernier roman Yanvalou pour Charlie, éd. Actes Sud 2009, a obtenu le prix Wepler de la fondation La Poste.

L’Association Pucéart (http://puceart.free.fr) a décidé de s’inscrire à cette reconstruction avec un projet de “lieu pour la culture”, réclamé par les jeunes du quartier Delmas de Port-au-Prince, dans lequel pourront reprendre des ateliers d’écriture, de poésie, des activités d’édition et autres pratiques culturelles.

puceart.fr






Sam Taylor

29 05 2010

DANS LE CADRE DE LA MANIFESTATION “A VOUS DE LIRE !”

Samedi 29 mai de 10h à 12h

Rencontre avec Sam Taylor

Présentation de son dernier livre :

Une île au bout du monde

Seuil Ed.

Animée par Jean-Pierre Ohl et ponctuée de lectures par Alain Chaniot, La compagnie du si

Grand, est le talent de Sam Taylor, l’un des plus français des romanciers britanniques, puisqu’il vit quelque part aux pieds des Pyrénées. Grand et protéiforme  : après L’amnésique, vénéneux faux-thriller chargé de références littéraires et cinématographiques, il nous donne aujourd’hui un livre tout aussi intriguant mais plus dépouillé, plus cru, où affleure une veine prophétique, une inspiration quasi-biblique évoquant La route, le chef-d’oeuvre de Cormac McCarthy.

Un père et ses trois enfants ont survécu au déluge sur une arche et abordé une île où ils mènent, en apparence, une vie simple et sereine ; mais tout bascule quand un mystérieux jeune homme les rejoint. Alice, l’aînée, s’éveille à la sensualité au contact de l’étranger, et ose enfin se poser les questions qui les taraudent : sa mère est-elle vraiment morte en sauvant sa petite soeur de la noyade ? Le jeune intrus est-il vraiment un inconnu ? Et pourquoi son père ne veut-il pas qu’elle monte sur la plate forme d’observation qui domine l’île ? Les voix de trois narrateurs s’entrelacent : celle du père, longue plainte chargée d’aigreur contre la société de consommation qu’il a fuie jusqu’au bout du monde. Celle du fils, Finn, qui ne sait pas écrire, et s’exprime dans un sabir phonétique : après un temps d’adaptation, le lecteur est emporté par ce torrent de mots écorchés d’où se dégage peu à peu une sorte de poésie brutale (saluons au passage le travail de la traductrice Claire Demanuelli). Et celle d’Alice, enfin, la romanesque, la shakespearienne Alice, qui sonne la révolte comme un père tyrannique et son rêve névrotique d’un eden dénaturé.

Tout à la fois violent par sa charge émotionnelle, baroque par sa construction échevelée, captivant par son mystère, le roman se déploie dans un univers littéraire radicalement original, aux frontières du drame familial, du fantastique et de l’allégorie, jusqu’à un dénouement dont la surprise, au fond, rejoint le propos de Sukkwan Island : au bout du monde, l’homme ne trouve qu’un miroir…






L’AQUITAINE SE LIVRE 2010

27 05 2010


L’AQUITAINE SE LIVRE 2010

Du 18 au 29 mai,

les librairies indépendantes,

mais aussi les bibliothèques vont mettre à l’honneur les éditeurs et les auteurs liés à la région.

A la librairie Georges >>


Carte blanche aux éditions William Blake & Co

Jeudi 27 mai à 18h :

Soirée de présentation des éditions William Blake & Co

par Jean-Paul Michel, éditeur,

Avec la participation d’Eric des Garets, de Gabriel Okoundji et d’Abdelmajid Benjelloun

Ponctuée de lectures.

“Le choix du nom de William Blake and Co. Edit. fait explicitement référence au poète et graveur anglais William Blake (1757-1827). Et cela, parce que ce “singulier” de l’art, a, pendant sa vie entière, produit lui-même, matériellement, tous ses livres. Retrouvant en Occident la relation originelle de l’acte d’écrire et de l’acte de publier, il illustrait ses poèmes, les gravait, les imprimait et les diffusait un à un. Il rassembla ainsi en une seule personne, inséparablement, les figures du poète, du graveur, de l’imprimeur, de l’éditeur et du libraire. C’est sous le signe du désir continué de cette unité de pensée, de poésie, d’existence et d’action que Jean-Paul Michel créa les éditions William Blake and Co. à Bordeaux, en, 1976.

La constance apportée depuis lors à la mise en oeuvre de ce projet a nourri un catalogue d’oeuvres de création comme d’oeuvres de référence dont la diversité ne compromet jamais la visée profonde : ne publier rien que de subjectivement nécessaire, écrit dans une forme rigoureuse, et qui n’ait été tourné avec énergie vers la plus grande vérité et la plus grande beauté possibles. Plusieurs des plus grands auteurs contemporains ont tenu à publier à l’enseigne William Blake and Co., où leurs oeuvres voisinent avec des classiques introuvables, des traductions et la littérature en train de se faire : un catalogue aimé des libraires, des bibliothécaires et des lecteurs.”

L’organisation de l’Aquitaine se livre est assurée par Les Librairies Atlantiques en Aquitaine. Cette manifestation reçoit, depuis sa création, le soutien financier du Conseil Régional d’Aquitaine et de la Direction Régionale des Affaires Culturelles.

Elle a pour partenaires Ecla Aquitaine, les Editeurs Aquitains, le Feppia, le Syndicat Viticole des Graves, les librairies et les bibliothèques qui organisent une animation.






Zulu

Zulu

de Caryl Férey

Ed. Gallimard, folio policier . 7,70 euros

Une jeune fille blanche, fille d’un ex-champion du monde Springbox, est retrouvée morte, affreusement défigurée, dans un jardin public du Cap, après avoir absorbé une substance inconnue aux pouvoirs effrayants. Le chef de la police criminelle Ali Neumann, d’origine zouloue, va devoir remonter la piste de l’assassin - et des trafiquants de drogue - à travers la jungle des townships, jusqu’aux villas cossues des notables afrikaners…

D’accord, on a mis le temps… Zulu a déjà raflé toutes les récompenses, du très spécialisé Prix mystère de la critique au très consensuel Grand prix des lectrices de Elle, section policier. Sans doute avions-nous peur de ces “polars ethniques” où la couleur locale tient lieu de style et le décor d’univers. Mais Caryl Férey ne fait ni dans la carte postale, ni dans le reportage chic et choc, et se garde aussi bien des clichés pour touristes que des discours socio-politiques prédigérés. Sa vision de l’Afrique du Sud, complexe, profuse, kaléidoscopique, s’incarne dans des personnages passionnants, au premier rang desquels Ali Neumann lui-même. Ce bourreau de travail sur-doué, s’il poursuit sans répit les malfaiteurs, est lui-même la proie de terribles souvenirs : son père et son frère ont péri assassinés par des miliciens noirs de l’Inkatha, organisation rivale de l’A.N.C. Depuis, un lourd secret le hante, que les lecteurs ne découvrirons qu’à la fin… Mais il y a aussi son assistant Brian, Afrikaner en rupture de caste, qui traîne son mal-être de conquêtes faciles en gueules de bois. Josephina, la mère d’Ali, et sa force tranquille. Zina, la sculpturale danseuse, mémoire vivante de la culture zouloue. L’odieux Terreblanche, dont la montre coûteuse marque encore l’heure de l’apartheid. Et tout le petit peuple des townships, des squats, des shebeens, ces cabarets poisseux où l’on tente de noyer la misère dans la bière frelatée, le sexe et la drogue. A la fois touchant et horrifique, cet opéra moderne trouve son épilogue dans les dunes grandioses du désert de Namib ; mais ni le vent ni le sable ne pourront effacer sa marque dans l’esprit du lecteur.

Avec Zulu, le roman noir français tient l’une de ses pièces maîtresses. Ce n’est pas tous les jours que nos compatriotes se montrent dignes de James Ellroy et de Denis Lehane. Nous nous en voulons un peu de l’avoir découvert aussi tard… mais notre lenteur a au moins un avantage : le livre est désormais en poche. 7,70 euros pour un texte de cette envergure, c’est donné…

réserver : Zulu






Le présent du passé au carré

Le présent du passé au carré

La fabrication de la préhistoire

de Yves Coppens

Ed. Odile Jacob . 22 euros

Un livre aussi essentiel que divertissant qui nous conduit en Afrique, en Eurasie, en Océanie et en Amérique sur les traces de ces premiers humains sont nous sommes les descendants.

réserver : Le présent du passé au carré